Afghanistan – Des centaines de milliers de civils veulent rejoindre la liberté

L’Afghanistan aux mains des talibans. Pour des millions d’Afghans, pour nous tous , solidaires , il est pour la liberté: le jour du deuil

Arts partagés et solidarité – Se donner la main, se soutenir mutuellement pour ne plus vivre ces larmes brûlantes coulant sans fin au vent froid qui se soulève quand les hommes violents effacent toute paix et liberté. 

Mes yeux pleurent à l’arrivée de ce vent. Je me dis que la paix sera véritable quand la justice sera son don et qu’alors les larmes ne se feront plus les perles transparentes ornant mon corps tenant pour richesse l’amour qui s’exprime au son de ses gouttes d’eau n’étant que la vie. Elles se versent si vives que la lumière s’éprend d’elles et calme l’immense chagrin. Celui d’avoir vu la violence des hommes, celui d’avoir reçu leurs coups, ceux de pierre brisant la joie. Il est alors l’art retraçant la vie libérée qui n’impose pas les frontières en barrage, mais accueille car il sait une chose, la liberté est notre survie et notre monde a besoin d’amour, notre humanité a besoin d’aimer pour vivre.

Les hommes sans amour sont le chaos, ce néant qui terrorise. Ce sont des femmes tremblant de peur et leur courage de tout dépasser chaque jour pour offrir à leurs enfants le sourire de la vie, pour s’offrir à elles-mêmes ce droit de vivre, d’être heureuses, d’être une culture, ce que les hommes violents anéantissent. 

Leurs engagements à ces hommes en loups – les femmes se souviennent, elles qui espèrent tant la paix, que les violences cessent de briser leur vie et qui offrent leur pardon pour que la liberté puisse grandir et protéger, sauver des vies. Elles savent que ces hommes prédateurs trahissent, violent les droits des femmes qui sont des droits humains. Ils ont pris la haine pour former leur puissance et ils ne changent pas pour garder ce pouvoir  qu’ils ont pris par la violence et qu’ensuite, ils imposent sans que rien ne leur soit demandé.

Puis, ce seront les systèmes économiques, politiques, les intérêts et profits, les conquêtes de territoires pour obtenir des richesses qui  encouragent la violence tant en disant la combattre. C’est ainsi qu’il y a des millions d’enfants à travers le monde qui subissent la famine, les conflits, déplacements, épidémies évitables car la liberté est combattue par les pouvoirs politiques et économiques.  

Tout revient à cet instable dominant qu’impose la politique, ce monde machiavélique qui donne toujours un élan à une Hydre capitaliste qui détruit et qui s’allie aux différentes formes de dictatures pour conquérir une nouvelle  civilisation. Cet infernal enferme la liberté et à côté, si fragiles ce sont ces larmes de femmes, de mères, d’enfants qui coulent au moindre vent froid frappant leur visage.

Attentat à Kaboul – le jour du deuil

Samedi 28 août 2021 – Les drapeaux sont en berne aux États-Unis pour rendre hommage aux 13 soldats américains tués lors de l’attentat suicide du jeudi 26 août à l’entrée de l’aéroport de Kaboul, après que ce samedi matin, le président américain ait tenu sa promesse de représailles avant la date limite du 31 août marquant le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, après 20 ans d’une longue guerre.

Représailles – Le capitaine Bill Urban annonce dans un message sur Twitter qu’un « planificateur ISIS-K » se rapportant à l’État Islamique Khorassan, une filiale de l’État Islamique revendiquant l’attentat à l’aéroport, souligne le New York Times, a été tué par un drone intervenant dans la province du Nangarhar. Il n’y aurait aucune victime civile, ainsi que le précise Bill Urban « Nous n’avons connaissance d’aucune victime civile ».

Jeudi 26 août – Un attentat suicide tuant 170 personnes selon le décompte établi par le New York Times, a endeuillé des familles, la paix et il est plus important que jamais de faire de chaque jour, où le risque majeur d’attentats perdure, celui d’un engagement fort et déterminé pour un processus de paix, de cessez-le-feu de manière mondiale pour sauver des vies, ainsi que l’ONU lance cet appel depuis des mois. Garder cet objectif de paix :  c’est accueillir. Recevoir les Afghans cherchant à fuir cette peur profonde quand tout blesse le cœur de la liberté et que les évacuations prennent fin en Afghanistan.

Samedi 28 août – Les États-Unis demandent de nouveau aux Américains de ne pas s’approcher de l’aéroport et indiquent que les évacuations par voies aériennes ont cessé depuis l’attentat, et expliquent que des évacuations pourraient être effectuées par bus transitant par des routes allant vers le Pakistan.

Joe Biden, exprime le communiqué de la Maison Blanche, déclare que « Malgré la situation dangereuse à Kaboul, nous continuons à évacuer des civils« , précisant que dès vendredi « Nous avons fait venir 6 800 autres personnes dont des centaines d’Américains. » Soulignant qu’aujourd’hui samedi , « Nous avons discuté des préparatifs en cours pour aider les gens à continuer à quitter l’Afghanistan après le départ de nos militaires« .

