Le mois anniversaire du Grenelle des violences conjugales en tristesse – 7 féminicides entre le 6 et le 14 septembre

Lors du mois anniversaire du Grenelle des violences conjugales, il est du 6 septembre au 14 septembre: 7 femmes qui ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon, selon le collectif féministe, Nous Toutes.  Il y a eu à ce jour depuis le 1er janvier, 83 féminicides en France.  

Une jeune femme mère de 4 enfants a été tuée par son conjoint devant les enfants le 11 septembre à Aubervilliers, il était alors 81 féminicides. Le 6 septembre à Montélimar, une femme a été poignardée par son ex conjoint dans les escaliers de son immeuble alors qu’elle tentait de le fuir. Il s’écrit alors 78 féminicides. Le 14 septembre, une femme de 88 ans est tuée par son conjoint avec un fusil, selon le collectif féministe, Nous Toutes.

Le collectif féministe Nous Toutes, annonce ce jour qu’une deuxième femme a été tuée par son compagnon le 14 septembre à Cayenne .

Il est 84 féminicides à ce jour

C’est cela la justice en France, cette immense peine.

Des féminicides survenant par l’infernal des violences faites aux femmes qui s’inscrivent dans notre civilisation et la lutte contre les violences à l’égard des femmes est internationale. Il serait donc à penser que seul le choc civilisationnel qui commence pourra amener une réconciliation véritable de notre humanité qui face au bouleversement climatique et civilisationnel saura amenée par nécessité de survie à faire le choix du respect des droits des femmes qui sont des droits humains par évidence puisqu’une femme est un être humain. Une humanité que nie un prédateur. Ils excluent les femmes de l’humanité comme nos systèmes prédateurs déshumanisent, comme la religion impose un lourd endoctrinement jugeant le corps des femmes, les droits à l’égalité par l’absurde de manipulations détruisant la liberté. Le corps des femmes est la première victime de ce mental prédateur. L’homme domine une femme en pensant que la naissance lui appartient, qu’il est le maître de celle-ci et la femme uniquement un réceptacle mettant un enfant au monde.

Il n’est pas rare que des prédateurs soient particulièrement violents à l’égard de leur conjointe enceinte, à l’égard des enfants, puisque pour eux, ils leur appartiennent. Il fait de sa compagne et de ses enfants, ses poupées russes en objet témoin de sa puissance. Il n’est aucun amour en lui, strictement aucun.  

D’autre part, nous avons établi une économie auto destructrice qui est ce barbare infligeant à des êtres humains la souffrance de la pauvreté, des discriminations, de fortes inégalités, ainsi que le racisme – le tout s’accordant autour d’un élément dominant le patriarcat qui détruit des vies. Notre civilisation est capable de concevoir l’esclavage et celui-ci perdure à travers les violences faites aux femmes qui détruisent la liberté d’un être humain, et le soumet, anéanti ses rêves, sa liberté, sa vie.

Le trafic d’êtres humains à travers le monde  persiste , des femmes et des enfants en première ligne à être vendus – et ce trafic augmente sa violence en ce temps de pandémie qui révèle le bouleversement qui pointe du doigt sa réalité par le réchauffement climatique, par le déséquilibre imposé à la nature par nos systèmes économiques et politiques qui malgré les alertes faites par les scientifiques amplifient leur pouvoir, sont en pleine ascension. La cupidité demeure l’attrait, l’enrichissement une valeur de réussite en loi du plus fort. Puis, c’ est  la violence que provoque l’injustice sociale que subissent en premier les femmes et les mères isolées ayant réussi à fuir un tyran domestique qui restera dans l’ombre du système prédateur à constamment nuire et menacer ses proies. Tellement certains de leur impunité, les prédateurs tirent leur légitimité de nos sociétés particulièrement violentes.

La justice est issue de ce système de puissance sur la vie et elle a besoin de cette économie pour fonctionner. Elle demeure à cette violence à l’égard des plus fragiles, tandis que les prédateurs y puisent leur impunité. La justice n’est que la pensée du cœur, or celui-ci est effacé dans notre société et il est plus la volonté de faire carrière et fortune qui domine et non la volonté humaine de fonder une paix durable nécessitant la valeur de partage pour bâtir notre monde.

Les victimes sont considérées comme des numéros soumis à la loterie des ordres de ce système. Il sera une majorité de femmes et d’enfants ayant la force de témoigner ou le silence des souffrances pour expresion de leur vie, qui seront oubliés, invisibles, leur humanité en douleur dans l’indifférence qui n’est que la cruauté armant nos sociétés de puissance.

