Forum Génération Égalité à Paris – La bataille pour la paix universelle !

En 1995, lors de la Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, Hillary Clinton, déclarait « Les droits des femmes et les droits de l’homme sont les droits des femmes et les droits des femmes sont des droits humains une bonne fois pour toutes »

Une phrase pleine de bons sens, de vérité car notre humanité ne peut être séparée, être un corps qu’à moitié, un corps séparé d’une partie fondamentale de lui-même. Ce qui semble juste ne le paraît plus lorsqu’il est un déséquilibre fondamental puisque notre civilisation s’est conçue en l’absence d’une humanité réconciliée. Elle s’est fondée par l’exclusion, ordonnant une hiérarchie, la posant en loi inaliénable, faisant partie de ce qui nous constitue, définissant notre humanité, et s’imposant de manière universelle.

Il était alors acquis que la pauvreté, la mise en infériorité des femmes, la domination d’un homme sur un autre, la conception de l’esclavage, l’acceptation de la cruauté faisait partie de notre humanité, définissait l’humain capable de s’auto détruire, et entretenant cette capacité par les guerres, par la création d’un dominant imposant la loi, la religion, dictant l’avenir, ce à quoi nous devions appartenir et décidant de la distribution des richesses et de la nourriture.

Celui qui mange à sa faim, et celui qui mange ce qu’on lui accorde, qui est redevable de sa nourriture. Nous nous apercevons que les progrès scientifiques, technologiques, notre connaissance de l’histoire et donc des différentes tyrannies, ne nous a toujours pas permis de réaliser la réconciliation de notre humanité.

L’ONU Femmes alertait que depuis un quart de siècle les Conventions internationales pour les droits des femmes n’avait jamais été véritablement respecté par la justice et ce dans différents pays.

L’ONU et ses partenaires alertent également de l’inquiétante aggravation des violences faites aux femmes depuis les mesures sanitaires du fait de la pandémie de Covid-19, mais nous pouvons ajouter également du fait que les femmes à travers le monde se sont levées pour que les droits des femmes qui sont des droits humains soient respectés.

Elles ont manifesté, elles ont écrit tous les mots de leur souffrance et ce bien avant le mouvement MeToo, elles ont rendu visible la parole se libérant, elles ont rendu visible le cri de la liberté voulant bâtir un chemin de paix pour que les enfants n’aient pas demain à vivre les violences de prédateurs, pour que les filles n’aient pas ce mur des violences, de l’indifférence à franchir car nous aurons tracé pour l’avenir, la voie de la paix. Une résistance présente, quotidienne par la forces des larmes se déclarant l’eau forte de notre humanité, signifiant que les femmes sont des êtres humains, que leurs larmes sont cette vie, ce sang versé pour la liberté.

Ces femmes marchant dans les rues, se rassemblant, dressant leur courage, chantant et ce fut ce mouvement féministe universel reprenant cet hymne féministe de l’association chilienne Las Tesis où les yeux bandés par un foulard noir, les femmes frappent le sol de leur pas et élèvent leur voix en disant les paroles justes, les paroles de justice, celles que la justice refuse de leur donner, ne voulant reconnaître les femmes comme étant notre humanité.  Celles mères, sœurs, amies, compagnes, égales des hommes – ceux devant être leur frère et non se faire leur ennemi, non les agresser, les violer, les frapper, les tuer, assassinant en premier leur liberté – cette petite mort, cet entre la vie et la mort, cet espace où un prédateur précipite une femme qu’il prend pour proie –  chassant, attaquant fier de la culture patriarcale pour légitimer sa violence et penser posséder une vie, une femme qui devient l’esclave.

Cet endoctrinement se transmettant de siècle en siècle, cet homme super prédateur dominant la nature et la femme qu’il met en état d’infériorité. Quoiqu’elle dise, quoiqu’elle fasse, elle sera inférieure à lui.

Ce sont aussi des femmes devenant ce terrifiant de s’allier à un prédateur, d’alimenter une perversité en regardant la souffrance d’autres femmes et pensant y échapper en se jugeant supérieure, en pensant respecter l’ordre établi et se jouant de cette hiérarchie construite au cours de notre civilisation. La femme qui domine les autres et n’est pas l’esclave, mais qui encourage un prédateur, lui confirme ses droits macabres à faire souffrir une femme, comme il le fera à l’égard d’enfants.

Nous évoluons dans un environnement où celui de nos sociétés impose la cruauté en fondant le principe de pauvreté, et Emmanuel Macron rappelle pendant le Forum qu’en 2021, ce sont 47 millions supplémentaires de femmes victimes de la pauvreté comme nombreux articles de LiberTerra l’ont évoqué. Emmanuel Macron qui aurait également pu rappeler qu’il est plus de 641 millions de femmes qui sont victimes de violences sexuelles par leur partenaire, qui subissent des grossesses non désirées, des avortements, des maladies en conséquence des violences subies, sans pouvoir bénéficier de soins respectant le droit à la résilience, le droit au bien-être et à la santé, car ces femmes sont pauvres.

