Lumière sur : Afghanistan, une paix en souffrance – Macron s’exprimera lundi à 20 heures

Emmanuel Macron s’exprimera lundi 16 août à 20 heures sur la gravité de la situation en Afghanistan

LiberTerra souligne au cours d’articles l’accélération des événements se produisant au cours d’un mouvement bouleversant nos sociétés et se révélant durant la pandémie. L’extrême rapidité avec laquelle la paix est menacée, signe la valeur exponentielle du bouleversement actif qui nous demande de tenir les engagements du développement durable qui sont chaque jour menacés, rapprochant l’échéance de 2030, qu’il nous faudrait réaliser pour instaurer la paix avant cette date, en rappel de l’urgence à agir pour que notre humanité perdure au cœur de la liberté, et non séparée d’elle.

Des heures graves et un communiqué de Jean-Yves Le Drian indique dimanche 15 août que la France va déployer dans les heures qui viennent des renforts militaires, ainsi que des moyens aériens aux Émirats arabes unis, pour permettre les premières évacuations vers Abou Dabi.

Une cellule de crise a été ouverte par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères pour répondre à l’urgence et Emmanuel Macron présidera demain lundi un Conseil défense en visioconférence avant d’intervenir lors d’une allocution prévue ce même lundi à 20 heures.   

Jean-Yves Le Drian annonce dans un communiqué que l’ambassade de France à Kaboul a été déplacée sur le site de l’aéroport de Kaboul, lequel permettra l’évacuation de « l’ensemble des compatriotes qui se trouveraient encore dans le pays », souligne le ministre.

Des évacuations qui se déroulent depuis maintenant plusieurs semaines et  Jean-Yves Le Drian indique par le biais du communiqué qu’un « vol spécial avait été affrété dès le 16 juillet dernier spécifiquement, à la suite de nombreux appels du ministère à nos ressortissants à quitter le pays ».

Puis, le ministre précise que dès le mois de mai dernier, les employés afghans travaillant pour des infrastructures françaises en Afghanistan et pouvant y être menacés, ont été accueillis en France avec leur famille. Ils sont actuellement par l’organisation de ces évacuations, 600 réfugiés en France.

La France tient, rappelle le ministre, à protéger en Afghanistan les journalistes, artistes, défenseurs des droits qui sont menacés dans leur pays pour leur engagement et précise que « tout est mis en œuvre » pour ce faire et déclare que « La France est au rendez-vous de la solidarité avec tous ceux qui défendent la liberté ».

Une liberté qui est menacée et qui demande aux décideurs politiques d’établir la solidarité avec une volonté sans faille, qui ne peut encore attendre pour que la solidarité soit une réalité quotidienne luttant contre les crises humanitaires et climatiques qui brisent la paix, mettent en souffrance les plus vulnérables – les femmes ainsi que les enfants qui sont en premier ligne, au front à survivre face aux violences qui pourraient dans les jours à venir fermer toujours plus la porte de la liberté, cette espérance pour des millions de civils en Afghanistan comme ces portes se ferment en Éthiopie, au Soudan, comme une crise humanitaire saisit le Liban.

Le défi est aujourd’hui de garantir la paix , et elle ne pourra pas vivre dans un monde où des enfants sont victimes de crises humanitaires à cause de la puissance des pouvoirs politiques dans leur complexité revenant à créer les mêmes drames, des vies innocentes menacées. La solidarité est la solution et la diplomatie doit être au centre des négociations dans l’objectif de concentrer tous les efforts pour le maintien de la paix. Il semble ce trop tard, cet appel de l’enfant qui n’a pas été entendu et que nous devons comprendre comme véritable pouvoir, la voix des plus vulnérables en puissance de paix. 

Afghanistan – Crise humanitaire et climatique – Image d’un jour où les talibans sont aux portes de Kaboul


En, Afghanistan, 85 % des terres sont touchées par la sécheresse – les récoltes ne permettent donc pas d’assurer les besoins alimentaires de la population et en ce moment ,  ce sont plus de 18 millions de personnes qui ont besoin d’une aide alimentaire, selon le Fonds des Nations-Unis pour l’enfance (UNICEF). Un chiffre qui pourrait très vite augmenter si le conflit en Afghanistan persiste. Mustapha Ben Messaoud, UNICEF en Afghanistan évoque le chiffre de 20 à 24 millions d’Afghans qui pourraient être en détresse alimentaire si l’intensité du conflit s’impose dans le temps.