La justice en pouvoir absolu héritière de la monarchie, elle n’est pas près de changer ! Des avocats y sont parfois, ces artisans de paix dans cette dualité constante face à ceux aux langages fermés des versions latines et l’incompréhensible indifférence à l’égard des victimes dont peu sont informées de leurs droits s’écroulant si rapidement sous la perversité des lois ne respectant pas véritablement les conventions internationales luttant contre les violences faites aux femmes, et qui depuis un quart de siècle inscrivent ce que signifie un prédateur. Il détruit une vie à coup de violence et de cruauté. Il aurait suffi de sensibilité pour le comprendre, mais les palais et leur arène en tribunal ont laissé des femmes et des enfants vivre une intense souffrance. Ce seront des victimes qui seront d’autant plus traumatisées face à ce sourd qui n’entend jamais la liberté.

Le pouvoir absolu, refondre profondément la justice, quand les décideurs politiques uniront cette volonté à l’agora du peuple, il sera l’émergence d’une véritable justice se faisant l’expression de la démocratie, et un don de paix. Pour le moment, il est l’injustice que l’on laisse au hasard, elle devient ce non-sens perpétuel. Ce sont des milliers de victimes qu’elle a abandonnées, humiliées depuis des décennies et ne s’ excusant jamais. 

Les prescriptions organisées concoivent l’impunité, alors que la justice méprise des plaintes et peut faire subir aux victimes des années d’attente. Des victimes disent n’avoir pas eu de nouvelles de leur plainte depuis plus de cinq ans et une avocate dit à une victime, « Une de mes clientes vient d’avoir des nouvelles de la justice 6 ans après sa plainte ». Quand une autre avocate explique qu’il n’y a pas d’enquête. Puis, que l’on comprend qu’il n’est que l’administratif et surtout le fait de culpabiliser une victime, de la mettre en doute, en état de choc et d’effacer la force de témoigner qui est issu de la vie d’un être humain. Ne pas voir le regard de souffrance des victimes et être à écouter sans fin les manipulations de prédateurs se victimisant et usant avec art d’un système qu’ils connaissent particulièrement puisqu’il correspond à leur mental.

La justice est cette illusion, elle ne vit pas et n’existe que par ce qui l’a conçu: une Hydre vouée aux guerres et au marchand qui vend jusqu’à l’eau de la Terre, qui pollue l’air et la justice en est le reflet comme elle appartient à un pouvoir dominant et non se faisant proche des plus fragiles. Une justice qui imprime une peur, des traumatismes supplémentaires comme si une victime n’avait pas déjà assez souffert. Ce sera à cet exemple,  une experte psychothérapeute qui correspond à ce désastre et provoque un état de choc en disant sans aucune empathie à une victime, « On vous demande de raconter ». La victime doit encore raconter un viol vécu enceinte, des viols conjugaux, des violences conjugales, dont des maltraitances vécues enceinte alors qu’il était une grossesse à risque, une naissance en urgence –  comme ça sur commande la victime doit « raconter » par cette inhumanité du pouvoir de la justice qui ne se soucie pas de la santé physique et psychologique de la victime, sans même lui proposer un verre d’eau. Une psychotérapeute s’en allant fière du devoir accompli sans aucune sensibilité pour l’humain. Mais les cases sont cochées et ces gens déterminent, jugent une vie qu’ils ne connaissent absolument pas, ignorant tout du prédateur en question qu’ils n’ont jamais affronté en face quand par exemple il menaçait sa proie de mort avec un couteau. Le tout pour que deux ans après une plainte pour viols et violences, il soit tranquillement à se nourrir de sa cruauté en se baladant aussi fier que le système – fort de son éternelle impunité. Comme quoi détruite la vie d’une femme à coup de violences est ce facile garanti de n’être jamais face aux actes criminels commis à l’égard d’un être humain, une femme. Cette psychothérapeute n’hésitant pas à affirmer à une victime en état de choc, en larmes et mère isolée,  « On peut mesurer la souffrance« , dit-elle d’un regard froid et autoritaire.  Non, la souffrance d’un être humain ne se mesure pas avec des normes inventées apprises sur un banc livresque. La souffrance d’une mère violée enceinte ne se mesure pas, elle est incommensurable. On n’oublie pas l’inhumanité qu’offre celle qui se nomme « justice » . Le prédateur n’aurait pas mieux fait pour provoquer un état de choc dont la souffrance est non mesurable. C’est cela #PayeTaPlainte au 21ème siècle en France. 