Le risque d’attentat dans la zone de l’aéroport est élevé et l’attachée de presse de la Maison Blanche, Jen Psaki, annonce que « la menace est continue et elle est active. Nos troupes sont toujours en danger », transmet le New York Times.

Joe Biden alerte également dans un communiqué de la Maison Blanche et déclare que

"La situation sur le terrain continue d'être extrêmement dangereuse et la menace d'attentats terroristes sur l'aéroport reste élevée." 
"Nos commandants m'ont informé qu'une attaque est très probable dans les prochaines 24 à 36 heures."

L’ONU souligne que l’attentat du jeudi 26 août doit « renforcer notre détermination » pour la paix et pour apporter une assistance humanitaire aux Afghans n’ayant pu partir. Il est ce drame absolu de millions d’enfants et de femmes pris au piège, et il est essentiel de se rappeler de « l’aide urgente » à fournir « à travers le pays pour soutenir le peuple afghan », exprime M. Dujarric, porte-parole de l’ONU.

Des membres du personnel de l’ONU étaient présents dans l’aéroport au moment de l’attentat. L’ONU n’avait aucune indication jeudi dernier sur les personnels de l’ONU qui auraient pu être touchés par l’explosion. C’est un stress majeur pour les humanitaires, tels que ceux œuvrant pour l’UNICEF qui a indiqué que l’organisation onusienne restait sur place au plus près des civils vulnérables.

Fins des évacuations et retrait des forces européennes et américaines

Ce sont des milliers de civils qui ne pourront pas être évacués avant la date limite fixée au 31 août et qui marque ce qui se referme irrémédiablement sur la liberté pour des millions de civils dont 18 millions d’Afghans en urgence humanitaire.

Un attentat horrible alors que tant de souffrances sont déjà et placent l’Afghanistan comme étant la 3ème urgence humanitaire avec 10 millions d’enfants qui ont besoin d’une aide urgente et ce depuis des années où des enfants grandissent au cœur de la pauvreté, des conflits, et subissent les déplacements, peurs en espérant si fort posséder ce sourire des jours heureux que notre monde leur refuse.

La complexité de la géopolitique, des pouvoirs et leurs lourdes traînes de hontes tant il est oublié cette voix de sincérité, de vérité : un enfant est en souffrance – n’entendent pas la priorité de lutter contre la pauvreté, de refondre nos sociétés en suivant une ligne: le respect des droits humains.  L’innocence des enfants face aux intelligences politiques éreintant notre monde,  ne sait qu’une chose, c’est que les hommes noient le ciel par ce sombre moment quand la lumière apparaît pourtant chaque matin. L’amour s’est bien éloigné de nos progrès quand il est une telle douleur, chaos humanitaire . La porte des décideurs politiques se ferme sur la liberté, bloquant le chemin de la paix.

Quelle est l’issue possible sans la liberté ? Ce ne sont pas les complexes pouvoirs politiques qui font vivre une peur profonde, qui sont la solution; mais toute l’émotion qu’expriment les enfants afghans en survie car il n’est pas le respect de leur humanité, de leur avenir, de leur droit de vivre heureux.  Tout leur est imposé et leur voix n’est pas entendue même s’il est ce flot de leurs souffrances qui s’étend au sein de nos sociétés, cette eau des douleurs qui  éveille nos cœurs . Des femmes enceintes, des mères isolées se cachent avec leurs enfants, puis il y a celles partant sur les routes –  cette foule de la peine voulant fuir ce trop tard qui approche, ces frontières que notre civilisation a dressées et que des centaines de milliers d’ Afghans tentent de franchir pour survivre.

Les instances américaines soulignent que ce sont  bien des centaines de milliers de personnes qui fuient les talibans et tentent de passer la frontière pour le Pakistan. Le New York Times souligne que Joe Biden, ainsi que des dirigeants mondiaux reconnaissent que beaucoup d’entre eux ne pourront atteindre cet objectif avant le 31 août.

C’est cette immense tristesse pour la paix, pour la liberté. Ce sont ces larmes qui coulent de nouveau appelant l’espérance et le monde à ne pas oublier les femmes en danger, ainsi que celles et ceux considérés comme des traites par les talibans car ils ont été libres, car ils ont été en lien avec l’Occident, dont la France.

France –  Il est alors le grave problème des locaux qui ont été traducteurs pour aider la France, au péril de leur vie dans des zones dangereuses et qui sont aujourd’hui abandonnés en Afghanistan ainsi que le dénonce un article du Nouvel Obs.  Des personnels civils de recrutement local, dont  seule une vingtaine d’entre eux ont été évacués par la France, sont actuellement en danger. L’article du Nouvel Obs indique que près de 150 interprètes et leurs familles qui souhaitaient partir, sont restés en Afghanistan et sont considérés par les talibans comme étant des « traîtres », des « collabos ». 