Ces femmes pauvres qui chaque jour dépassent la peine pour survivre ! Dépasser signifie que la liberté n’est pas, qu’il est impossible pour elles de choisir leur vie, de réaliser leurs rêves et pensant que cela sera ainsi jusqu’à leur mort. Des femmes que la société rend invisibles,  y compris en France. Une égalité qui n’est pas, qui est un combat et Emmanuel Macron déclare lors du Forum, « C’est une bataille aujourd’hui, mais demain cela doit être une réalité« . Une réalité: une égalité « loin d’être gagnée » , souligne-t-il , quand surtout la justice est absente , quand ce chemin de paix se trace à la force du combat féministe en valeur universelle. Je ne peux être libre si la liberté n’est pas partout dans le monde, s’il demeure la souffrance qu’impose l’injustice, si notre monde accepte la cruauté.

Les peuples autochtones sont menacés – les femmes subissent des discriminations, des violences sexuelles par ceux voulant priver ces peuples de leurs territoires, de leur culture, de leur liberté ! les migrantes sont victimes de violences sexuelles et l’ONUDC publie une étude intitulée Abusés et abandonnés, révélant l’ampleur des violences, de leur gravité, ce que subissent les migrant.es –  cette insupportable cruauté qui s’abat toujours , blesse toute notre humanité.  

Des êtres humains sans droit, sans un regard pour eux, nous ne pouvons perdurer ainsi et penser sauver la Terre d’un bouleversement dont le climat sonne l’alerte majeure ! Nous avons besoin d’une souffle de paix , de justice sans attendre, sans reporter à demain, sans faire des promesses, mais agir par des actes concrets , efficaces en commençant par concevoir la gratuité, ce consentement à la liberté, de ne plus agir pour un profit, par le mensonge des dettes , par un enfermement des possibilités, mais agir pour la vie, pour donner, partager et ne plus dépenser les ressources en une économie sans issue, en verrous constants limitant la liberté donc l’égalité et imposant un pouvoir. Nous revenons au même point, car nous ne voulons pas mettre fin à cette notion de pouvoir, de profits, à cet absurde qui pense acheter la liberté par la puissance, déshéritant par ce principe plus de la moitié de notre humanité. 

En France aussi , nous avons besoin d’un élan de justice, de ce vivifiant pour renaître, pour éteindre définitivement les discriminations, fortes inégalités, un culte du patriarcat, et la culture du viol qui persiste ! Une justice qui laisse sur le carreau des milliers de victimes de violences conjugales et sexuelles et qui semble se satisfaire de procès symboliques pour se définir comme étant symbole de justice. Mais , le symbole de justice, n’est-il pas de n’abandonner aucune victime, de ne renier aucune vie ? 

Une France qui a besoin de donner un souffle de paix à la justice et de refondre ses lois, la perversité et le sens patriarcal de celles-ci et de rappeler aux acteurs de justice que les droits des femmes sont des droits humains, que la justice doit être un don de paix pour les victimes de violences conjugales et sexuelles, qu’elle doit accueillir, écouter avec empathie les femmes victimes de violences,  qu’elle doit appliquer la connaissance, une profonde conscience pour sauver la vie de femmes en danger et signifier de manière concrète et efficace aux prédateurs que leur temps prend fin.

Ce temps est à la décennie de réaliser un objectif premier l’élimination des violences faites aux femmes, zéro tolérance pour les agresseurs ainsi que l’engagement de l’ONU et des États Membres le confirment, le signent. Un engagement pour la paix qui ne pourrait vivre sans celui de mettre fin aux violences faites aux femmes, ainsi qu’à la pauvreté que des millions d’entre elles subissent.  

Une pauvreté qui accable des millions de femmes et d’enfants à travers le monde, une pauvreté qui touche plus de la moitié de notre humanité, et dont le chiffre devient incommensurable, devient cet absurde faisant de nos vies, le néant.

Nous ne pouvons lutter contre les violences faites aux femmes sans lutter contre la misère qui étouffe, assomme, détruit des vies car la conception de la misère est issue d’un mental prédateur. Cet environnement favorisant la criminalité masculine à l’égard des femmes car il accepte la cruauté, cet incompréhensible de briser la vie d’un enfant en le rendant pauvre, en lui faisant subir cette violence qui laisse les places des quartiers riches à l’apparence calme alors qu’elles cachent une terrible violence sociale, économique  prenant la vie des plus fragiles , leur donnant un jeu de cartes triché les mettant constamment en échec, en détresse dans le but unique de laisser le pouvoir à une minorité, à un caste bourgeoise conservatrice, sectaire, moraliste et détestant en réalité les droits humains, se réjouissant de la pauvreté qui les enrichit et prenant pour distraction face à leur ennui, oisiveté : les violences faites aux femmes, ce jeu pour les prédateurs et leur public, le patriarcat  !