La violence coule dans les veines de cette société et la justice est la peine, le deuil de toute justice qu’il soit une alerte faite auprès de ministères, de députés, d’associations féministes, rien ne change. Rien et les victimes vulnérables n’auront pas le choix. Il faut alors savoir que la justice, c’est la vie, la force d’aimer, mais certainement pas celle présente en puissance de nos institutions.

Le Grenelle des violences conjugales

Marlène Schiappa expose des mesures en rappelant en réalité celles existantes pour la plupart bien avant, mais qui ne sont que rarement appliquées. Puis il sera la politique et la réalité du terrain.

C’est cet ex-conjoint en tyran domestique condamné pour violences conjugales à deux ans de prison avec sursis car pour une fois des témoins ont réagi alors qu’il agressait sa conjointe en pleine rue comme il en a toujours eu l’habitude,  et contre qui il est plainte pour viols et violences depuis deux ans et qui le laissera impuni car si la justice avait dû l’arrêter cela aurait été depuis des années où il détruit une vie, traumatisé et abandonné ses enfants. Par ailleurs, il escroque , manipule comme bon lui semble en roi de cette société d’indifférence dans laquelle il se fond par ses actes prédateurs en  manipulateur d’expérience, c’est sa colonne vertébrale, ce qui le fait exister.

Il était à harceler son ex-conjointe comme il l’a toujours fait et sachant que la justice s’en moque éperdument, en restant tout un dimanche sous ses fenêtres, comme il était chaque jour à errer dans son quartier et ce d’année en année , et les alertes faites en été vaines, même s’il injuriait, crachait, agressait dans la rue, devant et dans les écoles, où rentrant de force dans le domicile de son ex-conjointe, où balançant de toutes ces forces des poubelles contre la porte et les volets du rez-de -chaussée de la maison de son ex-conjointe. Les voisins au balcon à regarder sans réagir, sauf à s’inquiéter qu’il jette une poubelle sur leur voiture garée à proximité. Ce sera la police appelée par la victime en état de choc. Un appel pour rien ou si pour dire à la victime que sa vie n’a aucune valeur et qu’un prédateur peut se distraire en la détruisant. Ils le laisseront partir comme si de rien n’était en déclarant « La prochaine fois, on fera une HO. C’est un débile ». Le débile en question recommencera dès le lendemain ces violences et ce jour après jour, année après année, sachant que son impunité restera l’emblème de son unique réussite, détruire gratuitement une vie et pouvoir recommencer sans cesse.

Puis ce sera un appel passé au commissariat alors que ce prédateur passe un dimanche sous les fenêtres de son ex-conjointe. Le policier répond que nous sommes dimanche, qu’il n’y pas d’effectifs, qu’il ne veut pas noter l’appel pour au moins le signaler alors qu’il est une plainte pour viols et violences contre le prédateur si tranquille à toujours détruire, cherchant jusqu’au bout à terminer sa tâche. La victime évoquera en ce mois de septembre 2019, les Grenelle des violences conjugales et le combat de Marlène Schiappa, ce à quoi le policier répond « Je ne fais pas de politique ». Les droits des femmes sont-ils donc non des droits humains, mais des annonces politiques sans intérêt ?

La réalité du terrain est tout autre, mais si des victimes peuvent être sauvées, protégées par les annonces du gouvernement pour lutter contre les violences conjugales, c’est ce qui est important. Mais, n’oublions pas toutes les victimes que la justice méprise sans être inquiétée puisqu’elle est cette toute puissance, comme un prédateur tire la sienne de la même société de violences, au bénéfice du la même économie saccageant la liberté.

La souffrance et ces mots du silence la définissant

Comment écrire la douleur, quels mots pour exprimer la souffrance, que le silence. Cette femme au sol, ses pleurs humains, si profondément humains, entendons-nous ces gouttes en larmes venant de l’amour. C’est lui qui vit, c’est lui qui transparaît. Il est ce qui sauve, ce qui relève. C’est par lui que les violences faites aux femmes seront anéanties.

L’amour constitue notre humanité, et nous entendons dans nos cultures nous dire que les hommes sont des prédateurs, ces ennemis de la paix, portant la cruauté pour combat, que l’humain est ainsi.

