Combattantes – La lutte pour l’égalité des sexes, un chemin pleins d’obstacles et de violences

Une journée, le 3 novembre, s’écoule sans droits pour les femmes travaillant gratuitement depuis 9h22 et ce jusqu’à la fin de l’année. Les inégalités salariales, les violences économiques continuent à impacter les femmes alors qu’en 2017, Emmanuel Macron déclarait « grande cause du quinquennat » l’objectif 5 du développement durable, qu’il annonçait en la date symbolique de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Les militantes, associations et collectifs féministes dont les Glorieuses lançant ce jour une pétition à destination des candidats-es à la présidentielle 2022 pour mettre fin aux inégalités, constatent que le bilan de la politique d’Emmanuel Macron pour la lutte contre les violences faites aux femmes laisse apparaître des lacunes importantes. Dans un communiqué Les Glorieuses parlent d’un bilan de ce quinquennat en « demi-teinte » et soulignent que « les initiatives politiques demeurent peu ambitieuses et sont parfois même contre-productives. »

 LiberTerra peut citer ces services de police où a été ajouté l’entête « Violences conjugales », sans qu’il soit de véritables moyens donnés, sans qu’il soit une formation sur les violences faites aux femmes pour tous les policiers et gendarmes, comme elle devrait l’être pour tous les acteurs de justice pouvant être en contact avec des victimes. Marlène Schiappa a annoncé la formation de tous les policiers et gendarmes pour 2022, mais il est de penser que depuis des décennies où les femmes et les enfants subissent des violences graves pouvant traumatiser toute une vie, il n’était pas nécessaire de prendre des mesures au compte-goutte en promesse électorale.

Les femmes en situation de vulnérabilité ne sont pas des pions que l’on pose sur l’échiquier politique en laissant en souffrance des milliers de femmes et d’enfants victimes de prédateurs tant la justice ne répond pas au respect des droits des femmes qui sont des droits humains. Un système d’impunité persiste et la justice se fait l’autre violence, celle laissant des femmes à ne pouvoir se reconstruire, celle laissant la société évoluée dans le patriarcat et la culture du viol en ne reconnaissant toujours pas les droits des femmes comme primordiaux à la réalisation des droits humains et des objectifs du développement durable.

Une femme est un être humain. Établir l’égalité rappelle à certains-es ayant oublié leur conscience, – des siècles de culture patriarcale, de pouvoirs politiques, économiques et judiciaires en ordres dominants et excluant les droits des femmes et donc le progrès de la justice en un don de paix et d’équilibre.

Des années que les scientifiques comprennent les traumatismes qui impactent la vie des victimes de violences et que la justice demeure dans l’indifférence à l’égard de femmes et d’enfants victimes de prédateurs dans ce système d’inversion qu’inspire une justice issue des pouvoirs politiques et religieux aux acquis de la culture catholique s’imposant durant des siècles comme seul vecteur culturel. 

On peut changer les noms des régimes politiques, mais la culture patriarcale reste ancrée dans les constructions mentales, dans cet invisible de la mémoire, de l’éducation transmettant un endoctrinement servant les intérêts politiques et économiques. C’est ce cercle infernal faisant perdurer les violences faites aux femmes qui persiste et les artisans de paix, les humanistes y glissent le progrès unis aux luttes féministes. C’est le courage de la résistance dans ce lien s’unissant pour défendre la liberté. La liberté ne saurait se séparer d’une partie d’elle-même.

La France accuse une augmentation des violences faites aux femmes durant la pandémie de Covid 

Emmanuel Macron a souligné lui-même le fait qu’à travers le monde, 47 millions supplémentaires de femmes subissent la pauvreté en 2021. Les inégalités salariales s’inscrivent en violence économique à l’égard de femmes. Comme il est la non-reconnaissance de femmes qui à travers le monde travaillent sans aucun respect de leurs droits, sans salaire, et dont le travail constitue chaque année un bénéfice de 10 800 milliards de dollars, établit le rapport 2020 de l’OXFAM. Des femmes qui assurent plus des trois quart des travaux ménagers, souligne le rapport. Des femmes qui prennent soin des enfants, des personnes âgées, des malades, qui sont les porteuses d’eau, élément vital pour leur famille dans notamment des pays d’Afrique.

