Surveillance numérique – L’IA met en danger la liberté – L’ONU demande un moratoire

Mercredi 15 septembre, l’ONU demande que soit respecté un moratoire concerant certains sytèmes IA , et quant à l’application de l’intelligence artificielle au sein de notre société, soulevant la problématique fondamentale de la liberté mise en danger par l’utilisation qui est faite des progrès technologiques sans que les gouvernements ne respectent une transparence. 

Un rapport établi à la demande du Conseil des droits de l’homme met en évidence que la liberté est impactée par la manière dont sont utilisés les outils numériques devenant ce dominant par l’augmentation des performances de l’IA. Des gouvernements mettant l’homme en concurrence avec les capacités de l’IA conçues par cette dualité où l’être humain se crée son ennemi ordonnant à sa place son avenir en une conquête numérique le représentant en super prédateur sans la contrainte et les limites du corps humain.

Une société mathématique poussée à l’extrême, devenant l’unique langage, celui universel qui peut s’appliquer dans le monde entier. Si la musique à cette particularité de langage universel, elle transmet l’art, le cœur de l’humain par les émotions, l’imagination et les rêves qu’elle accompagne en fil conducteur jusqu’à leur réalisation.

La musique donne à la liberté toute la dimension de son don dans ce perceptible et cet invisible de nous-même, suivant la ligne du secret de notre humanité, sa définition illimitée qui s’enrichit en nous donnant la chance de découvrir la connaissance de l’univers, de notre Terre, de notre mémoire. Nous fondons le merveilleux, la générosité des intelligences qui s’unissent aux lignes traçant les notes qui iront jusqu’à habiter le vide pour le peupler de vie.

Le langage numérique est conçu non par notre capacité d’aimer, mais  par nos systèmes prédateurs. Tout s’éloigne de la paix que la musique, l’art cultivent, nous offrant le chant de l’espérance. Au contraire de cette voix, le langage de l’IA permet à l’homme de déployer une puissance inégalée maîtrisant la société et capable au futur de conquérir d’autres planètes.

La société sert actuellement de terrain d’entraînement grandeur nature, et les citoyennes et citoyens risquent d’être soumis à l’obéissance numérique, où l’IA par la mémoire Big Data, peut prendre des décisions en lieu et place des êtres humains , concevoir l’organisation d’une société, établir un ordre sans faille où une sécurité définie est la dominante. L’homme devenant un numéro correspondant à une place précise dans le système défini, devant faire uniquement ce qu’il attend de lui pour ne pas subir une exclusion de la société.

La Chine met en application cet ordre numérique où tout est ordonné par le pouvoir immuable et aucun écart au programme n’est toléré. La liberté est alors mise en danger, les droits humains deviennent l’ennemi de l’ordre nécessaire pour acquérir une conquête prestigieuse et devenir la première puissance incontestable.

Basculer dans l’anti humain pour devenir une minorité intelligente pouvant accéder à un avenir en une dimension pensée comme infinie. Les voyages touristiques dans l’espace, la sécurité absolue sur Terre, les patrouilles de drones devenant l’habituel dans les villes, les choix de vie conditionnés, restreints et la dématérialisation de nos institutions, de notre environnement sont un risque majeur qu’entraîne une certaine utilisation de l’IA. 

Ce sont les tribunaux virtuels, la médecine de ville remplacée par une application aux compétences élargies et plus performantes qu’un médecin pour établir un diagnostic et le traitement sans que le patient puisse intervenir.

La justice a déjà ce système de l’arbitraire où la personne est soumise à l’ordre des juges, avocats qui discourent et décident de la vie d’autrui sans que celui-ci puisse réellement intervenir. Il est dépendant du système et cette structure qui favorise le pouvoir et donne l’illusion de justice, est ce que promet les divers algorithmes directifs qui influencent les jugements de manière arbitraire. Une société qui s’auto-annule et ce principe n’est qu’à ses débuts.

Parcousup est déjà ce désastre de laisser de côté des jeunes de manière arbitraire par décisions d’algorithmes ordonnés par une technocratie politique que le peuple ne peut contrôler. Il n’y a pas de transparence et les applications peuvent à tout moment changer les verrous s’appliquant et entravant les citoyens sans que ceux-ci puissent s’y opposer, et parfois les personnes ne s’apercevront même pas qu’elles sont dirigées sans avoir posé le moindre consentement.

