L’ONU alerte – Une arme de guerre contre les femmes – les violences sexuelles

L’ ONU exprime la gravité des violences sexuelles , des viols comme armes de guerre – l’urgence d’agir pour sauver la vie de femmes – qui en zone de conflits subissent des viols conçus en marché économique où les femmes sont échangées, vendues, violées.

L’ONU établit une étude démontrant l’augmentation grave des violences faites aux femmes, des violences sexuelles liées aux conflits, attaques armées. ainsi qu’une répression envers les droits des femmes. Une inquiétante misogynie progresse partout dans le monde.

Toutes sœurs –  solidarité internationale contre les violences sexuelles, un crime

Ce monde où les femmes sont blessées. Ces femmes victimes de violences sexuelles, victimes de guerre.  Une jeune fille de 12 ans, qui vit dans un camp pour personnes déplacées dans l’État du Nord Darfour, au Soudan, explique avoir été violée par des soldats du gouvernement. 

L’ONU publie son dernier rapport le 14 avril , révélant les atrocités dont les femmes sont victimes à travers le monde aux cours des conflits et guerres que les hommes mènent contre leur propre humanité, jamais las de tuer.

L’ONU rappelle avec force que le viol est un crime, que les gouverenments, la justice doivent reconnaître les victimes et respecter au plus haut point les droits des femmes qui sont des droits humains. Les victimes de violences sexuelles doivent être reconnues, respectées et obtenir des réparations. Le rapport de l’ONU met en évidence l’absence grave de réponse judiciaire pour sanctionner les violences sexuelles qui sont des crimes et l’absence de réparations envers les victimes.

Viol, arme de guerre

Le Chef de l’ONU a exhorté les gouvernements à respecter un cessez-le-feu mondial durant la lutte contre la Covid-19, pour qu’il puisse être en priorité une solidarité internationale, une solidarité envers les populations déplacées à cause des conflits détruisant leurs habitations, mettant leur vie en danger, les privant de leurs droits humains fondamentaux, et qui se trouvent durant la pandémie de Covid , toujours plus vulnérables.

Un appel qui n’a pas été respecté par tous les pays , et le rapport de l’ONU établit que des groupes armés ont profité de la pandémie pour intensifier leurs opérations et gagner des territoires.

Durant les attaques armées, les femmes sont victimes d’actes cruels , et l’ONU alerte que dans les régions montagneuses éloignées du nord et du centre du Tigré, en Ethiopie, les femmes et les filles sont victimes de violences sexuelles « avec un niveau de cruauté incompréhensible ». Les hommes violents et cruels qui commettent des violences sexuelles à travers le monde, partout où ils sévissent , sont cette incompréhension pour toute notre humanité, notre histoire, mémoire, et mémoire collective.

L’ONU alerte également qu’il est  au Tigré des cas de viols individuels et collectifs et que les agents de santé recensent quotidiennement ces actes de cruauté commis contre des femmes. Des soignants qui témoignent malgré leur crainte de représailles et d’attaques contre les refuges et cliniques qui se trouvent en nombre limité , mais restent encore ouverts pour accueillir celles blessées , meurtries.

Plus de 100 cas de viol présumés ont été signalés auprès des Nations Unies, dans cette région, depuis le début des actions armées en novembre 2020. Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits, déclare lors de son intervention au débat du Conseil de sécurité consacré au fléau des violences sexuelles , qu’ « Il faudra peut-être plusieurs mois avant que nous connaissions l’ampleur et l’ampleur – l’étendue et l’impact – de ces atrocités ».

Ce sont plus de 2 500 cas de violences sexuelles commises dans 18 pays, lors de conflits en 2020, affirme le document, et l’ONU souligne que ce crime , qu’est le viol, « aurait dû être consigné à jamais dans les livres d’histoire », et souligne que « Malgré les engagements des États et de la communauté internationale, le fléau des violences sexuelles liées aux conflits persiste à travers le monde ».

96 % des victimes de violences sexuelles sont des femmes et 8 cas vérifiés ciblaient des personnes LGBTQI. Le rapport indique également que des violences sexuelles ont été commises contre des garçons, principalement dans des lieux de détention.