Si nous écoutions un chant nouveau nous disant que l’homme est profondément bon, qu’il est ce soleil au cœur de son cœur, si nous échappions un jour à l’éternelle violence frappant notre monde et faisant de la France, ce pays de violence où l’injustice blesse tant nos yeux qui laissent le chagrin prendre la place de l’espérance, se faire l’immense deuil de toute justice.

Une justice qui se définit par les mots prononcés par Martin Luther King, « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde » La justice en France est une douleur par son système d’impunité qui s’est bâti par le patriarcat, par un pouvoir politique dont elle est issue. Puis, elle ne peut pas se séparer de ce qui est sa matrice. Ainsi la séparation des pouvoirs ne peut être et ne sera jamais dans le système dominant, comme le respect de l’engagement du développement durable : anéantir toutes les violences faites aux femmes pour 2030, ne viendra pas de nos systèmes actuels.  

Une justice qui par son langage obscure aux formules latines reprend l’art de la manipulation que le système prédateur qui érige l’économie impose à nos sociétés. Dans les méandres de ces milliers de textes de lois à la puissance de leur perversité, il est le théâtre d’une justice qui tient entre ses mains la vie d’êtres humains. C’est ainsi que la justice est précieuse et par cette responsabilité qu’elle devrait être refondée, devenir plus respectueuse des victimes et non provoqué des traumatismes, des peurs, celle qui s’éloigne des plus fragiles, alors qu’elle devrait se faire plus petit que pour recevoir le témoignage d’enfants et de femmes victimes de prédateurs. Elle devrait entendre la voix des plus vulnérables en prenant soin de leur santé physique et psychologique et pour ce faire elle doit devenir ce don de paix qu’il la transforme en une justice véritable.

Puis, à l’intérieur de ce labyrinthe aux portes conçues pour être fermées, il y a ces lueurs, ces femmes et ces hommes généreux, écoutant avec compassion le témoignage des victimes de violences conjugales et/ ou sexuelles. Ils sont ces artisans de paix qui accordent à notre avenir le droit de se construire par le respect des droits des femmes qui sont des droits humains par évidence puisqu’une femme est un être humain.

Il y a également grâce à certains magistrats.es ,  policiers.es,  gendarmes et avocats.es, cette espérance, cette bonté qui brisent la nuit pour que le jour paraisse et que nos enfants n’aient pas à vivre la violence qui détruit la vie, la violence des prédateurs.

Nous devons nous accrocher à cette corde tressant le pont qui nous conduira vers la paix et donner toute notre attention à ceux faisant du bien, ne mettant pas un être humain en souffrance. C’est peut-être cela la définition du mal, mettre un être humain en souffrance, se jouer de sa vulnérabilité, de sa vie, de son cœur et rêves. Les émotions humaines sont particulièrement précieuses et le respect des droits humains permet de les protéger et de faire en sorte qu’un prédateur ne se joue pas de ce que ressent un être humain, une femme pour l’anéantir.

Prédateur – l’anéantissement d’une vie

Un prédateur s’attaque au corps humain d’une femme pour anéantir son humanité par le pouvoir de l’inversion qui est celui du système qui s’impose dans nos sociétés. En réalité, il anéantit son humanité, devient ce que l’on nomme ce « monstre » car la première chose que fait un prédateur est de se déshumaniser pour posséder cette puissance de ne rien ressentir en apparence, et blesser l’autre en sachant que rien ne peut l’atteindre et qu’il se jouera de tout, manipulera les émotions humaines coûte que coûte.

La deuxième chose qu’organise un prédateur est son impunité et il maîtrise le système judiciaire pour ce faire. Il ne lui faudra pas fournir beaucoup d’efforts tant son mental correspond à celui qui organise le fonctionnement judiciaire pris en piège de l’administration, de l’envie de pouvoir, d’y faire carrière et parfois fortune.

Le corps de femme est déshumanisée, les prédateurs impriment ce qu’ils sont en chassant et agressant leur proie. Ces voleurs de vie qui ne ressentent rien et qui deviennent cette haine et ne cherchent  qu’à détruire l’amour qui anime un être humain, le rend vivant.

