Haïti – L’onde de choc de crises impactant 650 000 personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence

Le week-end du 15 août 2021 marque notre mémoire collective par les événements dramatiques qui s’y inscrivent en Afghanistan par l’arrivée des talibans à Kaboul le 15 août et par le séisme frappant Haïti.

Ce séisme qui touche notre monde, l’équilibre de tous les pays par le chaos qui perdure en cette continuité d’ondes de choc et l’OMS établit le 2 septembre que le tremblement de terre en Haïti fait 2 200 morts et plus de 12 000 blessés dans un pays où les structures de santé sont déjà très fragiles. Puis, ce sont « plus de 650 000 personnes », annonce l’agence de l’ONU pour les migrations qui ont « encore besoin d’une aide urgente »- Sauver des vies, la priorité. 

La vie au cœur de tout, son nom revenant avec force au cœur de nos systèmes qui l’ont trop longtemps oubliés. Les conséquences de l’absence d’empathie, du manque de solidarité dans nos sociétés politiques et économiques ne se font pas attendre et sont particulièrement graves pour les plus vulnérables.

Haïti – Un séisme dévastateur

Les chiffres officiels annoncent qu’il est plus de 52 000 maisons détruites et 77 000 autres endommagées après le tremblement de terre touchant Haïti, suivi par la tempête Grace qui dans la nuit du lundi au mardi 17 août, traversait les mêmes zones précédemment meurtries par le séisme. Des vents violents, des pluies diluviennes, venaient encore éprouver une population déjà lourdement impactée.

Une population subissant la pauvreté, la violence criminelle imposant une insécurité et l’ONU rappelle que celle-ci entrave l’aide humanitaire essentielle devant parvenir aux plus fragiles. Le 17 août, il était souligné que la route principale reliant Port-au-Prince au sud du pays était contrôlée par les gangs.

L’UNICEF estimait dès le mardi 17 août que près de 1,2 million de personnes dont 500 000 enfants avaient été gravement impactés par le séisme, ainsi que par la tempête Grace. Le représentant de l’UNICEF en Haïti, Bruno Maes, alertait alors sur le fait que « À l’heure actuelle, environ un demi-million d’enfants haïtiens n’ont qu’un accès limité ou nul à un abri, à l’eau potable, aux soins de santé et à la nutrition ». Des enfants totalement démunis qui ont besoin de paix et non de conflits violents éloignant d’eux les chances de bâtir un avenir heureux et au présent de pouvoir bénéficier d’une aide humanitaire dont l’ampleur nécessite de pouvoir bénéficier d’un accès rapide au plus près de ceux en extrême détresse.

Pour rendre cet avenir possible, l’UNICEF est sur le terrain pour secourir et pouvoir donc affirmer que malgré la présence des gangs – avoir réussi à atteindre les zones difficiles pour apporter du matériel médical seulement quelques heures après le tremblement de terre. Néanmoins, la pandémie de Covid-19 et les problèmes de sécurité rendent toujours complexe l’acheminement de l’aide, alerte l’ONU.

Une violence des gangs provoquant, en juin dernier, le déplacement d’environ 19 000 personnes dans les territoires proches de la capitale, Port-au-Prince. M. Rajasingham affirme que « Toutes les parties, y compris les groupes armés, doivent s’assurer que les organisations humanitaires et les fournitures d’aide ont un accès durable et sûr aux zones touchées ».

L’urgence de secourir pour sauver des vies

Les organismes onusiens, leurs membres et bénévoles mettent toutes leurs forces pour braver les difficultés très importantes pour faire parvenir une aide humanitaire urgente au plus de 800 000 personnes touchées par le séisme, des milliers de personnes déplacées à l’intérieur du pays, et ce sont des centaines de personnes qui sont toujours portées disparues, précise l’ONU. Les routes sont fortement endommagées et « la plupart des personnes touchées vivent dans des zones reculées où les infrastructures et les routes ont été durement touchées », précise le chef de la mission de l’OIM en Haïti. « Il a été extrêmement difficile de fournir une aide immédiate, mais avec nos partenaires, nous restons déterminés à atteindre la population touchée dans les zones les plus reculées », explique le chef de la mission de l’OIM en Haïti, Giuseppe Loprete.

D’autre part, l’OIM annonce co-diriger le secteur des abris et des besoins essentiels non alimentaires, en collaboration avec la Direction générale de la protection civile haïtienne (DGPC). Un service de « pipeline commun » a été mis en place par l’OIM et ouvert aux nombreux partenaires internationaux et locaux pour permettre la livraison d’articles du quotidien tels que ceux ménagers, ainsi que des kits d’abris comprenant des outils, des bâches en plastique. Ce sont également des kits d’hygiène répondant aux besoins fondamentaux, des couvertures, des ustensiles de cuisine en direction de ceux ayant tout perdu.

Un monde plus juste, plus sensible, plus équitable, plus respectueux de la dignité est un monde plus durable, plus prospère – un monde de liberté

L’OIM tient également à apporter un soutien psychosocial et souligne que les équipes de protection, ainsi que des psychologues étaient présents pour apporter une aide psychologique urgente. Il est aussi un soutien particulièrement attentif apporté aux femmes qui sont d’autant plus exposées en période dramatique –  aux violences sexuelles, à l’exploitation. Plus la situation est dramatique et met des femmes en grande vulnérabilité plus l’incompréhensible cruauté à l’égard des femmes augmentent et exposent nombre d’entre elles à une violence multidimensionnelle.