Une liberté en danger, c’est notre avenir qui l’est, ainsi que la nature qui subira une domestication à outrance puisqu’il est de tout contrôler en pensant pouvoir à ce prix perdurer. Les fortes inégalités, discriminations y seront grandissantes et le danger est que l’instinct de survie s’exprimant dans une société violente, soit cet écho en réponse. Un monde allant alors vers le pire et non vers un chemin de paix.

La pandémie a permis à certains gouvernements de faire des abus de pouvoir par des mesures sanitaires prônant des confinements, couvre-feux, sanctions arbitraires et creusant les inégalités, montrant du doigt les populations vulnérables mises à l’écart. Une solidarité superficielle, des promesses politiques en leurre achetant la paix sociale, des violences policières à l’égard de manifestants que dénoncent l’ONU, nous sommes dans ce climat instable pouvant générer toujours plus de violences à l’égard des plus fragiles.

Puis, la pandémie a mis en évidence l’outil numérique, le fait que le pouvoir politique pouvait rompre le lien social, maintenir la culture fermée, ainsi que les écoles durant un long temps préjudiciable au bien être des enfants et des adultes.

En France, la pandémie a révélé la souffrance d’enfants devant suivre des soins dans des infrastructures psychiatriques pour réponse tant nos sociétés ne veulent pas changer, ni réfléchir sur l’alerte majeure que l’innocence des enfants si merveilleux lance à chacun de nous, au rythme dément d’une économie destructrice qui jour et nuit produit sans relâche comptant les secondes en rapport de profits, de compétitivité féroce. L’IA utilisée de cette manière aggraverait les conditions de vie des plus fragiles, et provoquerait des injustices sans précédent.

 Accélération des systèmes préjudiciables aux droits humains  – Un moratoire est demandé pour établir des textes gardiens de la liberté face à une dictature numérique se mettant en place à travers le monde

C’est ainsi que mercredi 15 septembre, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) demande à la communauté internationale de respecter un moratoire de systèmes IA afin de « mettre en place un dispositif pour protéger les droits humains quant à leur utilisation ». Même si nous pouvons craindre que ce dispositif ne soit pas réellement respecté, ni ne soit durable.

L’ONU souligne que l’intelligence artificielle représente « un risque grave d’atteinte aux droits de l’homme ». Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des droits de l’homme à l’ONU, déclare que « Les technologies d’intelligence artificielle peuvent avoir des effets négatifs, voire catastrophiques si elles sont utilisées sans prendre suffisamment en compte la manière dont elles affectent les droits humains ».  

Cette alerte est essentielle tant l’IA fait partie d’une militarisation de l’espace civil sous l’autorité d’un régime politique qui impose une dictature par le numérique comme la manipulation des émotions humaines peut orienter dès à présent des électeurs à faire un choix plus qu’un autre lors d’élections. Les techniques de manipulations sont ce circuit des réseaux sociaux en site publicitaire faisant gagner beaucoup d’argent à certains. Des réseaux sociaux sur lesquels certains politiques  sont particulièrement présents comme des influenceurs nouvelle génération.

Le temps de décompte des campagnes électorales pour que soit un temps d’expression équitable, ne peut être juste en réalité puisque les moyens financiers ne sont pas identiques, ni les capacités d’investissement pour diffuser constamment sur les réseaux sociaux par différents moyens et pas par uniquement le fait d’avoir un compte personnel.

 Des systèmes IA instaurant une dictature administrative discriminante

Le rapport démontre que les techniques de profilage, de prise de décision automatisée, ainsi que d’autres paramètres décisionnels impactent le droit à la vie privée, surveillent de manière intrusive la population, et entravent les droits à la santé, à l’éducation, à la liberté de mouvement, à la liberté de réunion pacifique et d’association, et à la liberté d’expression.

Nous savons que les réseaux sociaux imposent une censure même s’ils disent le contraire, comme l’administration devient une entrave grave à la liberté en imposant une sorte de harcèlement par une surveillance constante, comme les caméras sur le lieu de travail contrôlent les faits et gestes des travailleurs, comme les radars de plus en plus perfectionnés sont ce piège permanent pour récolter de l’argent.