Porteuses d’eau au Mozambique

10 800 milliards de dollars, c’est trois fois la valeur du secteur du numérique à l’échelle mondiale. Le potentiel des femmes, leurs investissements ne sont pas reconnus, d’autant plus lorsqu’elles sont vulnérables, mères isolées. C’est une violence économique que certains gouvernements continuent d’accepter, alors que le travail des femmes est une valeur économique puissante.

Cet appauvrissement des conditions de vie des femmes les expose aux violences conjugales, sexuelles et donne aux prédateurs le bâton pour les battre. Les décideurs politiques ont une responsabilité, comme les systèmes judiciaires laissant des femmes être violentées en toute impunité.

Les tâches ménagères – l’exploitation légale des femmes

Niveau mondial : les soins et travail domestique non rémunérés représentent pour les femmes une moyenne de 4,1 heures /jours contre 1,7 heures/jour pour les hommes.

Les travaux ménagers imposés aux femmes représentent une inégalité ayant de graves conséquences par l’épuisement physique et psychologique qu’ils engagent et par un système d’humiliation où la femme est infériorisée et l’emploi du mot « femme » est associé à celui de « ménage ». Un système brimant, humiliant qui empêche l’épanouissement, le droit au bien-être, et à l’autonomie. 42 % des femmes ne peuvent accéder à un choix professionnel tant elles sont submergées par les tâches ménagères et l’éducation des enfants.

Les femmes ainsi exploitées sont plus exposées aux violences domestiques et sexuelles et rencontrent les obstacles de la violence économique freinant gravement les moyens qu’elles mettent en œuvre pour fuir les violences subies. Au niveau mondial 40 % des femmes déclarent ne pas faire confiance aux systèmes judiciaires pour leur venir en aide alors qu’elles ont le courage de témoigner, d’alerter, de mettre en œuvre des démarches complexes, de subir devoir aller à plusieurs reprises alerter la justice sans qu’elles soient respectées, entendues et sans qu’il soit de protection efficace.

Des femmes qui subissent également les discriminations du fait qu’elles sont non rémunérées, qu’elles ne peuvent accéder au droit à l’autonomie, puisque le système marchand de profits laisse les plus vulnérables de côté et les infériorisent.

Les gouvernements doivent mettre en place des législations claires et efficaces pour l’autonomisation des femmes, pour protéger les femmes, pour permettre la réalisation d’une économie respectant l’humain. Il est également de faciliter l’accès à un logement sûr pour les cheffes de famille monoparentales, de prendre en compte les traumatismes qui peuvent être par la violence domestique et économique que ces femmes peuvent subir durant de longues années alors qu’elles ont cherché de l’aide et qu’un mur d’indifférence s’est dressé en obstacle majeur.

Une violence économique, sociétale dont se servent des prédateurs domestiques maintenant ainsi leur conjointe dans l’isolement et la précarité. Des prédateurs se servant des enfants comme moyen de dominer une femme, de faire qu’elle lui appartient et ne peut partir. Des femmes déclarent pouvoir partir « Quand les enfants seront grands », et la société les culpabilise, les humilie, les rend responsable de la souffrance qu’elles subissent.

Des prédateurs usent de la perversité du système, manipulent, et ont l’indignité de se faire passer pour la victime, celui « malade », celui pour qui la conjointe doit faire plus d’efforts pour qu’il ne soit pas violent. « Vous devez faire en sorte que les violences ne se renouvellent pas. Vous êtes responsable ». Un policier à l’égard d’une femme victime de violences conjugales. Les conséquences de ces propos ont été dramatiques pour la victime.

