Corinne Masiero – Lever de rideau aux Césars !

Culture en colère ! Nous voulons vivre de nos métiers !

Un appel de la Fédération CGT du spectacle pour tous les professionnel-le-s du spectacle, les artistes autrices et auteurs, les artistes et techniciens du spectacle, les personnels administratifs et d’accueil du spectacle et pour tous les enseignants-es artistiques qui se mobilisent partout en France pour que soit le respect de leurs droits, de pouvoir vivre décemment, de pouvoir vivre de son travail , de pouvoir construire un avenir serein . L’art ne peut être l’exclu de la société, il est ce lien permanent des uns aux autres . Notre société se constitue de rencontre , de sensibilité, d’émotions qui établissent toute l’architecture de celle-ci . L’art est la colonne vertébrale de nos sociétés et il s’invite de nos villes à nos campagnes , dans la nature elle-même qui forge son expression par sa richesse et sa beauté que les artistes retranscrivent.

Près de 30 théâtres occupés ! La mobilisation se poursuit

  • Grand Théâtre de Bordeaux occupé ce lundi 15 mars ! Une lutte pour la , les cultures, « Avec toutes les résistances pour un monde plus humain, plus ouvert, plus démocratique, plus juste » ainsi que le définit Bordeaux en Luttes.
  • Lorient – Théâtre occupé ce lundi 15 mars
  • Lannion – Théâtre Le Carré Magique occupé

Suite au mouvement d’occupation de l’Odéon le 4 mars , une vague de liberté, qui est celle portant l’art, déferle avec plus de 15 théâtres occupés ce lundi 15 mars . Cette belle éclaircie est également une vague d’espoir pour tous les artistes et pour chacun d’entre nous qui savons que l’art constitue le corps de notre humanité par les émotions qu’il exprime , par son langage universel qui unit les hommes , par ce mouvement de notre corps qui se fait la voix de nos rêves, du sens de la vie par ce bien-être, cette joie de vivre, cette réssitance qu’il nous transmet pour bâtir un avenir serein, en paix et juste !

On danse, c’est en nous et les enfants dansent spontanément. Nous sommes cette rencontre par l’imaginaire, le partage, le vrai, le beau de la vie au coeur des cultures de tous pays , des cultures de liberté, celle qui dessine sur les murs , « je suis là, vivante! » La France est cette résistance , ce peuple heureux qui défile s’en rien lâcher, celui en lutte, celui qui veut planter l’arbre de la démocratie car il porte les fruits de la liberté !

C’est tous ensemble, les luttes et ce patriarcat aboli , ce combat contre toutes les violences à l’égard des femmes qui se revêt de rouge sur le corps de Corinne Masiero.

Le rideau rouge se lève aux trois coups frappés pour le peuple !

Dans ce qui était le mouvement de la Manif pour tous, une droite sectaire et patriarcale, ce mot qui résonne actuellement et qui était tant ignoré, certains se défoulent contre l’action de Corinne Masiero à la cérémonie des Césars. La droite oubliant ses turpitudes ! Puis, il est Emmanuel Macron oubliant les nombreuses personnes qu’il a mises en souffrance bien avant un état d’urgence sanitaire qui se prolonge sans que soit le moindre débat démocratique par principe puisque l’autorité du gouvernement domine de manière arbitraire.

Corinne Masiero de peau de chagrin en peau d’âne , couverte de rouge sur le corps se dénude tel que la pauvreté nous laisse sans rien , sans droits , sans arts et nous devenons ces visages sans sourire, sans joie. Ne pas laisser faire ce monde de l’absurde quand tout est à gagner par les droits humains qui sont la véritable solution pour lutter contre la pandémie. Et l’art est ce lien solidaire, humain , essentiel et il ne peut être maintenu loin de l’art vivant, 66 millions d’habitants !

Cachez ce nu , ce corps sans rein que toute sa belle vie !

Le corps nu de Corinne Masiero est vu par ceux critiquant comme s’il était vulgaire alors que Corinne Masiero a un corps humain digne, beau comme tout être humain l’est .