Des gouvernements investissant dans des lois sécuritaires et le matériel permettant leur application, mais laissant à l’abandon l’objectif premier du développement durable : Pas de pauvreté.

Des systèmes numériques qui peuvent aussi être utilisés à des fins de sélections discriminantes comme pour « bénéficier de services publics » explique le rapport, et qui peuvent décider : qui sera recruté pour un emploi et qui sera écarté sans que lui soit donner une chance.

La société devient de plus en plus violente par les systèmes technocratiques, politiques et économiques détournant le progrès de la science à des fins de pouvoir et de cupidité.

L’ONU informe que des personnes ont déjà été victimes de ces systèmes et ont pu être arrêtées de manière injustifiée par la captation de leur identité par une caméra à reconnaissance faciale, comme d’autres personnes ont été rejetées de leur droit à la sécurité sociale par le résultat arbitraire d’algorithmes.

Des systèmes numériques de plus en plus utilisés par les forces de l’ordre alerte le rapport, un système faisant intervenir des programmes prédictifs. Le rapport souligne que « Les déductions, les prévisions et la surveillance effectuées par les outils d’IA, y compris la recherche d’informations sur les modèles de comportement humain, soulèvent également de graves questions ».

Des programmes numériques pouvant être dirigés de manière totalement discriminante et être un harcèlement à l’égard de populations déjà marginalisées, et  victimes de racisme. Les services de Mme Bachelet précisent que « Ces risques sont encore plus élevés pour les groupes déjà marginalisés ».

L’homme surveillant l’homme est un fonctionnement destructeur, prédateur . Il ne peut être la promesse d’un monde plus sûr et en paix, mais au contraire imposer une société de plus en plus violente qui pourra élargir ses possibilités avec la robotique IA, tels que les drones s’imposant dans l’espace civil. Le contrôle absolu de la population est un peu le Saint Graal de certains politiques et leurs partenaires pour instaurer des jeux dangereux pour la liberté.

Le rapport note que le défi est également face aux « technologies biométriques, qui deviennent de plus en plus une solution de choix pour les États, les organisations internationales et les entreprises technologiques. Or ces technologies, qui incluent la reconnaissance faciale, sont de plus en plus utilisées pour identifier les personnes en temps réel et à distance, ce qui permet potentiellement un suivi illimité des individus ».

Une transparence de l’utilisation de l’IA que les États masquent

Le rapport souligne que les données utilisées par l’IA pour former le portrait virtuel d’une personne peuvent être erronées, discriminatoires, obsolètes ou non pertinentes. La Haut-Commissaire précise que « Nous ne pouvons nous permettre de continuer à tenter de rattraper le train en marche en ce qui concerne l’IA et permettre qu’elle soit utilisée sans contrôle ou presque et à réparer les conséquences sur les droits humains après-coup ».

Les gouvernements peuvent en ce moment établir un encerclement de la liberté de manière insidieuse par l’habitude ne serait-ce du portable, et instaurant comme normal un contrôle permanent et une interprétation mensongère des faits et gestes d’une personne qui pourrait être considérée comme ne respectant pas les ordres imposés par un gouvernement sans qu’il en ait en réalité le moindre droit. Ce qui est l’égal n’est pas forcément respectueux des droits humains et à partir de là, devient en réalité ce qui est illégal aux yeux de la liberté.

Le rapport exprime également que « la complexité de l’environnement de données, des algorithmes et des modèles qui sous-tendent le développement et le fonctionnement des systèmes IA, ainsi que la dissimulation intentionnelle d’informations de la part des acteurs gouvernementaux et privés sont des facteurs qui sapent le moyens dont dispose le public pour comprendre véritablement les effets des systèmes IA sur les droits de l’homme et de la société ».

Un rapport qui met en évidence la nécessité d’un moratoire, mais ne serait-il pas de garantir la liberté, ainsi qu’ un avenir serein pour notre monde, en ne soumettant d’aucune manière notre liberté à un système numérique qui sera nocif pour la liberté car l’IA est conçue par une volonté de dominer. 

© Fédora Hélène 

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