« Où est l’argent pour l’hébergement des femmes victimes de violences » – alerte la Fondation des Femmes dans un rapport

La Fondation des Femmes annonce ce jeudi 18 novembre un plan d’action pour agir contre les violences faites aux femmes dans le but également de réaliser les objectifs du développement durable d’ici 2030. L’objectif 5 vise à établir l’égalité des sexes, ainsi que l’autonomisation des femmes et cette réalisation permet celle de plusieurs objectifs dont celui premier « Pas de pauvreté ».

Lors d’un communiqué de presse, la Fondation des Femmes rappelle deux jours avant la marche de #NousToutes, qui se déroulera samedi 20 novembre, que le plan élaboré répond au rapport publié en partenariat avec la Fédération Nationale Solidarité Femmes et intitulé : Où est l’argent pour l’hébergement des femmes victimes de violences ?

Ce rapport établit le manque de moyens mis en œuvre pour secourir les femmes victimes de violences conjugales, ainsi que leurs enfants. Il est souligné que le budget nécessaire à la réponse d’hébergement devrait être augmenté de 5 à 8 fois. De plus, la Fondation des Femmes précise que les associations reconnaissent avoir sous-estimés les besoins réels pour mettre en sécurité des femmes et leurs enfants subissant la violence d’un prédateur se glissant dans la légitimité que leur accorde le patriarcat qui blesse, traumatise, frappe, viole, mutile, tue un être humain car il est une femme.

La Fondation des Femmes explique que le rapport met également en avant la réalisation avec succès du projet pilote « Abri d’urgence » et annonce que seules 3 % des bénéficiaires sont retournées chez leur conjoint ou ex- conjoint. Il est réitéré que le manque d’hébergement met en danger des femmes.

Des chiffres – 4 femmes victimes de violences sur 10 qui font une demande d’hébergement n’ont aucune solution.

Le rapport souligne que dans la majorité des cas, c’est la femme qui quitte le domicile avec ses enfants pour fuir un tyran domestique et souligne que pour 1 femme victime de violences sur 6, soit 20 000 femmes et leurs enfants, ont besoin d’une solution d’hébergement dans le parc social.

Le rapport souligne également qu’à la suite du Grenelle des violences conjugales, le gouvernement a déployé un budget estimé à 83 millions d’euros pour atteindre 7 820 places d’hébergement au 31 décembre 2021. Pourtant, seules 12 % des demandes d’hébergement effectuées par les femmes victimes de violences aboutissent à une solution.

Le rapport déclare la nécessité de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une priorité, qu’il est de mettre cette problématique fondamentale au cœur des politiques et de réaliser un investissement pour secourir la vies de plus de 130 000 femmes victimes de violences conjugales en 2021, en réalisant un investissement à la hauteur de 398 à 663 millions d’euros soit 5 à 8 fois le budget actuel. Le rapport rappelle par ailleurs que le coût des violences faites aux femmes équivaut pour l’ensemble de la société à une moyenne de 3,6 milliards d’euros par an.

Le rapport recommande la création de 15 000 places d’ici 5 ans, ainsi que d’améliorer l’orientation des femmes victimes de violences vers un hébergement et de renforcer les politiques sectorielles comme l’éviction du conjoint, la régularisation des femmes étrangères et l’accès à un logement social.

Le plan initié par la Fondation des Femmes est lancé lors de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre. Il sera en parallèle le lancement d’une campagne de dons pour financer la plan d’action soutenu par Mohamed Bouhafsi, journaliste et auteur de Rêves sous les coups, ainsi que par Muriel Robin, Ambassadrice de la Fondation des Femmes et Lucien Douid, père de Julie Douid, victime de féminicide. Tous se mobilisent avec force pour mettre fin aux violences faites aux femmes, pour secourir des femmes victimes de prédateurs et par cela, sauver une vie.

Un mois de novembre fort d’action que cela soit par la marche organisée par le Collectif #NousToutes, que par les 16 jours Orange initiés par ONU Femmes qui commenceront le 25 novembre prochain.