Fuir « la peur au ventre » sous une moyenne de 39°c en marchant longtemps sur les routes sans pouvoir s’alimenter et boire normalement

Le 12 août, Mustapha Ben Messaoud, Chef des opérations de terrain et de la réponse aux urgences pour UNICEF en Afghanistan, indique à l’ONU que des enfants ont besoin d’un soutien médical urgent pour ne pas « succomber à la faim »

La violence des combats s’ajoutant aux conditions de vie très éprouvantes ont contraint environ 400 000 personnes à quitter leur domicile pour trouver dans l’urgence un refuge, en parcourant les routes durant de longues heures. Parmi eux, il y a plus de 200 000 enfants démunis. Des enfants, qui par le conflit et une crise humanitaire subissent une extrême violence qui pourrait impacter toute leur vie. Cette incompréhensible violence que l’homme est capable de faire subir aux plus fragiles.

« Il y a un trauma qui est en train de se mettre en place, que ce soit au niveau des enfants, ou au niveau des adultes. Ils voient des choses qu’on ne devrait pas voir en tant qu’enfant, qu’on ne devrait pas voir en tant qu’humain tout simplement », déclare Mustapha Ben Messaoud, lors d’une interview à ONU Info.

Il alerte aussi sur l’atroce qui touche des enfants – c’est ce garçon de 10 ans, victime d’une explosion alors qu’il dormait et dont les habits ont pris feu. « C’est encore un bébé 10 ans. Il s’endort et puis il se réveille … Il se réveille en feu, littéralement en feu ». Puis indique-t-il, « C’est peut-être un enfant qui a été chanceux ! Parce que beaucoup d’enfants n’ont pas pu se réveiller », « Ce sont des familles qui ont tout perdu ».

Une route éprouvante et si longue

Actuellement, « des femmes qui sont au 7ème mois de grossesse » vivant cet exil ont besoin « d’un système médical de base, au moins qu’il puisse garantir leur vie » indique Mustapha Ben Messaoud.

« Dans l’idéal, il faudrait qu’il y ait un couloir humanitaire, un corridor humanitaire, qu’il y ait un cessez-le-feu, à défaut d’avoir une fin de conflit », souligne Mustapha Ben Messaoud.

Les organismes onusiens et leurs partenaires, ainsi que des associations font tout leur possible pour sauver des vies dans des conditions extrêmes où des populations peuvent être amenées à devoir se déplacer plusieurs fois pour rejoindre d’autres camps.

Des populations très fragilisées qui n’ont pas accès aux soins médicaux, ni aux vaccinations et se sont des épidémies de varicelle, de rougeole, de polio qui est « très active », souligne le représentant de l’UNICEF, qui pourraient impacter la santé de nombreux enfants subissant la malnutrition, ainsi qu’une eau insalubre en plus du conflit actuel.

Dans tout ce chaos, pour les filles et les femmes, il est le risque de tout perdre des efforts accomplis en matière de droits des femmes. Accéder à l’école, à l’université, devenir indépendante, faire ses choix et non subir un endoctrinement patriarcal, la violence contraignant à n’avoir qu’un seul avenir possible, devenir femme au foyer. Les talibans aux portes de Kaboul, et le 12 août, Mustapha Ben Messaoud pose cette question, « Est-ce qu’il y a un avenir autre que de devenir une femme au foyer, une épouse, dès l’âge de la puberté ? »

Un conflit désastreux pour les enfants

« La première priorité c’est les violations graves à l’encontre des enfants donc aujourd’hui on est au-delà de 500 morts depuis le début de l’année, avec une augmentation très significative depuis les 4 dernières semaines » indique à l’ONU , Mustapha Ben Messaoud.

Des enfants souffrant de malnutrition sévère et cela touche un enfant sur deux de moins de cinq ans. « Ils ont extrêmement faim » insiste le représentant de l’UNICEF.

De plus, la pandémie de Covid continue de sévir en Afghanistan touchant ces populations en grande vulnérabilité et le Covid fait en ce moment 100 morts par jour.  Les épidémies de choléra sont aussi un risque permanent pour la population sans eau potable, ni structures garantissant l’hygiène.

 Un avenir de douleurs

« On a le conflit qui est en train de taper très dur », précise Mustapha Ben Messaoud, auquel s’ajoute une sécheresse, et « ça veut dire qu’ils vont avoir faim et ils ne vont pas avoir assez d’eau, ils ne vont rien avoir à manger et puis il y a les bombes qui leur tombent dessus », alerte-t-il.

L’Iran, la Turquie, l’Europe pourraient alors devoir accueillir toutes ces personnes en souffrance cherchant un refuge pour survivre. Une situation qui rappelle ce qui s’est passé en Syrie.