Des femmes plongeant dans la précarité, sans qu’il soit aucun soutien humain tant ce système fait partie de la culture patriarcale demeurant forte en France. Pourtant ces femmes représentent une valeur inestimable par leur humanité, leur courage et ce qu’elles donnent à la société.

Le calcul du travail non rémunéré des femmes en France est évalué à 60 milliards d’heures de travail par an et correspond à un bénéfice de 292 milliards d’euros, pourtant oublié des calculs de la production nationale (Insee – 2010).

Au niveau mondial : 740 millions de femmes travaillent dans l’économie informelle

L’égalité est un droit humain – Génération égalité

Les violences économiques à l’égard des femmes en statistiques

Les femmes qui en France représentent 85 % des familles monoparentales, 53 % des pauvres, 57 % des bénéficiaires du RSA, 70 % des travailleurs pauvres, 62 % des emplois non qualifiés, 82 % des emplois à temps partiel, selon le Haut Conseil à l’Égalité.

Des femmes mises en état de vulnérabilité et qui ne peuvent vivre libres, qui dépassent chaque jour les traumatismes des violences multidimensionnelles qui leur sont imposés. Elles ne peuvent plus bénéficier de leur liberté pleine et entière à cause des traumatismes subis. La France fait partie des systèmes sur traumatisant des femmes, les plus vulnérables.

Louer un logement devient un parcours de la combattante comme il le sera pour toutes les arcanes de la société dont celui de la justice qui ne cesse de démontrer ses graves dysfonctionnements.

La pandémie de Covid a renforcé les inégalités à l’égard des femmes, accusant une perte de revenu, l’augmentation des prix de l’alimentaire, des charges, impactant gravement les cheffes de familles monoparentales. Ce sont des mères isolées dont l’ex conjoint ne paie pas la pension alimentaire sans être inquiété, malgré les mesures annoncées par Emmanuel Macron en la matière. Des femmes précaires n’ayant pas les moyens financiers d’accéder à la justice et les dossiers d’aide juridictionnelle ne sont pas travaillés de la même manière que ceux rapportant un large bénéfice aux acteurs de justice, puisqu’il est d’employer ces termes pour désigner certains-es avocats-es. L’aide juridictionnelle étant considérée comme dérisoire.

Des mères isolées qui sautent des repas faute de moyens financiers et qui subissent l’épuisement que provoque la pauvreté. Un accès à la santé plus difficile qui en cascade aggrave l’état de santé des femmes éprouvées.

Nous sommes dans une société qui évoque un progrès numérique, robotique futur en valeur augmentée, pendant qu’il est abandonné à la pauvreté, aux violences, des femmes, des êtres humains. La France doit faire sa révolution culturelle, sociétale, économique et politique pour être un pays véritablement respectueux des droits humains, de la démocratie. La 5ème République ne peut représenter en l’état les valeurs d’égalité, de fraternité et de liberté quand une telle souffrance humaine touche les plus vulnérables : des femmes, des enfants qui subissent de graves discriminations. Une société bourgeoise, aisée laisse apparaître un mépris considérable de l’humain et ne cherchant qu’à satisfaire ses intérêts, orgueil et cupidité.

Il n’est pas étonnant de constater la montée du fascisme avec de telles conceptions de la liberté et de la paix. Une extrême droite à une droite sectaire qui ne fera que plus reculer les progrès visant à respecter la réalisation des engagements du développement durable qui pourraient alors ne pas atteindre leur but en 2030.

1995 – Programme mondial pour l’autonomisation des femmes

En septembre 1995 se déroule la quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Ce sont 17 000 participantes et 30 000 activistes venant de toutes les régions du monde se réunissant à Beijing. Un objectif commun, l’autonomisation des femmes, l’égalité des sexes, que 30 000 militantes en forum parallèle ont porté, maintenant la pression, les actions de communication aboutissant à un accord historique alors qu’il était la présence de 189 gouvernements.

