Féminicide – Une justice en deuil – 107 femmes ont été tuées au 6 décembre

Une rose en décembre est morte

Le 6 décembre dernier, la France comptait 107 féminicides. Cette peine d’écrire Une de plus dans ce qui pourrait sembler le désert d’une société encore sourde et aveugle, dans le désert d’une justice invisible si ce n’est celle résidant au cœur de la vie. Cette justice qui nous quitte et qui crie qu’elle voulait vivre, vivre heureuse. Ce cri humain que les décideurs politiques n’entendent pas, que des tribunes patriarcales d’extrême droite tentent de couvrir par des mots ne traçant que la violence contre les féministes.

La violence contre des femmes de paix ne voulant que protéger la beauté de la vie – une vie forte, belle et merveilleuse. Puis, le langage patriarcal se prononce contre cette mère retenant ses larmes et les changeant en un sourire, en une espérance pour protéger ses enfants, pour dire à la vie combien elle l’aime. Le patriarcat, lui, regarde une femme tombée à terre, sans plus de souffle, elle qui a tout donné pour elle, la vie – elle est morte tuée par un homme de violence.

Cet homme se faisant un loup, cet homme chassant et coulant son intelligence dans le marbre de la violence. Il pense comment tuer et non à aimer la vie. Manipulateur, l’emprise comme les violences conjugales et sexuelles en armes, il tue la vie.

La lutte féministe est la lutte pour la paix, pour la liberté, par celles et ceux, hommes en frères, artisans de paix qui luttent aussi.

Crois-tu que l’on va refermer le livre de la paix pour se coucher à terre face à la puissance patriarcale. On va étendre sur les murs plus encore les traits des mots de notre humanité en femmage pour toutes nos sœurs parties, assassinées. Nos sœurs, nos filles, nos mères, notre amie partie.

On ne laissera pas la peine demeurer ce sable infini s’écoulant sur les pierres d’indifférence. Orange le Monde doit inonder nos yeux de ses couleurs comme le ciel à l’aurore nous dit : espère encore, la paix vaut tous les efforts, dépasser encore les souffrances, témoigner à ciel ouvert pour vivre.

La parole libérer : c’est essentiel de justice

Témoigner, libérer la parole – c’est l’encouragement fait aux femmes victimes de prédateurs par une association nationale d’addictologie recevant les témoignages de femmes victimes d’hommes violents et dépendants à l’alcool et/ ou aux stupéfiants. Des femmes qui les portent à bout de bras, qui espèrent tant qu’ils se soignent, les aident dans leurs parcours de soins, souligne l’association, et qui ne reçoivent que la violence sans limite en retour par ces hommes plein de haine, de frustrations, et exerçant une emprise, manipulant horriblement, usant du système de l’inversion où ils deviennent la victime et « pleurnichent », précise un membre de l’association alors que les véritables victimes sont effacées. La justice invisible qui ne protège pas les femmes alors que 40 % des hommes violents sont dépendants à l’alcool et/ ou autres et que 65 % des femmes victimes ont dénoncé aux forces de police les violences conjugales subies ,ainsi que le souligne le rapport de l’IGJ de 2019.

Témoigner, l’encouragement fait aux femmes victimes de prédateurs par ONU Femmes. Témoigner, briser l’omerta, dénoncer, rendre visible la parole des femmes, rendre public par les supports numériques, établir la Liste de la honte nommant les hommes de violences, ainsi que l’ONU le fonde pour les prédateurs commettant des violences sexuelles en armes de guerre.

Survivantes, ces femmes ayant protégé seules leur vie gravement menacée de mort par un tyran domestique, un prédateur commettant des violences conjugales et/ ou sexuelles, doivent être respectées, reconnues et il doit être mis fin au système complice de prédateurs : l’impunité.

La justice absente : ce sont des femmes brisées, des enfants victimes de ces pères de violences qui maîtrisent la perversité des lois, les manipulations en langage de certains avocats-es et magistrats-es fascinés par le mental de criminels et qui prennent le droit à l’idée de mort et non de vie.

C’est la vie qui doit inspirer le droit, le faire grandir. C’est d’elle que tout de nos lois doivent partir. C’est elle qui doit être le cœur de la justice. La vie à sauver, à protéger et à aimer. C’est ainsi que l’on peut mettre fin au système d’inversion que nombreux hommes violents prennent en stratégie de leurs manipulations, qui ne sont que les mensonges destructeurs, qui les animent puisqu’ils ne vivent pas, et ne peuvent coexister puisqu’ils refusent d’exister dans la paix. Ils ne peuvent alors que posséder un raisonnement destructeur et ne tirer que tout vers le bas, noyer les forces de l’autre, jaloux de le savoir aimer la vie, qu’il haïe.