Le plan d’action fondé par la Fondation des Femmes élabore la collecte de dons, un clip vidéo et une affiche choc conçue avec ADESIAS, un dispositif multimédia et d’affichage qui sera effectif autour du 25 novembre, précise le communiqué de la Fondation des Femmes.

Il est par ces actions vertueuses que les enfants n’aient plus à vivre la violence d’hommes faisant le choix, conscients et responsables, d’être des prédateurs détruisant des vies. Mettre en lumière les survivantes de violences conjugales et/ ou sexuelles, reconnaître les enfants victimes de ces hommes de violences, qui ne sont jamais de bons pères. Au contraire, ces hommes violents n’hésitent pas à traumatiser leurs enfants en faisant notamment souffrir leur mère sous leurs yeux.

Une société qui accepte qu’un homme violent puisse maltraiter une femme, puisse briser une vie, puisse avoir pour objectif de tuer une vie car elle est celle d’une femme, ne peut aspirer à un avenir serein par cette acceptation d’une société cultivant un système prédateur suicidaire pour l’ensemble de la société.

À ce jour, il est 101 féminicides, soit 11 de plus qu’en 2020

Il est primordial que la société française fasse sa révolution culturelle et pacifique, que l’éveil des consciences voit ce jour nouveau de la paix qui ne peut exister si la moitié de notre humanité subit une négation de sa vie, de ses droits humains.

La lumière ne peut être que le symbole de la réconciliation de notre humanité, celle qui donne aux femmes victimes de violences, la capacité de survivre. Cette lumière, c’est la force de vivre, l’amour de la vie. C’est elle qui doit éclairer nos actions, car c’est elle qui sauve des femmes victimes de prédateurs quand dans le silence de la nuit que fait l’indifférence, des femmes sauvent leur vie et protègent leurs enfants en ne comptant que sur elles-mêmes.

Il est souvent des alertes faites en vain, avant qu’il soit une solution d’urgence proposée à ces femmes ayant le courage d’être debout, de solliciter une aide alors que depuis souvent des années, elles survivent dans ce quotidien des violences en donnant avec abnégation toutes leurs forces à leurs enfants.

Des prédateurs maintenant une emprise sur leur victime car ils menacent sa vie, la mettent en danger permanent. Ils jouent comme un chat avec une souris, laissent un temps pour reprendre un souffle, puis redoublent de violences fort d’une puissance, l’impunité. Les femmes ne retournent pas chez leur bourreau. C’ est cette violence psychologique qui anéantit, vole la liberté d’un être humain. C’est ce mourir à petit feu que cultive un prédateur, cet entre la vie et la mort qu’il impose à une femme qu’il traite sans aucune humanité.

Depuis des décennies, ces hommes de violences ont la certitude de leur impunité et que leur victime de ce fait ne peut leur échapper. Une solution d’hébergement est parfois comprise par les femmes victimes comme étant l’autre violence, celle encore de tout perdre pour elle et leurs enfants, celle de subir encore l’isolement, la précarité et être attachées aux services sociaux. Cela implique une souffrance, des traumatismes, un sentiment d’abandon multiplié par les violences déjà subies.

Les violences économiques signifient refuser à de nombreuses femmes victimes de violences et en situation de précarité de ne pas pouvoir accéder à un logement faute de moyens financiers, faute de ne pouvoir avoir des garants, alors qu’elles effectuent la recherche par elles-mêmes d’une solution de logement pour vivre en sécurité. En cela l’objectif 5 répond à plusieurs objectifs du développement durable comme la lutte contre la pauvreté, les fortes inégalités et les discriminations.

Il est nécessaire que les gouvernements œuvrent pour l’établissement d’une économie de partage et de gratuité pour les besoins humains fondamentaux. Les plus vulnérables doivent être au cœur d’une politique de grande ampleur dans le but d’entreprendre le chemin de la paix universelle.

Un homme violent prend sa légitimité au cœur d’un système prédateur qui oublie l’humain, sa sensibilité, sa valeur d’aimer, de respecter la liberté comme source de notre survivance.