La Déclaration et le Programme d’action de Beijing ont été adoptés à la fin de la Conférence grâce à la mobilisation formidable de femmes issues des quatre coins du monde. La lutte pour les droits des femmes est une lutte internationale et elle prend sa force à cette source de l’universalité de la paix. Encore à ce jour, les gouvernements français n’ont jamais véritablement respecté le Programme de Beijing qui demeure un des plus inspirants.

Éveiller les consciences pour que soit un respect véritable des droits des femmes, de leur droit de vivre en paix et libre. Ce primordial sans lequel la paix et la liberté s’effondrent.

La France doit s’engager avec une volonté sans faille pour que soit la réalisation de l’objectif 5 du développement durable, un objectif qui coule de source et qui pourtant nécessite encore des années d’efforts, de luttes féministes pour que soit sa réalisation. L’ONU Femmes a évalué : plus de 100 ans pour que soit mis fin aux violences faites aux femmes au rythme des gouvernements.

Priorité – construire des économies inclusives et des emplois décents pour les femmes

Les femmes ont le moins accès à la propriété, occupent majoritairement les emplois précaires et au niveau mondial 16 % des femmes ont une rémunération inférieure aux hommes, pouvant aller jusqu’à 35 % de moins.

Les femmes ont également un accès limité aux ressources, aux terres, aux moyens de subvenir à leurs besoins, souligne l’ONU au cours du point fait sur les droits des femmes 25 ans après Beijing.

39 % des femmes sont employées dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et forestier, mais seulement 14 % de femmes sont propriétaires agricoles.

Les inégalités économiques sont également représentées dans le monde de la finance où 65 % des femmes disposent d’un compte dans un organisme financier en 2017, contre 72 % des hommes. Nombreuses femmes ne possèdent pas de compte bancaire personnel, mais un compte joint avec leur conjoint et non pas la libre gestion de leurs biens.

De plus au niveau mondial, 1 journaliste sur 3 est une femme. L’ONU alerte sur la sur-représentation des hommes dans le monde des médias, ce qui influence une continuité d’interprétations novices contre les droits des femmes, contre les luttes féministes, ainsi que la persistance des violences sexistes dans la société en continuant à diffuser des stéréotypes sexistes négatifs. Un milieu où les violences sexuelles à l’égard des femmes restent à l’omerta, comme il l’est dans les milieux détenant un pouvoir.

 Emmanuel Macron – les droits des femmes « Grande cause du quinquennat » un bilan largement insuffisant

2017-2021, la Grande cause du quinquennat n’a pas atteint son objectif et au contraire les femmes précaires subissent encore plus la violence économique, comme l’augmentation des violences conjugales. Un système d’impunité perdure au sein de la justice laissant à penser que les hommes violents sont une normalité, et que les femmes victimes osant porter plainte ne sont pas légitimes. C’est un message grave que la justice envoie à la société et qui met non seulement des femmes en danger, mais qui également ne peut représenter le respect de l’égalité des sexes, le respect des droits des femmes. Une démocratie impactée, et il ne peut-être dans ce système l’acquisition d’un futur serein permettant à notre monde de perdurer en paix, permettant à la France de faire partie des leaders pour la réalisation de la paix universelle et la réalisation des objectifs du développement durable qu’elle s’est engagée à respecter.

La justice, les politiques ont conscience d’une perte de confiance que de la population ressent à leur égard, mais cette perte de confiance, leurs systèmes l’ont provoquée, l’injustice qui en émane est celle responsable de cette confiance rompue qui ne signifient qu’une chose, c’est qu’il est de nombreuses personnes en souffrance, nombreuses personnes que la politique et la justice ont mises en détresse. Il est cité des chiffres, des statistiques, mais ils représentent des êtres humains, le drame de la France est là ! 

© Fédora Hélène

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