L’Europe doit accueillir pour sauver des vies et Mustapha Ben Messaoud souligne qu’« au moins deux pays en Europe ont décidé de ne plus renvoyer les Afghans chez eux. Mais, il y a quand même six pays en Europe qui ont demandé à la Commission européenne de ne pas stopper les rapatriements des Afghans » 

Afghanistan, une paix en souffrance qui alerte sur la mise en péril de la liberté dans le monde

La paix menacée, elle qui vacille, ce jour qui ne devait pas se lever, ces flaques de pluie et la poussière, elles seront le miroir de cette journée, la mémoire de notre histoire, traversant les frontières et la paix en peine vient pleurer ses larmes sur nos visages. Les yeux regardant ce ciel bleu qui rejoint ma sœur, celles en Afghanistan luttant pour que la liberté demeure cette étincelle en plein vol telle l’étoile. Et, il est ce voile noir, s’étendent les douleurs, la peur de ne plus te revoir, liberté.

Je suis ce cœur vivant comme le tient. Celui de ces hommes s’avançant en soldat contre elle, notre réconciliation. Celle de notre humanité et les enfants verront le jour des orages si elle n’est pas. La faim assassinant déjà les promesses d’avenir faites à des millions d’enfants souffrant des crises humanitaires et climatiques  et apparaît soudain, Étoile Yémen.

Ton regard rejoint le mien, que voulons-nous d’autres que le blé fleurissant pour tous, ce pain béni par la générosité, la bonté de ceux cueillant rien d’autres que l’amour au passage de leur vie si éphémère à travers les millénaires qui ont tracé la route jusqu’ à nous. Que faisons-nous à remplir les chemins de sable de ces pierres des drames quand ce vent souffle si fort sur nos corps qui appelle comme l’enfant, la sérénité pour bercer de ce silence les plaines brûlantes des guerres.

Fuir sans rien que mon corps pour abri, et mon nom perdu sur ces territoires dressés en frontières, les peuples derrière les barrières de fer. Je marche, cette file de femmes, d’enfants, d’hommes partant sur les routes d’espérance, vois-tu l’ombre de leur corps sur ton sol quand la lumière se couche doucement ignorant les périls de nos sociétés.

Soudan, Éthiopie, Yémen, Syrie, Afghanistan, Liban, sur toutes les montagnes résonnent l’écho des peuples voulant vivre !  Des Ouïghours en Chine, des peuples Autochtones, des pauvres en Europe et de tous les continents, des artisans de paix – cette armée de paix aux plus de trois milliards de combattantes et combattants hissant un drapeau universel, celui de la liberté, avance sur le flot de cette vague qui sera celle bâtissant un nouvel avenir quand la guerre l’effondre.

Quelle paix avons-nous quand les ruisseaux s’écoulent dans les tourments des inondations, la violence de nos systèmes économiques et politiques se confrontant aux murs que le bouleversement planétaire érige contre les pouvoirs.

La liberté fait-elle si peur aux gouvernements, qu’ils érigent la violence pour batailles contre cette marche de la paix grandissante par les migrants et réfugiés cherchant sur notre Terre commune, la liberté. Citoyens du monde en nouveau jour et les mines s’accordant avec les bombardements seront ce passé traçant les lettres par ce trait de plomb formant les sillons en cicatrices sur le corps blessé de l’arbre de la liberté.

Si demain, nous pouvions former ce long chemin, cette longue marche pour la paix et changer profondément notre économie destructrice en celle du partage.

Faudra-t-il que la nature nous impose ce choix, ou accepterons-nous de nous lever pour un combat, celui pour la liberté et pour ne pas donner à nos enfants les veines meurtries de notre Terre, mais celles d’eau, de cette eau propre dont des millions d’enfants sont privés, dont ceux d’Afghanistan.

Si les blés s’épanouissaient et qu’il n’était pas ce sol aride, ce sol des hommes se faisant ennemis, de ceux qui n’entendent pas, de ceux qui ne donnent pas la main, de ceux qui s’arment contre l’enfant, contre une femme, de ceux saccageant les sourires pour ni déposer que la tristesse, la peur, la terreur, et s’enfuit déjà le jour se levant. À cette nuit tombant du ciel comme les larmes des nuages et les gouttes cristallines une à une tombent en cascade sur nos fronts nous rappelant qui nous sommes – des enfants de la Terre, ce grain de sable s’éveillant car il est la multitude, la vie.

À la vie, ce chant venant de loin nous prévenir de la haine qui vient en voile noir sur mon visage et le tien quand la liberté est menacée et qu’il est la paix universelle à offrir à chaque enfant, ce sourire au monde, cette urgence de vivre. C’est maintenant que toutes les voix doivent s’élever pour ce jour nous rassemblant, cette réconciliation, ce voile bleu s’élançant à la surface des océans pour conquérir la sérénité : une humanité en paix.

© Fédora Hélène

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