France – Femme à demi-libre

La culture patriarcale tambourine aux portes du gouvernement, du parti LR, de toute une droite du bien correct, d’une liberté limitée que des femmes de droite elles-mêmes prônent tant est l’endoctrinement.

La femme doit correspondre au regard de l’homme hanarché à la culture du viol.

Une femme ne se maquille pas car elle aime être ainsi mais pour plaire à un homme.

Elle ne s’habille comme ça pas pour se sentir bien mais pour attirer le regard d’un homme, pour l’inviter à venir la traiter comme une chose que l’on prend.

Elle a son corps mais il lui est interdit. Le corps ne permet pas d’être vivante mais de séduire. Il ne permet pas de se savoir vivante mais emprisonnée dans une sexualisation constante , d’être coupable à chaque pas de la violence que l’on subi.

Ton mot, ta tenue, ton regard, ta vie, te sont reprochés car un homme prédateur l’a décidé.

Ne refuse pas son plaisir, ne refuse pas ses colères, ses injures, ses menaces, ses cris, tu ne vis que par lui, tu ne deviens mère que par lui, il possède ton corps, tes émotions, ta liberté, qui es-tu ?

J’avais quinze ans et je découvrais ce regard obscène d’hommes qui dans la rue m’appelait « mignonne », « poupée », « C’est bon à cet age là ».

On se construit femme dans une société de barbares éduqués à cette place de celui qui entrave la liberté.

Des adolescentes entre dans leur vie de femme par l’agression d’un prédateur et elles subiront ce qui détruit tout au long de leur existence.

Elles ont la force d’avancer, de vivre à pleins poumons, d’imaginer, de rêver, de fonder pendant que les prédateurs seront toujours ces chiens qui pissent au même poteau, fiers de leur criminalité, et c’est aux femmes dépassant tout des épreuves, interdits, violences faites à leur corps, humanité, que la société interdit encore.

Ce consentement et la perversité de la loi siège, domine !

Mais que la justice ne se trompe pas. La victime s’est libérée seule en ne comptant que sur ses forces, sur sa volonté de vivre, son envie de liberté et d’amour. La justice est la cavalerie qui arrive après la bataille. Souvent elle abandonne et humilie les victimes, mais elle ne fait que s’humilier elle-même lorsqu’elle agit ainsi.

Tout le courage revient aux victimes qui subissent et se délivrent. Les victimes, ce sont toutes ces femmes subissant chaque jours ceux les regardant avec leurs yeux fous ne voyant que la sexualité et non un corps humain libre et beau de vie. Ce sont elles, les victimes, qui sont ce drapeau victorieux car elles luttent, manifestent, s’indignent et sont toujours à devoir tout recommencer, à perdre le temps du bonheur pour réparer le mal fait sans cesse par des prédateurs.

Cette société apprend que l’homme est un ennemi et non un frère. Elle impose des l’enfance la peur de l’homme, de son autorité, de sa violence.

Les garçons sont éduqués à se rang du dominant, à ce rang du chasseur face à une proie.

L’homme se reproduit-il par autorité et non par amour, par obligation du nom, du titre, d’une éducation forgeant qu’il peut quand il le décide abandonner la mère et l’enfant en punition, en cruauté suprême car il ne veut que se voir jouir de son pouvoir.

Instruire, anéantir le patriarcat, apprendre aux hommes à respecter les femmes, à respecter le corps d’un être humain, à respecter ses émotions, sa fragilité en force, la beauté de sa vie, l’immensité de sa liberté.

La France est en régression et s’enferme dans ses préjugés et hypocrisies.

Les mêmes qui trouvent formidable que dès les années 50, les femmes en Afghanistan étaient libres de porter des jupes courtes, de pouvoir ainsi se promener dans la rue, s’insurgent contre un décolleté, une mini-jupe ou un croc top qui était déjà dans la mode des années 80 sans que personne s’en offusque !

Les mini-jupes, mini-shorts des années soixante et ses filles découvrant le féminisme, avançant avec cette respiration d’humanisme vers la lutte pour les droits des femmes.

