Ensemble tout est possible – D’une main à l’autre

La chaîne de l’espoir, un sourire, donne-moi ta main, d’une à l’autre. Liées, enlacées, elles feront le tour du monde. Un sourire, rien que lui et tes yeux brillent. Donne-moi ce tout de toi, un chemin de paix pour conquérir la liberté et sauver les bois et les forêts, l’océan et un enfant. Donne-moi ta main, ce tout de toi. Ton cœur aussi gravira la Terre, les étoiles de vague en vague portées par la brise légère. Une voile bravant les chagrins, les flots d’eau, les éclats en cristal, notre mémoire, nos visages et les guerres. Cet inconnu à terre, cet arbre tombé, ce feu de colère, nous vaincrons ! L’espoir en victoire, les drames de notre histoire vont parcourir les champs fleuris, le printemps et l’hirondelle ne vole plus dans nos ciels, trop de nuages ici-bas.

Je ferme les yeux, les ouvre sur un autre monde sans rois, sans château, sans politique et leur folie aux maquillages de mensonges jouant avec le feu de la vie. Elle était assise sur un bateau, chavire, coule au fond : tout perdre, la vie. Les radeaux traversent le vent pour rejoindre la liberté et les gouttes coulent une à une, comme des perles autour de mon cou et s’échappe de ma poitrine, un soupir.

Ces visages, ceux qui sauvent en mer. Je m’attache à leur corde en chaîne de l’espoir et je regarde hier, l’enfant endormi et un homme de haine, de mensonges qui tue la vie et les profils de politiques qui reviennent en bruit, quel vacarme quand leur dignité coule à pic entre querelles, mensonges, te revoilà aux portes du vide, tombe.

Je reprends la corde, la passe entre mes doigts et remonte respirer une bouffée d’air, et il est cette mère, le chagrin en silence. Tout se tait des souffrances, ce mot qui pare les femmes, le silence et un sourire efface les douleurs avant que ne vienne cette goutte d’eau fraîche tombant sur mon front, ce nulle part, on est tous sur terre, nul pays, ni frontières.

J’avance sur ce quai, toutes les routes mènent à Rome, du premier au dernier train. J’avance, pose cette alliance et l’oublie. Ne tourne pas ta vie comme les aiguilles, file plus vite vers un avenir, rêve les fils tissant l’éphémère et s’en va le temps, ce quand qui revient en écho et quand l’eau coule sous les ponts, je vois briller les rayons, les rires des enfants, de l’été, et cette corde à linge dans le jardin, des longs draps blancs, je reprends ma voile, liberté.

File le bateau sans port, juste la chaîne de l’espoir pour relever les bombes. Elles repartent vers le ciel d’où elles tombent. Palestine, pas un seul enfant sous les décombres, pas de poussières, il n’y a que des visages, des sourires de bonheur. On vit sans retour possible, la misère prend ton cœur qui finit pendu sur une place où l’argent terrasse, fou, il frappe chacun de nous et nos rêves ont disparu sous les pierres éclatées. Présidents, députés, ont a pourtant élu les promesses et les gouttes de sang coulent des palais d’indifférence, une mère et son enfant né dans la rue. Le vin coule à flots et les bulles en champagne enivre les puissants à la fête, en farandole aux élections, et on chante que notre monde est perdu.

Mais revient la chaîne de l’espoir, donne-moi ta main, j’en ai gros sur le cœur. Tous ces menteurs en politique au comptoir des prédateurs tentent de briser la paix et devant les caméras s’agitent leurs frasques et phrases s’insultant sur le trottoir et charmant comme une députée flatte la violence brisant une mère. Plus rien n’est vrai dans leurs royaumes. Je préfère marcher sur les sentiers des montagnes au désert et rencontrer l’hirondelle volant dans le ciel d’un autre monde. Je respire, mon enfant, son sourire, nous voici en haut de la colline et la voile blanche se balance entre le soleil et le vent, mon corps en mouvement est vivant, libéré, chante le son de l’oiseau. L’espérance, je pose l’ancre au fond de ce mystère, notre Terre.

Cours dans les escaliers et tourne si vite la spirale, à chaque palier sans t’arrêter, reprends ton souffle. Il est tout en haut un toit et l’envol, embrasser ce bien-être soudain, la paix caresse ta peau et cicatrise les blessures, l’espoir va. Je le récite en vers libres, mes doigts tiennent l’aiguille, brodent les mots à l’or du soir et se cache le La final. Ma main frôle les draps blancs, en voile, je pars, de nouveau vers un autre monde, je rêve d’amour, d’un frère. J’ai reçu l’ennemi, celui qui tue. La liberté m’a portée et à semer d’autres sillages, d’autres récoltes que la mort trop jeune, comme un envol. La liberté m’a sauvée, la force de vivre et la corde en chaîne de l’espoir, un souffle au cœur, mon enfant, petit prince fut sauvé et mon sourire tous ces matins près de lui, son air en souffle de vie, je ne pouvais le trahir. Rester en vie et sous les coups d’un homme, survivre aux viols. Puis, il s’est enfui dans l’enfer de notre France qui compte les féminicides, les femmes à terre et personne ne pleure, les politiques saluent-ils l’ignoble. Mais je porte autour de moi la chaîne de l’espoir, ma corde de sauvetage, la vie.

Je marcherai toujours au sommet de la mer et la colline aux oiseaux, l’hirondelle, le sourire de la vie. Je reprends le cours des fleuves et la rivière en ruisseau, j’arrive à ma vie douce et le rivage où s’étend l’ombre fragile, une mère.

Si la vie était un silence d’aimer, ce frisson glisse sur ta peau et plus aucun enfant ne meurt de faim. Leurs grands yeux ne dessinent de leur lumière que ce monde nouveau que nos rêves fraternels font chaque nuit et la lune se lève toujours à la lueur du jour comme un accord parfait, nous formons l’humain et son cœur.

Je ne finirai de broder le chemin de la vie, tout reste à accomplir. La chaîne de l’espoir, donne-moi ta main, ce tout de toi, ce sourire et après moi en passage, tu monteras les collines, entendre le chant de l’oiseau libre, parcourir un chemin de paix. Une voile blanche danse sur l’océan.

© Fédora Hélène  

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