Mme Patten rappelle que « Bien que ces chiffres traduisent la gravité et la brutalité des incidents vérifiés, ils ne reflètent pas l’échelle mondiale ou la prévalence de ce crime ».

La violence est ce qui constitue l’environnement des victimes. Des victimes condamnées au silence par leur bourreau faisant subir la violence de la peur, de la pauvreté, des mesures de représailles. Les victimes subissent en permanence une insécurité grave et le manque de service, l’absence de justice. Se trouvant sans refuge, les victimes n’ont aucun secours autre que leur propre force. De plus, les contraintes du quotidien à assumer pour survivre, brisent d’autant plus les possibilités d’échapper à un prédateur, à une zone de conflits.

Les femmes victimes de violences sexuelles vivent une souffrance incommensurable et ont l’immense courage d’y survivre, de témoigner, de briser le silence et les peurs, et ce n’est que par leurs témoignages que la justice peut être et donc la paix. Mme Patten souligne que « la honte, l’isolement, le rejet et l’angoisse de n’avoir nulle part où aller ont bouleversé des vies et des moyens de subsistance ».

Les droits des femmes toujours plus menacés partout dans le monde

Le rapport précise qu’il est des attaques contre les défenseurs des droits des femmes, qu’il est une tendance « inquiétante d’attaques misogynes contre les défenseurs des droits humain des femmes », ainsi que « des représailles contre les femmes qui libèrent la parole, qui s’expriment et sont visibles dans la vie publique ».

Actuellement, une aggravation alarmante des violences faites aux femmes, ainsi qu’un non respect grave des droits des femmes sont observés et la Représentante spéciale de l’ONU souligne qu’il est « un climat politique mondial de répression des droits des femmes et de rétrécissement de l’espace civique » qui ne permet pas la protection des personnes, le respect de leur droit de vivre en paix et sécurité .

Un environnement violent, un système prédateur , terreau des violences sexuelles

Les femmes victimes de violences sexuelles sont mises en situation de grande vulnérabilité par l’agresseur , mais par également un environnement hostile dont se nourrit le prédateur. Un homme violent commettra les mêmes actes qu’il soit sur un terrain de conflits où dans un autre contexte, en forgeant ce qu’il pense être son droit de violer comme un droit donné par le patriarcat. 

Il légitimise les actes violents qu’il commet en prenant appui sur l’environnement qui l’entoure. Un agresseur prend le droit de commettre un viol, des violences et ne conçoit pas que la victime puisse témoigner, affirmer qu’il est conscient et responsable, qu’il conçoit le crime qu’il commet, qu’il est une préméditation et non un hasard.

L’ONU rappelle inlassablement que les violences sexuelles sont des actes criminels, que le viol est un crime. Un prédateur considère être en droit de violer, en droit de faire subir des atrocités de manière gratuite, il est à la justice de soutenir les victimes, et d’appliquer des sanctions contre les agresseurs , hors tel n’est pas le cas.

L’ONU établit la liste de la Honte, où sont inscrits les hommes ayant commis des violences sexeulles et rappelle dans son rapport qu’en 2020, il est 52 parties soupçonnées de manière crédible d’avoir commis ou d’être responsables de formes de violences sexuelles, et qu’il est également le fait que « Plus de 70 % sont des auteurs persistants, ayant figuré sur la liste pendant cinq ans et plus » et qu’ils n’ont pas été sanctionnés.

« Si elles sont appliquées de manière opportune et cohérente, les sanctions peuvent changer le calcul des partis qui partent du principe que le viol est « gratuit » – voire rentabledans l ‘économie politique de la guerre dans laquelle les femmes sont trafiquées, échangées et vendues » explique Mme Patten.

Elle déclare également que le Conseil de sécurité a adopté des « résolutions révolutionnaires » pour lutter contre les violences sexuelles. « Mais , la question pourrait se poser : que signifient actuellement ces résolutions sur le terrain au Tigré ? », demande au Conseil de sécurité Mme Patten.

Les actes contre les violences sexuelles doivent être immédiats. Il doit être des actes urgents capables de sauver la vie de femmes, capables d’arrêter les prédateurs . La distance entre la prise de décisions efficaces et leurs mises en place laisse un long temps où les victimes sont sans secours, les exposant à un fort risque de subir des violences sexuelles, ainsi que d’être échangées ou vendues.

