10 décembre – Violences – Le pluriel ne doit être que pour les droits humains fondamentaux et universels pour mettre fin aux violences

Le 10 décembre sera la Journée des Droits de l’Homme

En France, il est des manifestants mutilés,  éborgnés, il est des passants comme la jeune marseillaise de 19 ans qui subira l’atroce de la violence. Il était 15 policiers qui la frappèrent et provoquèrent ainsi un grave traumatisme crânien. Il est Zineb Redouane à Marseille tuée chez elle par une grenade de la police. Il est un manifestant ayant eu les cinq doigts de sa main droite  arrachés par une grenade de la police, le 5 décembre 2020 à Paris. Jamais, il eut durant les deux décennies écoulées des manifestants aussi grièvement blessés par des blessures de guerre mutilantes. Emmanuel Macron n’aura officiellement aucune reconnaissance à leur égard. 

Il sera également des arrestations en masse de manifestants  lors des manifestations , comme il sera des arrestations à 6 heures du matin au domicile de manisfestants poursuivis ainsi que des condamnations lourdes ,  très rapides  qui ne sont pas contre des prédateurs ayant violé une femme, traumatisé des enfants et martyrisé des  êtres humains, en France au 21ème siècle. Le pire, des jeunes manifestants ayant vu leur mère souffrir, ayant été traumatisés par un père prédateur qui lui ne subira jamais ce genre d’arrestation, ni de condamnation rapide et lourde alors qu’il détruit des vies humaines et que la police était alertée par les victimes. Le manque de moyens toujours en justification par les « acteurs » de justice ne parait pas être là un problème. Mais ce n’est pas « pareil » diront les bonnes âmes en soutien d’une justice parée d’ injustices.

Ce sont aussi des lois sécuritaires de plus en plus dangereuses annonçant le pré fascisme. Il est également dans les villes une présence policière récurrente, qui apparait rien que par leur uniforme noir et militarisé comme agressive et harcelante. Un climat pesant est en France , une surveillance constante dont nombreux élus se félicitent comme si l’autre était toujours un potentiel danger. Une présence qui est dans les quartiers et établissant des contrôles d’identité de manière répétitive, alors que cela n’est pas dans les quartiers résidentiels dits « bourgeois », ni près des immeubles cossus. Pourtant la cocaïne est la drogue la plus chère et il est étonnant de constater que ceux en costume à l’air parfait et garni côté cœur poche portefeuille ne soient pas ainsi contrôlés. 

Puis, il est 13 associations dont le secours catholique,  qui dénoncent les conditions de vie inhumaines de migrants et réfugiés à Calais, et qui saisissent l’ONU en alertant sur les conditions de vie éprouvantes qui se sont aggravées depuis l’arrivée de Darmanin . Sans omettre, les migrants et réfugiés chassés place de la République à Paris où des journalistes ont été  brutalités tel que Rémy Buisine qui recevra Emmanuel Macron sur Brut.  Quant au photojournaliste syrien, Amer al – Habib, il a été  grièvement blessé au visage lors de la manifestation contre la loi Surveillance Globale  et les violences policières à Paris le 28 novembre 2020. Il est également  Michel Zecler tabassé à Paris en novembre 2020 par 4 policiers qui lui auraient dit « Sale nègre « . Puis, nous nous souvenons de Cédric Chouviat, 42 ans, père de cinq enfants qui décédera à la suite d’un contrôle de police le 3 janvier 2020. 

Une autre violence, la pauvreté grandissante est en France  et de nombreuses personnes sautent des repas faute de moyens financiers. Actuellement, il y a au moins  300 000 personnes sans-abri,  dans la rue en France, selon la Fondation Abbé Pierre.

Il est au moins 3 millions d’enfants pauvres en France en 2019, comme il est 150 bébés nés dans la rue , comme il est au moins  700 enfants et leur famille sans solution d’hébergement pour la nuit à Paris en 2019 , sans oublier toutes les personnes invisibles et à la rue à travers toute la France en 2020, comme le révèle les différents rapports émanant notamment de la Fondation Abbé Pierre.
D’autre part, c’est près de 3 000 personnes qui sont sans-abri dans la métropole bordelaise,  considérée comme s’enrichissant par les politiques de gentrification notamment celle menée par Juppé. Ce qui conduit à l’augmentation catastrophique des prix de l’immobilier sur Bordeaux. 

Mardi 8 décembre,  les associations et collectifs bordelais ont mené une action à la mairie de Bordeaux en apportant des bouteilles d’eau remplies de l’eau du lac de Bordeaux aménagé par Chaban-Delmas, eau que boivent quotidiennement les personnes contraintes de vivre dans un campement de fortune aux abords du lac depuis des mois et des mois et qui n’ont pas accès à des sanitaires ni à l’eau potable de manière régulière . Malgré leurs conditions de vie extrêmement difficiles, un  logement ne leur est pas proposé comme à de très nombreuses personnes sur Bordeaux et sa métropole. 

Puis, il y a les expulsions forcées ayant eu lieu dans toute la  France en 2020 durant la pandémie de Covid et ce malgré la demande de l’ONU faites aux gouvernements pour que celles-ci soient  interdites en signifiant qu’elles représentent  « une violation scandaleuse des droits de l’homme ». 