Au 21 ème siècle, il est nombre de mères isolées sans respect de leurs droits fondamentaux. Nombreuses ont fui des violences conjugales, des viols, conjugaux, la cruauté d’un prédateur et d’une société qui prend le mariage pour l’achat d’un être humain.

Un mari peut violenter son épouse, briser une vie, par cette approbation que donne le patriarcat.

Mais il n’est pas d’amour dans le viol, aucune once d’amour est dans la haine, dans la violence qu’un homme inflige à une femme.

Il anéantit psychiquement un être humain, lui plante sauvagement une lance dans le cœur, manipule par des « je t’aime » en mensonge destructeur.

Une femme apprend qu’on peut la tuer par amour, qu’on peut détruire tous ses rêves par amour. Le patriarcat enseigne aux hommes, les accable, et détruit leur propre existence en leur soufflant la violence comme étant un droit légitime, en faisant de lui le héros et la victime, la coupable.

Dans les commissariats pendant que la victime est traumatisée, le prédateur impose ses mensonges avec aplomb sûr qu’il ne risque rien. Il sait qu’il n’aura qu’à faire ce qu’il sait : manipuler, accabler sa proie, continuer allègrement ses haines, et violences, se jouer victime et crier à la femme folle, horrible car elle ose se plaindre.

Mais, elle ne se plaint pas. Elle exprime le courage par la force du témoignage, elle rend à sa vie sa dignité.

Libérons nos yeux du patriarcat, des regards obscènes se posant sur autrui, de la loi de prédateurs et de leurs injures et attaques.

En France, en 2020, des jeunes femmes, des adolescentes sont agressées dans la rue car elles portent une jupe !

C’est ce prédateur insultant son ex-épouse dans la rue devant ses enfants de « pute » car elle porte une robe.

Cet homme est un violeur. Voilà à qui profite les interdits que l’on impose à une femme en la culpabilisant, la montrant du doigt, définissant ce qu’elle est, toute sa personne par ce qu’elle porte en tenue vestimentaire .

Nous sommes prisonniers de siècles d’éducation où le corps était cette chose à cacher. C’est honte d’être nu, le nu que les artistes chantent, que la poésie écrit. Apaisé, le corps peut enfin vivre, exprimer son intelligence, sa mémoire.

Nous pouvons apprendre à l’écouter et n’écrire en mot que les sons de sa douleur, son désir de liberté, de reconnaissance.

Il pourrait nous dire, « Ne me blesse pas, ne me viole pas, ne me traumatise pas, ne m’insulte pas, ne me tue pas. Je suis celui qui permet à l’humanité d’être vivante » . Sans son cœur qui bat tout de nous, de nos discours , de nos actes sont anéantis.

Notre mémoire qui construit notre futur n’est que parce qu’il est.

Nos sociétés sont encore très loin de respecter l’humain et c’est pour cela qu’elles ne respectent pas la nature et que les hommes pensent pouvoir tout dominer.

Comment penser une réconciliation possible quand nos mères, nos sœurs, nos amies, nos filles sont en souffrance, sont à vivre linéaire pour être conforme, sont à subir des cruautés tel que le viol et doivent se couvrir, entraver tout d’elles pour mourir à la fin de cette douleur de ne pas avoir vécu libre !

La femme rappelle par son combat que toutes et tous l’on survit, que nous soumettons la nature pour penser survivre.

Nous avons la chance d’être à avoir un toit, quand des millions d’êtres humains sont à travers le monde sans rien.

Si nous ne portons pas la liberté, le respect de l’humain, si nous ne soutenons pas ceux et celles vulnérables, si nous ne secourons pas les victimes, nous aurons la responsabilité d’appauvrir la liberté partout sur cette Terre, de générer l’injustice et de perdre partout dans le monde la chance que la vie nous donne, vivre libre !

Féminisme solidaire et international – Vivre libre partout dans le monde

© Fédora Hélène

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