Une violence à l’égard des femmes en très inquiétante augmentation à travers le monde, une justice qui aujourd’hui est face à sa conscience et elle peut constater que l’amour, tout le merveilleux de sa paix et liberté est mis en danger par un système prédateur, laissant la pauvreté être ce poison qui en émane.

Pour un monde plus juste, il faut cette force optimiste qui lutte contre toutes les immenses difficultés que rencontrent les organismes onusiens et leurs partenaires pour secourir des vies, alors que si nos systèmes étaient respectueux de la liberté, il serait une priorité pour donner à l’économie ce sens de sauver en premier enrichissement pour le progrès et non être à un enrichissement financier sans aucun sens et révélant toujours sa capacité à détruire des vies, à impacter la nature par un cycle violent de tempêtes, d’ouragans, séismes, sécheresses se multipliant, et devenant la nouvelle cartographie de la Terre, comme les fumées des incendies de forêt marquent les photos de la Terre prises depuis la Station spatiale internationale (ISS) .

 Ça fait mal de voir cela, comme Thomas Pesquet peut le ressentir. De la même manière ce visible de la souffrance d’enfants, de femmes, ça fait mal. Savoir des millions d’enfants et de femmes traumatisés par une extrême pauvreté et être les premières victimes de toutes les violences qui résultent de cet état de nos systèmes dépourvus d’amour.

Cet amour qui perce la glace et se fait présent auprès des plus vulnérables et qui lance un appel à la générosité d’actions, ainsi que l’ONU et ses partenaires le font par un appel aux dons et aussi pour que nos sociétés politiques et économiques changent profondément dans cette urgence qui s’inscrit. Une planète qui n’attend pas et qui exige à notre humanité de faire des progrès humains rapides après les avoir laissés de côté durant des décennies.

Des pouvoirs prédateurs déshumanisent les plus vulnérables, des enfants et des femmes – il est une absolue priorité de reconnaître tout le précieux de leur humanité, combien ils comptent, sont importants et sont cette vérité du cœur, cette preuve que la liberté est essentielle pour que notre monde survive. Penser que détruire est une sauvegarde gardant les plus chanceux, la loi du plus fort pour que notre humanité puisse continuer à dominer en grand prédateur est une folie suicidaire. Notre monde ne pourra perdurer que si au contraire l’empathie, la sensibilité, le respect des droits humains, de la dignité, ainsi qu’une véritable justice en don de paix peuvent vivre !

Les nations Unies lancent un appel de fonds de 187,2 millions de dollars pour sauver des vies

187,3 millions de dollars sont nécessaires pour apporter une aide d’urgence à des centaines de milliers d’Haïtiens impactés par le séisme du 14 août et par la tempête Grace touchant dans la nuit du 16 au 17 août, le sud du pays.

Tout manque – Des abris, un accès à de l’eau propre, de la nourriture, du matériel médical, tout ce qui est nécessaire à la protection de la santé de ceux déjà fragilisés par un système de santé précaire, fragile. Pour donner aux populations lourdement impactées, « Nous avons besoin d’un financement immédiat » alerte Ramesh Rajasingham, dans un communiqué de presse du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Un aide qui doit parvenir à « 500 000 personnes parmi les plus vulnérables des 650 000 personnes identifiées comme ayant besoin d’aide » affirme l’ONU.

Ce sont des crises humanitaires, climatiques, civilisationnelles graves qui impactent notre monde et le coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies en Haïti, Bruno Lemarquis déclare à l’ONU que « Haïti et son peuple ont, plus que jamais, besoin de la solidarité du monde entier, en face de multiples crises en même temps ». Le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) a débloqué 8 millions de dollars pour rendre possible les actions humanitaires sur le terrain.

Un besoin urgent est également pour l’éducation. Nombreuses écoles ont été touchées par le séisme, dont 94 d’entre elles sont complètement détruites à la suite du séisme sur les 255 écoles du département du sud qui ont subi des dommages partiels. Une rentrée devant s’effectuer le 7 septembre et qui demeure très difficile à assurer en toute sécurité pour tous les enfants. Une école essentielle pour tous les enfants traumatisés, une école source d’apaisement pour les enfants ce que souligne Bruno Maes (UNICEF), « Il est tellement crucial pour les enfants qui viennent de vivre cette expérience traumatisante du tremblement de terre et des conditions météorologiques extrêmes, de retrouver la normalité et stabilité d’être dans une classe avec leurs amis et leurs enseignants ».

La joie de vivre l’école, qu’elle soit ce qui réconforte, sécurise et donne les possibilités de construire un avenir serein, libre par l’éducation offerte à tous les enfants – est le message de ce début de septembre qui accueille des millions d’enfants à travers le monde sur le chemin de l’école.

Aujourd’hui, 58 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire et 63 millions de jeunes n’ont pas accès au collège.

 « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on ait pour changer le monde ». Nelson Mandela

Devenons la liberté !

© Fédora Hélène 

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