Violences – Ce pluriel qui n’en finit pas 

Les droits de l’Homme ne peuvent exister, si les femmes et les enfants victimes de violences conjugales et/ou sexuelles sont les invisibles de cette journée du 10 décembre rappelant à tous les fondamentaux pour vivre en harmonie, dans la bienveillance, dans le sens de la vie et non de la destruction. 

Les dysfonctionnements et lacunes graves de la justice persistent et s’inscrivent dans une culture patriarcale et une culture du viol qui s’affirment toujours en France en 2020. Des vies détruites, l’anéantissement de victimes, des victimes invisibles, oubliées qui ne survivent que par leur propre force, par leur amour de leurs enfants,  de la vie et de la liberté. La liberté est un combat à mener pour la défendre, la protéger  dans nos sociétés  et il est ce pluriel de la violence que l’on retrouve également dans les mesures sanitaires strictes qui entravent la liberté sans que soit aucun débat sur « Pandémie et liberté » alors qu’ Emmanuel Macron trouve le temps d’un Beauvau de la sécurité pour contenter notamment les syndicats de police. 

Un Beauvau qui ne changera rien pour les êtres humains victimes de la cruauté de prédateurs. Des milliers de victimes  restent toujours sans droits humains fondamentaux qui sont ceux de la reconnaissance,  de la résilience et de donner par le verbe réparer pour permettre une reconstruction de vie en toute sérénité. Violences au pluriel, nous attendons alors  un Vendôme de la justice qui fera comme le Grenelle des violences conjugales laissant à terre des victimes innocentes.

Beauvau de la sécurité, c’est  la déclinaison du  Grand débat dans une démocratie en berne  multipliant les violences avec l’aggravation de la pauvreté et de l’injustice effondrant la France  si nous pensons que secourir les plus vulnérables, secourir les victimes de violences graves est témoin de liberté, de sens de vivre, d’aimer et non se plaire dans un système  de l’absurde constant donnant une puissance à ce qui détruit. .

Mais les espoirs et quêtes de liberté, volonté de lutter contre les violences sont vaines tant que la vie est une marchandise que l’on vend, tant que le nucléaire arme nos armes de guerre,  tant que l’argent est le moteur de nos sociétés faisant trôner l’indifférence  en maître.

La paix  menacée rappelle qu’elle est en premier un feu brûlant combattant pour la liberté,  c’est le primordial 

Le 10 décembre la journée des droits de l’homme en France habillera la colombe de noir, elle est en deuil comme la justice l’est en France,  comme ceux ayant faim, froid et peur aujourd’hui et qui savent que demain rien ne changera , qu’il sera ce Noël triste toujours aux lampions cassés,  polémiques,  grisaille de maigres illuminations dans la grande majorité des villes où peu de lumière de solidarité transparaît. La lumière ce sont  les associations et collectifs sans qui  la misère en France serait catastrophique pour un pays aux 95 milliardaires  . La lumière aurait pu être aussi par celle des 16 jours oranges pour l’élimination des violences faites aux femmes, initiés par l’ONU et qui ont été bien pâles en France !  

Une France, une triste démocratie avec son RSA montré du doigt par un racisme social , lequel RSA n’est pas un salaire universel ni un soutien pour mener à bien une réalisation professionnelle,  mais uniquement ce qui permet à une personne durant un temps limité de pouvoir manger.

Les politiques achètent la paix sociale et on est des mécaniques productives et consommatrices n’ayant pas l’argent d’acheter notre liberté.  On se contente du temps libre compris comme un temps de consommation. Ce temps de liberté est  confiné  quand les bars, restaurants et marchands sont fermés,  jusqu’à la nature. Puis,  être auprès des siens est également  interdit sous l’ère Macron  et de son technocrate en père Fouettard aux allures de bon père de famille, justifiant leur totalitarisme par les mesures sanitaires dues au Covid . Il faut une permission de sortie pour voir ses propres parents s’ils demeurent au-delà de la distance fixée par le Conseil Théodule. La violence pluriel ,quand il était tous ceux mourant chez eux sans recevoir de soins pour  tenter de les guérir du Covid .

Quand il est le vaccin érigé en miracle car il permettrait à une économie destructrice de continuer à piétiner la vie, alors qu’il doit être une grande prudence concernant ce produit en lobbie pharmaceutique et qu’il ne fera pas cesser les mesures sanitaires jusqu’à la prochaine épidémie en cercle infernal pour la liberté, mais pas pour les gouvernements et leur hydre mondialiste au fleuron nucléaire et startups levant des millions et milliards de dollars ce qui semble mettre en extase  Emmanuel Macron.

La journée des droits de l’homme et les droits humains fondamentaux sont de plus en plus en danger dans le monde avec une famine en menace.  54 millions supplémentaires de femmes à travers le monde font face à de grandes difficultés pour survivre au cœur de la pandémie de souffrances, selon l’ONU. Ce qui pourrait faire de  2021 si les gouvernements demeurent aux mensonges et à la violence de l’argent, du profit, de la compétitivité,  de la cupidité et de la folie du pouvoir qui détruit la vie, une pandémie de souffrances. Le pluriel s’attache au déclin. L’atroce, l’indifférence l’accepte et la lâcheté le conduit.

© Fédora Hélène

10 décembre, Journée des droits de l’homme. Quand Emmanuel Macron est en gala avec le président égyptien Sissi à Paris .

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