La haine est le principe fondamental dans le mental de la criminalité masculine. Les hommes violents se forgent par elle. Elle devient leur intelligence, ils sont malins et se jouent d’un environnement, d’une justice invisible, et pire elle fait de leurs crimes leur raison. Ils prennent cette puissance destructrice que l’on retrouve dans le mise en danger de la biodiversité, dans les souffrances que le système inflige à la Terre, comme il l’impose aux plus vulnérables.

De plus, donner raison à ce qui n’en a pas est particulièrement dangereux. Il n’y a pas de raison à martyriser une femme, à regarder souffrir une être humain, à lui interdire tout refuge, à chasser une femme comme une proie, à vouloir abattre son humanité, saccager l’intime de son être. Les violences conjugales et les violences sexuelles ne constituent pas de simples délits, mais des actes criminels.

Ils impactent gravement la vie, la mettent constamment en danger, la place funambule sur un fil, prête à tomber. La réponse de la justice ne doit pas être infériorisée car c’est alors la victime qu’elle infériorise et celle-ci est un être humain. Survivante car elle survit par sa force, son courage à ce qui détruit un être humain.

Nommer la justice, la fonder en don de paix, la rendre véritable permet aux femmes victimes de prédateurs de recevoir au profond d’elles-mêmes la reconnaissance de leur force de survie. Il est urgent de reconnaître également les femmes poussées au suicide, ce crime parfait que commettent ces hommes en loups.

La justice doit reconnaître la vie avant qu’il soit un féminicide et ne plus permettre à un prédateur d’être dans un système d’inversion lui permettant de se poser en victime. Puis, en luttant pour l’élimination de la violence faite aux femmes, la justice pose ainsi la vérité au cœur de la liberté et pour la victime le droit de vivre tout son bonheur. Non, d’être à la souffrance perdurant et c’est ainsi qu’un prédateur continue à maintenir son emprise, en bombe à retardement, il tue sa proie même si la victime lui a échappé.

La justice doit également envoyer un message fort aux prédateurs et leur signifier que l’impunité a pris fin, comme elle transmettra ce message à la société, ainsi qu’à celles et ceux soutenant, flattant le patriarcat et des prédateurs. Il faudrait également établir un délit de complicité contre celles et ceux niant les victimes et confirmant un homme violent dans sa prédation, mettant ainsi les victimes en danger permanent, et par le fait de nier leur vie, leur mémoire, faire comme si elles étaient mortes. Ce malsain violent de l’esprit patriarcal, de la culture du viol ne respectant nullement les femmes victimes de prédateurs doit cesser.

Le féminisme, la force de son militantisme a permis la naissance de la Déclaration de Beijing pour l’élimination de la violence faite aux femmes, comme la lutte féministe est internationale et elle permet la protection, la réalisation des droits des femmes qui sont des droits humains.

Une haine se développe actuellement en France à l’égard des féministes, et met en danger les droits humains par le racisme que prônent également les théories antiféministes. Il est inconcevable que la paix soit ainsi menacée dans une période où plus que jamais elle doit être cette force pour bâtir un monde juste, équitable, sûr et permettre la réalisation des objectifs du développement durable d’ici 2030.

La France doit tenir ses engagements en tant qu’État Membre des Nations Unies, et veiller à protéger la paix, la liberté et par ce possible du respect véritable des droits des femmes, des droits humains. Notre pays oublie sa chance de plus de 75 ans de paix, oublie les efforts faits dans le monde entier pour lutter contre les inégalités, la pauvreté, les discriminations et ce jour de l’ombre où ceux n’ayant jamais combattu pour la liberté ni hier, ni aujourd’hui mettent en danger la paix déjà extrêmement fragile par une aggravation de la pauvreté, des conflits et la perdurance de la crise climatique par le bouleversement actuel que révèle toujours la pandémie persistante.

Chacun de nous a besoin de donner son énergie pour œuvrer pour la réconciliation de notre humanité, et cela ne pourra pas être en laissant en souffrance des filles, des femmes, les plus vulnérables qui sont notre humanité. Non la moitié d’elle-même victime de pauvreté, de malnutrition, d’isolement, mais notre humanité tout entière.

Personne ne doit être laissé de côté et pourtant le système politique, économique et judiciaire perpétue la division, les discriminations par une séparation ferme en établissant les violences économiques pour loi et la violence politique en pouvoir.

La politique et l’économie doivent changer et devenir les alliées pour fonder une société nouvelle par le partage, la gratuité, ce consentement pour la liberté. 

© Fédora Hélène

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