Emmanuel Macron qui a déclaré lors de son allocution télévisé du 16 août : « C’est notre devoir et notre dignité de protéger ceux qui nous aident : interprètes, chauffeurs, cuisiniers et tant d’autres« . Rappelant que près de 800 personnes avaient déjà été évacuées vers la France. Puis, Emmanuel Macron déclare sur Twitter, « La France fait et continuera de faire son devoir de protéger ceux qui sont le plus en danger ». Ce sont des millions de personnes en danger en Afghanistan.

Le 28 août, le ministère des armées fait paraître un communiqué indiquant que près de 3 000 personnes, dont 2 600 Afghans, ont été évacués vers la France. Précisant qu’il a été 26 rotations entre Kaboul et la base aérienne d’Abou Dabi et Paris en « étroite coordination » avec les forces américaines, jusqu’à 3 à 4 vols / jour, ainsi que 16 vols entre Abou Dabi et l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Ces opérations ont pris fin le 27 août au soir.

Puis, le communiqué joint sur Twitter deux photos, dont une où l’on peut voir deux enfants monter dans un des avions de transport stratégique. Ce sont des vies sauvées et nous ne pouvons qu’appeler à la continuité de sauver, de protéger des vies. Nous ne pouvons que vouloir être cette espérance car le drame premier est d’abandonner les Afghans en grande vulnérabilité, et dont la vie est en danger.

Samedi 28 août – Le Royaume-Uni a également cessé les opérations d’évacuation en mettant fin à son programme en Afghanistan ce samedi, a annoncé à la BBC Radio 4, Nick Carter, chef d’état-major de la défense.

Une inquiétude majeure est ce samedi pour des millions d’Afghans, des humanitaires , soignants demeurant en Afghanistan , tant est la crainte d’attentats, la peur de ce présent aux mains de talibans,  ce présent  devenant  la peine qui marque leur vie et l’histoire de notre monde. Les risques d’attentat demeurent élevés en Afghanistan, les heures à venir ferment la porte de l’espoir pour des millions d’Afghans, de femmes afghanes qui portent cette force d’espérer, de respirer, de sourire pour combattre avec les armes de la paix, le plus terrifiant : la violence dont des hommes peuvent être capables à l’égard de femmes, d’ êtres humains.

Un appel au don est lancé par l’Organisation internationale pour les migrations

L’OIM appelle  jeudi 26 août à répondre au problème fondamental de la crise humanitaire et climatique en Afghanistan en protégeant au mieux les droits humains par notamment un déploiement de moyens financiers pour venir en aide à des centaines de milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays ces derniers mois. Des déplacements qui se sont intensifiés en quelques jours pour tenter de quitter au plus vite l’Afghanistan pris par les talibans.

Il est un appel de fonds de 24 millions de dollars pour assurer une aide urgente répondant aux besoins vitaux. Il est évalué des priorités telles que la nécessité d’abri, de besoins pas uniquement alimentaires comme bâtir des infrastructures d’assainissement permettant d’acquérir une eau propre. Il est également de garantir l’hygiène et la santé, la protection et un soutien humanitaire dans les zones frontalières. Des Afghans manquent de nourriture, d’eau, d’abri, de soins pour leur santé éprouvée. Les soignants demeurent sur place, et ils donnent tout leur courage pour répondre aux urgences, pour soigner les blessures que provoque ce conflit et ils manquent cruellement de moyens, de matériel médical pour répondre à ceux souffrants.

Ce mois de septembre doit inspirer toutes les volontés pour établir un chemin de paix pouvant accueillir des centaines de milliers de déplacés qui ont besoin d’emprunter une voie sûre leur garantissant une protection, une assistance humanitaire.

 2021 – Ce sont plus de 80 millions de personnes déplacées à travers le monde. C’est une instabilité humanitaire, climatique et politique qui s’impose dans nos sociétés en touchant toujours plus brutalement les plus vulnérables, les populations pauvres affrontant la réalité de conséquences que génère le bouleversement activé par une économie en système suicidaire. Que les populations riches, les décideurs politiques ne tournent pas le dos à ceux qui supportent toutes les violences pour qu’eux aient l’illusion de la paix par un enrichissement prenant les ressources de la nature et cette eau de pluie se libérant des yeux de ceux abandonnés dans l’extrême pauvreté et une violence exponentielle.  Cette multiplication met nos sociétés face à un choix à faire pour protéger la liberté, sauver des vies. L’année 2022, ne pourra pas être celle de la paix, si celle-ci est abandonnée aujourd’hui. Il ne nous reste que peu de temps pour ne pas recommencer à tout donner à une économie qui démontre chaque jour combien elle brise la liberté, combien le marchand et la guerre sont liés et abandonnent notre humanité aux chimères et chaos. 

Les lois économiques et politiques qui brisent la liberté et mettent les plus vulnérables en danger, pourraient ruiner l’espérance de trouver un équilibre nécessaire à la survie de tous.  La recherche de richesses et de PIB fort à tout prix, risque de se faire au prix de la vie. 

© Fédora Hélène

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