En faisant subir toute leur cruauté à leur victime, les prédateurs sont convaincus que leur proie ne pourra plus jamais aimer, plus jamais ressentir l’amour en elle, trouver la paix, et vivre. Ils balancent une vie dans le vide entre la vie et la mort, devenant ces maîtres qui décident de l’avenir de leur victime. Cette roulette russe qu’ils appuient contre la tempe de leur proie en leur disant « Ce soir, je te tue ou je ne tue pas ».

C’est la cruauté du prédateur précédemment cité, il menace sa proie de mort avec un couteau en hurlant, « je vais te tuer, je vais te tuer » et il sait très bien qu’il sera impuni même si la victime témoigne, ce qui sera alors qu’il venait de menacer une école à Bordeaux l’année scolaire 2015/2016. Pour ce fait, alors que les enfants et leurs enseignants sont restés confinés dans leur classe, il sera condamné à une simple amende. Un fait qui passera inaperçu et la victime pensait que la justice la protégerait enfin ! Il fut également ignoré que ce prédateur vivait dans un hôtel trois étoiles sans travailler et sans payer et qu’il doit à celui-ci plus de 3 000 euros d’impayés, qu’il ne paiera jamais comme certainement l’amende en question ! Comme il doit à un autre hôtel de cette même ville où il a été arrêté après avoir menacé l’école, une note de plus de 800 euros. Escroc professionnel, cela a été un plaisir pour lui de manipuler, de commettre des menaces à l’égard de l’école de ses enfants, en étant finalement à recevoir une leçon de morale et encore, certainement plus à être considéré comme la victime dans le système d’inversion régnant.

Pour prouver sa toute-puissance, il reviendra harceler quotidiennement sa victime, déposera devant sa porte une tête de mouton pourrie avec un post-it collé dessus où le nom de la victime était écrit. Seule une main courante fut prise, et le policier déclara à la victime, « Peut-être qu’à force de mains courantes, le procureur fera quelque chose ». Il ne fut absolument rien. Pendant ce temps, le prédateur s’alcoolisait, manipulait, faisait ses habituelles escroqueries, vols en compagnie des mauvaises fréquentations en col blanc qui admirent ce dangereux prédateur. Cela est toujours en 2021, et cela sera les années suivantes.  

Il sera même à Bordeaux en 2016 à s’allier à un autre prédateur pour s’amuser à faire agresser son ex-conjointe. Il peut continuer ainsi, et même tenir encore son couteau contre sa victime si ça lui chante, il n’est plus aucune confiance en la justice qui n’a su qu’apporter des traumatismes supplémentaires dans son indifférence magistrale. Rien n’attendre de ce système qui interdit à des victimes de pouvoir se reconstruire et qui devront à être comme des mécaniques à témoigner sans cesse comme si la justice ne savait pas qui sont ces criminels tuant une femme, traumatisant des vies, comme si nous étions dans une totale ignorance des conséquences gravissimes dans la vie des victimes des violences qu’elles subissent, de l’emprise qu’exerce un prédateur en anéantissant par la souffrance un être humain.

Rappeler à ceux qui l’ont oublié leur conscience, un Vendôme de la justice est une urgence, refondre la justice est une priorité pour qu’elle ne demeure plus en définition aux mots de Martin Luther King, qu’elle n’a jamais réellement entendus.

La justice devient alors la violence qu’elle imprime en reflet de son système d’impunité. Ce prédateur aurait été plus inquiet s’il avait volé de l’argent, non à des victimes vulnérables, mais au système marchand qui impose sa puissance.

La justice par ses graves dysfonctionnements, par le patriarcat qui la forme est celle qui laisse la voix des victimes au désert. Dans sa toute-puissance, elle sait que les victimes en état de grande vulnérabilité ne peuvent accéder au droit à la justice, et qu’elles resteront réduites à ce silence des grandes souffrances.

Ce mur si dur – les Conventions internationales luttant pour l’élimination des violences faites aux femmes ne sont pas véritablement respectées en France depuis un quart de siècle où elles ont été établies.

Les conventions internationales ne se sont pas constituées avec du vide, mais avec le savoir récolté par des études sur les violences faites aux femmes, la gravité d’actes criminels qui mettent sous emprise un être humain, une femme. Des actes qui détruisent des vies.

La justice qui ne croit pas aux témoignages des victimes et classe des plaintes sans suite, où permet sans fin des non-lieu au bénéfice du doute défendus par certains avocats possédant cette insensibilité, ce jeu d’acteur qui n’est pas et ne sera jamais ce qui définit la justice véritable qui ne peut être que la paix et non ce qui nie une victime à coup de manipulations jouant avec la perversité des lois.