La Représentante spéciale de l’ONU conclut avec gravité par ces mots adressés à tous les pouvoirs, autorités politiques, « Quand l’histoire reviendra sur cet épisode douloureux – dans le cadre de la longue litanie de batailles menées sur les corps de femmes et de filles, de la Bosnie au Rwanda, en Iraq, en Syrie et ailleurs – on nous demandera à juste titre ce que nous avons fait pour honorer nos engagements ».

Honorer les engagements pour mettre fin aux violences faites aux femmes, fins aux violences sexuelles

Il est d’autant plus choquant que les gouvernements et la justice en France ne répondent pas aux engagements de lutter contre les violences sexuelles , de respecter les victimes , de leur donner le droit à la reconnaissance et réparations de manière entière.

Des formes de violences sexuelles, mais une définition : elles sont un crime

Le silence imposé aux victimes de violences sexuelles par des prédateurs où qu’ils soient à travers le monde, et exerçant cette cruauté envers les femmes, font que le chiffre de plus de 641 millions de femmes subissant des violences sexuelles par leur partenaire, malgré son caractère de gravité, ne révèle pas toute l’ampleur des violences sexuelles exercées contre les femmes, à travers le monde. Les violences sexuelles sont une arme de guerre contre les femmes et s’impose dans tout l’espace de nos sociétés, terrains de conflits, à l’intérieur du foyer, dans la société civile. La cruauté des violences envers les femmes ne peut établir que notre monde est en paix.

Les hommes violents et cruels mènent une guerre contre la moitié de notre humanité, les femmes – Les viols doivent être reconnus comme crimes contre l’humanité.

Des crimes qui dans l’atroce de nos systèmes économiques sont compris comme un profit, un marché. La femme mise en infériorité, briser en son être intime, devient une marchandise qui est échangée, vendue. Les femmes sont comprises par le système comme celles ne comptant pas et devant permettre de gagner de l’argent, d’enrichir une économie.

Les inégalités salariales sont par cet atroce de dire aux femmes qu’elles peuvent être violées sans que l’agresseur soit sanctionné, sans qu’elles soient reconnues et qu’ au contraire, en témoignant , elles se mettent en danger.

Les filles grandissent en vivant la transmission de la mémoire traumatique, qu’elle soit familiale ou sociétale. Les politiques et les systèmes judiciaires indiquent aux filles et aux femmes, que leur vie peut être tuée par des violences , des violences sexuelles , sans que leur vie ne soit prise en compte par la politique , puisque le système économique qu’ils conçoivent ne leur donnent pas une valeur d’humanité , mais de profit.

France – en 2019- lutte contre les violences faites aux femmes : 0,006 % du budget global de l’État

Les systèmes ne signifient pas aux femmes qu’elles sont coupables, ils leur signifient qu’elles n’ont pas d’existence , qu’elles sont inférieures et donc condamnées de facto , contrairement aux prédateurs qui correspondent à une valeur marchande élevée , puisque déterminée par eux, puisqu’ils sont aux commandes des systèmes politiques, économiques et judiciaires , lequel ne peut vivre sans les deux premiers. On ne mord pas la main qui nous nourrit !

France – 94 000 viols, tentatives de viol chaque année

1 % des violeurs condamnés en France en 2019, après des années de procédures éprouvantes pour les victimes, ainsi que le fait de qualifier un crime en délit, sont une profonde honte, et marque l’injustice, les discriminations, la gravité des violences multidimensionnelles que subissent les femmes partout dans le monde. Le patriarcat  abîme la paix.

Un échec des politiques et de la justice dans toute sa dimension, de la police aux magistrats et avocats osant systématiquement défendre le bénéfice du doute pour les agresseurs, et abandonnant ainsi des victimes, les culpabilisant, et faisant régner un système d’inversion , qui ne signifie que l’injustice envers les plus fragiles, nier leur vie, détruire leur liberté.

Il doit être le courage politique de refondre profondément la justice. Ce courage que les femmes victimes de violences sexuelles, leur famille, associations féministes portent et porteront. Toutes sœurs , une solidarité internationale doit signifier à tous les politiques et acteurs de justice , cette volonté de justice, de paix et de liberté, « Je ne céderai jamais ». 

© Fédora Hélène

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