Les droits des LGBTQIA+ doivent être respectés dans ce même temps , sinon les droits des femmes ne pourront progresser, car les droits humains ne peuvent être séparés des uns et des autres, ils sont cette universalité, cette vérité naissante, et le défi de notre décennie est que tous les droits humains doivent être le socle, le fondement de notre avenir, de la civilisation à venir, celle qui éclot en ce moment dans le cœur des artisans de paix , des femmes guerrières pour la paix, ne voulant gagner aucun territoire, mais la liberté, cette liberté qui surgit de l’immensité de la vie.

La vie qui reprend ses droits, celle qui donne aux corps des femmes violées, battues, maltraitées la dignité de sa parole qui s’exprime aujourd’hui de manière forte, vivante ! L’intelligence du corps humain, ce cœur qui bat et qui nous rappelle que sans lui notre vie est impossible. Ce corps humain, qu’est celui d’une femme et qu’aucun homme n’a le droit de faire souffrir, n’a la droit de maltraiter, de mutiler, de tuer !

Pour revenir au  droit français, celui-ci  ne peut inscrire Féminicide –  alors changeons le droit, construisons le nôtre, celui de notre société nouvelle, refondons profondément la justice tous ensemble, femmes et hommes, sans pauvres ou riches, mais simplement et uniquement des êtres humains souhaitant reconnaître l’universalité de la paix, de la justice qui les unit.

Être féministe, c’est être à l’universalité, à la solidarité, être une femme, un homme, cette union, cette égalité donnant à tous la possibilité de vivre et non de survivre !

Emmanuel Macron se reconnait féministe lors du Forum Génération Égalité s’ouvrant à Paris et plaidant pour une redistribution du pouvoir,  qu’il ne soit plus pour les femmes  laissé qu’un quart du pouvoir comme le souligne la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, car «Un quart n’est pas l’égalité » affirme-t-elle. Il nous faut  une unité femme-homme, au-delà même d’une moitié, « L’égalité, c’est la moitié, là où les femmes sont ensemble » souligne-t-elle, mais bien affirmer une unité, la femme ne peut être exclue des décisions qui engagent toute notre humanité alors qu’elle affronte un bouleversement planétaire sans précédent.

« Moins d’un quart de ceux qui négocient des accords de paix » sont des femmes,  précise la Directrice de l’ONU Femmes, alors que la paix est menacée partout dans le monde et que tous les êtres humains doivent être ensemble pour relever la paix, sinon le déclin de notre humanité pourrait être ce péril que nous redoutons et la nature nous alerte !

Kamala Harris, Vice -présidente des États-Unis, a averti durant le Forum, « La démocratie est en péril », ajoutant « Je crois fermement que si nous voulons renforcer la démocratie, nous devons lutter pour l’égalité des sexes », affirmant « la démocratie est plus forte lorsque tout le monde participe – et elle plus faible lorsque les gens sont exclus » en rappelant que « L’égalité des sexes renforce certainement la démocratie ».

La liberté a besoin de nous tous, soyons en assurés et donnons nos forces pour que cela soit possible, ne demeure pas une promesse et constater dans des décennies que nous sommes restés immobiles, que nous avons dépensé notre énergie dans une économie qui fonde la patriarcat, qui brise la nature comme il brise une femme.

Les prédateurs ont un mental destructeur, cette lente autodestruction en détruisant l’autre par la lâcheté extrême de toucher aux plus vulnérables, exister par cette puissance de détruire la vie ! On arrache la vie à un arbre, on déracine un être humain, on pollue l’océan, tue les baleines, assassine une femme, met en souffrance un enfant, violente un homme pauvre, des migrant.es démuni.es, on établit l’homme surveillant l’homme, nous brisons la confiance, enfermons la liberté par peur qu’elle nous dépasse, par peur de son immensité que l’on ne maîtrise pas et que nous ne connaissons pas, cette liberté que nous humanité n’a encore jamais véritablement vécue, nous la contraignons par peur de la vivre, par peur d’y perdre ce que l’on possède, la nature que l’on modifie, comme nous avons modifié notre humanité.

Construire la paix universelle, ce serait découvrir une humanité que nous ne connaissons pas ! Qui est-elle libre ? Les droits des femmes avancent vers la liberté, la paix universelle, cette universalité, qui alors remet en cause notre économie établissant la richesse par la pauvreté. L’égalité, c’est créer un monde nouveau, une civilisation nouvelle, nous sommes face à cet incroyable défi, nous sommes ces générations présentes qui doivent s’unir pour fonder notre avenir. Les femmes ne peuvent en être exclues, la bataille pour construire un avenir serein pour toutes et tous est la nôtre, celle de notre humanité, ne la divisons pas si nous voulons réussir !

Une chance extraordinaire nous attend, saisissons là sans crainte de découvrir l’immensité de la liberté ! 

© Fédora Hélène

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