Un homme qui détruit une vie, détruit la vie. La culture patriarcale est encore puissante en France, même si l’engagement du gouvernement faisant de la lutte contre les violences faites aux femmes, Cause du quinquennat – même si #MeToo, #BalanceTonPorc ont permis , ainsi que les collectifs et associations féministes  et les témoignages des femmes victimes de violences, qui sont les véritables guerrières, qui sont seules face à un prédateur, à tout faire pour protéger leur vie et leurs enfants,  à être debout dès le lendemain pour sourire à leurs enfants, –  ont permis que l’on puisse parler, s’exprimer , révéler, dénoncer, ainsi que l’ONU Femmes le déclare. Mais, il demeure une absente, la justice. La reconnaissance et le droit à la réparation sont essentiels et sont le respcet des droits des femmes actés dans une référence qui demeure une des plus importantes donnant lieu à la création du Fonds des Nations Unies pour lutter contre les violences faites aux femmes, la Déclaration et le programme d’action de Beijing.

La diginité des femmes victimes de violences doit être reconnue et ne plus subir les termes « insertion » qui est ce moteur des mots clés du social en France. Il est avant tout de respecter les droits humains des femmes et d’oeuvrer de manière inédite et efficace pour l’autonomisation des femmes en leur donnant les moyens de réaliser leurs rêves , leurs projets et de savoir reconnaître leur potentiel. Les femmes victimes de violences et subissant la précarité doivent pouvoir devenir cheffe d’entreprise si elle le souhaite, pouvoir reprendre des études, des formations diplômantes de leur choix pour construire leur autonomie, un épanouissement. Après avoir affroner seule un prédateur, c’est bien la moindre des choses qu’il soit les moyens financiers d’accompagnement à un véritable épanouissement professionnel, à une reconstruction ce qui est très difficile quand l’impunité des prédateurs demeurent et que les proccédures judiciaires sont lourdes , éprouvantes et peuvent durer des années, où que les plaintes sont oubliées, classées car il est également le fait que nos sociétés obsevent uen attention pour ce qui rapporte de l’argent et non pour ce qui secoure avec empathie une femme victime d’un prédateur.

Plus que la solution de l’hébergement, donner un logement sûr et pérenne aux femmes victimes de violences. Puis, il est à souligner que le domicile est toujours au 21ème, souvent la « propriété » de l’homme. Le bourreau est chez lui et il est considéré comme le chef de famille. Cette mention apparaît toujours dans certaines rédactions de bail locatif.

« Monsieur a son nom sur le bail, il a le droit de rester. Il est chez lui ». En pleine nuit, une femme dépasse l’état de choc alors qu’elle vient de subir des violences conjugales et part avec ses enfants, sans aucune affaire. Plus de deux heures de transport en commun avec juste de l’argent pour quelques tickets de bus et métro pour rejoindre un hébergement de quelques jours chez de la famille.

Puis, démunie sans rien pour elle et ses enfants, un prédateur indifférent, conscient de la grande détresse qu’il provoque volontairement,  ne donnant aucune nouvelle, non que la victime souahite en recevoir, mais il laisse sa conjointe dans une angoisse, peur et sans aucune ressource,  arriva trois jours plus tard reprendre son paquet, une femme et des enfants. Et, on dira qu’elle est retournée chez lui. Les alertes ont été faites maintes fois en vain et la justice aura l’indignité de lui demander encore de « raconter », de se justifier de ce parcours de survie, pendant que le prédateur ne sera même pas entendu pendant plus de deux ans d’une plainte pour viols et violences.

Un prédateur qui a remédié au fait que la victime pouvait fuir en pleine nuit et avoir le secours d’un hébergement de trois jours dans sa famille, et faisant une demande de divorce, en déménageant à plus de 800 kilomètres et en la laissant dans le plus grand dénuement financier. Un déménagement imposé autoritairement.

La justice française et les institutions sociales, une association d’aide aux victimes répondant à la victime, il y a quelques années de cela, « Il n’y a pas de places en foyer. Le mieux est de vous arranger avec lui. Vous n’allez pas aller dans la rue seule avec vos enfants », ont beaucoup à se faire pardonner du mal fait aux femmes et à leurs enfants victimes de prédateurs.

La France s’éveillant à la paix, cela ne sera qu’une chance pour toutes et tous. 

© Fédora Hélène

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