Le patriarcat au triomphe restera tant que la société adulera un capitalisme prédateur, une politique s’attachant à un système instable héritier de la monarchie et qui n’a pas véritablement construit une république en renaissance. La pauvreté demeure et les privilèges forment la violence de l’enrichissement, de l’omerta, des corruptions, de la cupidité puisque l’argent achète tout. Une société qui fait subir traumatismes sur traumatismes aux plus vulnérables, pave son avenir de douleurs.

C’est une victime témoignant d’un viol vécu enceinte assise sur une chaise coincée entre un bureau et une porte ouverte donnant sur un couloir passant d’un commissariat et se trouvant au fur et mesure des conditions d’accueil déplorables en état de choc. Elle repartira sans que personne ne se soucie de sa santé, de comment elle va tenir le coup. C’était ce prédateur d’une extrême violence et qui indifférent partait comme si de rien n’était rire avec ses copains de bistrots entre avocats, politiques et journalistes qu’il côtoyait. En réalité, la victime venait de revivre cette indifférence glaciale, la violence qui imprime nos systèmes et que subissent également des policiers- ères travaillant chaque jour avec la présence de la violence , ce qui épuise, assomme un être humain même s’il est formé, qu’il s’agit de son métier, il demeure un être humain et la violence piège, frappe d’une manière ou d’une autre et il est alors primordial de lutter contre ce qui a pu donner naissance à un système prédateur qui détruit des vies.

Puis, il est souvent des locaux inadaptés pour recevoir des femmes et des enfants victimes de violence, tant des commissariats ne sont pas pensés pour être des lieux où on accueille la parole des victimes avec compassion. Des victimes doivent encore raconter, c’est-à-dire revivre l’horreur d’un crime qu’est le viol. Traumatisée pour être encore traumatisée, c’est ce que la justice inflige souvent aux victimes.

Protéger est le moteur de la justice et elle devrait s’en inspirer. Combien de victimes ont déclaré des dépressions, des tentatives de suicide, des maladies graves à la suite de violences que des prédateurs leur ont fait subir, ainsi que la justice ?

La justice s’est-elle posée la question des milliers de victimes femmes et d’enfants qui n’auront jamais le droit à la justice et qui ont été humiliés, mis en souffrance par ses lacunes ?

Puis, les dossiers d’aide juridictionnel ne seront que rarement traités avec respect. Des avocats n’informent pas les victimes de la réalité de leurs droits, et ils feront de la victime, un numéro. « On verra à Pâques si la justice n’a pas bougé pour faire une plainte avec constitution de partie civile » dit une avocate à une victime de violences conjugales multidimensionnelles ayant porté plainte depuis un an et qui alerte cette justice depuis des années, en vain. Puis, une autre avocate indiquant à une victime, « La cliente juste avant vous, vient d’avoir des nouvelles de la justice 6 ans après avoir porté plainte ». Une autre avocate expliquera avoir défendu une femme ayant porté plainte pour viol et le fait que l’affaire a duré 7 ans !

Certaines victimes n’ont toujours pas eu de reconnaissance de la part de la justice depuis près de 10 ans. Et, les prescriptions font que des prédateurs ont pu détruire des vies dans une totale impunité, alors que la justice dépasse allègrement les délais de prescription en abandonnant des victimes à leur triste sort en leur faisant subir une attente douloureuse pouvant durer des années !

Quand la société sera renouvelée par le verbe aimer, elle pourra être l’expression véritable de la paix et de la liberté qui pourra donner naissance à une justice nouvelle. En attendant, des victimes demeurent complètement ignorées dans ce silence imposé, où s’exprimant dans l’artificielle liberté des réseaux sociaux tirant au sort une victime qui sera celle ayant de la visibilité, tout en laissant des milliers de femmes et d’enfants de côté, isolés sur le bord du chemin.

Tout sera possible quand nous l’aurons décidé, en attendant résonne toujours les mots de Martin Luther King. Écrire sur les murs d’indifférence – Un pays où la droite à l’extrême droite, à une gauche se glissant entre macronisme et autres,  ont encore de beaux jours devant eux à dominer, pendant que les prédateurs coulent des jours heureux. La dernière grande manifestation du collectif féministe NousToutes  a réuni moins d’1 % de la popualtion, pendant que la Manif pour tous défile toujours en ombre sur la lumière. 

© Fédora Hélène

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