En rien cela est choquant qu’elle ait choisi cette action de se mettre nue pour démontrer ce qui est dans la réalité, tous ces artistes qui crèvent la faim, sont souvent jugés de manière malveillante, comme si l’art était toujours réservé aux cercles bourgeois comme il était à la cour amusant le roi.

Le divertissement est mondain, chez ces bourgeois qui s’offusquent la bouche pleine de leur insoutenable hypocrisie et violence car les mêmes qui trouvent vulgaire l’action de Corinne Masiero , ne trouvent pas vulgaire les millions d’hommes qui commettent des viols conjugaux qui anéantissent la vie d’environ 641 millions de femmes à travers le monde, selon l’ONU et l’OMS, y compris dans cette france des bourgeois en élite de salon qui philosophe et disserte sur l’humanisme entre leurs manipulations dans leur monde artificiel où il faut bien jouer la comédie .

Corinne Masiero , le corps recouvert de ce rouge, de ce sang de vie , de ce sang féministe qui s écrit sur les murs, de ces mots qui ont besoin de nous rencontrer, de nous demander de nous arrêter pour les lire, de prendre le temps de regarder cette éclaircie de citoyennes et citoyens en lutte qui ont envie de bouleverser cette société absurde de consommation, de table garnie pour les riches et de celles pauvres posées à même le sol des rues.

Corinne Masiero a crié avec courage, cette envie de vivre, et le fait que nous sommes tous des êtres essentiels . La définition inventée par le gouvernement enfermant des êtres humains dans un besoin vital défini par ce qui est considéré essentiel par un régime politique autoritaire et qui est à cette folie de traumatiser, d’appauvrir et non de sauver des vies.

Nous avons besoin de l’art, nous sommes son émotion, ce langage universel et demain il sera peut-être ces places éclairées par sa lumière, ce retour du peuple à se rencontrer, à partager , à donner vie à la démocratie devenue défaillante, coincée dans les salons des bourgeois, de leurs pouvoirs démesurés et de toutes leurs manipulations,  « les bourgeois » que chantait Brel.

L’art est à la rue, sur les places où chante l’air libre, le refrain populaire et les gens se rencontrent, parlent, échangent , partagent dans ce mouvement créatif sortant des boîtes où on nous enferme en nous faisant croire que nous sommes libres.

Et, s’il était venu la fin d’une classe se proclamant dirigeante et tordant la liberté sous leur joug obsessionnel qui depuis des décennies accable notre humanité, la sépare du verbe aimer, lançant aux prédateurs leur butin, les populations les plus vulnérables que l’on montre du doigt , que l’on insulte.

La cruauté est au monde riche depuis toujours, celui qui applaudit le théâtre et enterre les acteurs en catimini dans un champ loin des applaudissements des cours et rois. Mais on ne meurt plus ainsi sur scène , on meurt à voix basse étouffé par les algorithmes qui simule notre existence, mais qui ne sont pas la vie, elle qui échappe à tout ce qui veut la définir. Les théâtres occupés sont vivants, vivants par ceux qui les animent et le gouvernement passe son chemin sans se retourner sur la lutte qui y prend place.

Ces politiques ont l’habitude de passer leur chemin après avoir posé sur l’échiquier leurs pions. Les Gilets jaunes, le peuple pauvre, les manifestants subissant la pression et la violence des pouvoirs et les critiques acerbes prêtes à lever les armes et tirer sur la foule comme le souhaiteraient des philosophes qui se proclament « élites » et jasent dans leur milieu de donneurs d’ordre, applaudissant sans fin leur représentation vulgaire, mais habillée de la tête au pied par leur suffisance et orgueil.

La pauvreté salue les riches , elle se fait révérence

Quel astucieux , celui qui a inventé la pauvreté ! Cette pauvreté face à nous sur les trottoirs attendant l’espérance de la fin de ce monde car après tout l’effondrement ne serait-il pas la meilleure chose pour mettre fin à cette civilisation d’illusion où des pères traumatisent leurs propres enfants dans l’indifférence des pouvoirs , où plus de 800 millions de femmes sont victimes de violences conjugales qui détruisent des vies , selon les études de l’ONU et de l’OMS , pendant que les agresseurs sont à leur festin protégé par une justice patriarcale, discriminante. Tout ce système où la famine s’aggrave et met la vie de millions d’enfants en danger au cœur de cette inhumanité qui se réveille pourtant à la vue de la nudité de Corinne. L’art dansant au milieu des villes abatues par les bombardements , tel que Ahmad danse en Syrie, portant cet élan vivant à Paris en 2017.

Corinne Masiero ose le nu , cette résistance , la fragilité face aux puissants

Qu’a-t-elle osé faire ? Elle devrait avoir honte et son acte la marquera au fer rouge par ceux la trouvant si vulgaire et qui dans le même temps seront à converser avec un prédateur sans en voir la médiocrité du verbe. Ils iront à leurs discours intelligents, faux , hypocrites , se fichant en réalité de l’action faite aux Césars, mais voyant là l’occasion de fustiger, d’humilier, de ridiculiser le message que Corinne Masiero a voulu porter.

Théâtres occupés, et les places de la liberté nous attendent ! 

Les théâtres occupés les uns après les autres, cela ne semble pas toucher la ministre de la culture, Roselyne Bachelot qui représente un gouvernement où le chef quittait précipitamment le théâtre des Bouffes du Nord à Paris en janvier 2020 , alors que des manifestants contre la réforme des retraites y prenaient place.

Dommage, Emmanuel Macron a quitté le théâtre quand la scène est arrivée à lui ! Il aurait pu jouer un rôle , mais il est parti, sécurité oblige. Puis n’est-ce pas la division qui trône ?

L’action avait alors alimenté les médias et réseaux sociaux avant qu’elle ne cède la place à d’autres frasques de ce monde d’illusion ou l’économie demeure la dominante et l’humain s’écrase fatalement sur son mur, y laissant sa paix ainsi que sa source, la liberté.

Nous sommes à un monde d’illusion , un algorithme dessinant nos destins dans cette programmation rendant notre liberté perdue d’avance , un jeu de hasard faisant les riches et les pauvres, les prédateurs et ceux chassés ainsi qu’il pourrait être en hypothèse l’idée qu’il est des consciences artificielles qui simulent des émotions alors qu’elles n’existent pas et que tout est ressenti selon l’idée d’être une chose et non un être humain. Ce qui permet d’accepter la cruauté de la pauvreté qui peuple notre civilisation , la violence qui détruit des millions de femmes et d’enfants à travers le monde et de trouver insupportable la nudité de Corinne Masiero .

Mais l’acteur n’est-il pas dans la démesure, être celui qui peut dépasser le réel et de ce fait se mettre nu devant un monde habillé ? 

L’action de Corinne Masiero a reçu un vif et brillant soutien émanant également de l’étranger, car ce n’est pas seulement une action pour la réouverture des théâtres, et le soutien aux intermittents, c’est également une action qui signe l’envie d’un changement profond de société, la fin de ce système d’argent, de  pouvoir et cette envie de construire l’art sans « l’art Jean », sans les donneurs d’ordre, sans une économie qui n’est qu’une illusion et qui place la vie dans un non sens destructeur.

Le théâtre joue et le public enfermé dans la case de l’ordre passe épuisé sans voir la pièce, sans admirer les actrices et acteurs. Ils restent à subir cet harcèlement de 18 heures frappant chaque journée pour le plaisir du Prince. Le tombé de rideau et des vies sont volées . Il sera ces oiseaux s’échappant de la cage pour aller voler en scène, parmi le rouge des velours, et attendre qu’un peuple n’ait plus peur pour venir admirer ces artistes qui ne figent pas l’humanité perdue sans idéal, sans paix et sans plus rien aimer , qu’un mythe qui se joue en ce moment, un gouvernement en piste sans étoiles ! 

© Fédora Hélène

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