La légion d’honneur pour l’archevêque – Une douleur pour les victimes de prédateurs

L’archevêque déclarant la confession « Plus forte que les lois de la République » va être décoré de la légion d’honneur. Quel est ce gouvernement qui renie à ce point la justice véritable en don de paix, qui efface les victimes de prédateurs, la force du témoignage sans lequel la justice ne peut vivre.

Le mépris du gouvernement ne cesse entre ce malsain des manipulations, du patriarcat, tout en prêtant attention à la Commission Sauvé , ainsi qu’ à son rapport publié et dénonçant les violences sexuelles commises par des prédateurs au sein de l’église, dénonçant des décennies d’omerta ayant brisé la vie de milliers de victimes, de leur vie belle et merveilleuse.  

Un gouvernement qui est toujours dans ce qui renforce la peine, provoque des traumatismes. Un pays où les victimes sont constamment sur traumatisées comme par l’annonce de ce genre d’événements d’une telle indignité. 

La justice demeure l’invisible et celle véritable en don de paix, s’inspirant de la vie est éteinte. On se bat contre des murs en France, des murs d’indifférence, ceux du patriarcat et du colonialisme récurrent – 19 -ème siècle misogyne, bourgeois, cupide terrassant par son profil présent, les chances d’un avenir serein pour notre futur. Une escroquerie mentale plane constamment, elle est conçue par un mental prédateur dominant et concevant les pouvoirs qui en réalité n’ont jamais été séparés. Une tristesse absolue pour le respect des droits humains qui encore une fois sont infériorisés, affaiblis.  

Une remise de la légion d’honneur qui serait alors  pour ceux qui ne se révoltent pas contre l’injustice, qui ne sauvent pas des enfants, pour ceux qui ne voient pas leurs larmes, leur désespoir et leur force de vivre. Ceux qui effacent doublement une mémoire en souffrance, une mémoire au voile cachant la violence des blessures pour survivre. Des enfants et adolescents traumatisés, des filles subissant des violences sexuelles dont la vie est durablement impactée par les violences sexuelles subies durant ce temps d’extrême vulnérabilité que représente l’enfance et l’adolescence. Des prédateurs prendront le masque de l’âme sœur et seront ces partenaires violents manipulant monstrueusement les traumatismes vécus et si courageusement dépasser chaque jour par les victimes pour survivre. Selon, le ministère de l’Intérieur, Virage 2017, 60 % des femmes victimes de prédateurs ont subi des violences sexuelles durant leur enfance et/ ou adolescence, ainsi que 70 % des hommes victimes. Des violences qui marquent toute une vie, qui impactent la santé des victimes et les neuroscientifiques ont établi que ces violences criminelles marquent de leur grave blessure le cerveau humain.

En France, ce sont chaque année 165 000 enfants victimes de violences sexuelles, selon Unicef France et associations de protection de l’enfance. En France, ce sont chaque année 94 000 femmes qui sont victimes de viol ou de tentative de viol, et il est + 15 % de violences sexuelles commises en 2021, bien que la grande cause nationale pour lutter contre les violences faites aux femmes touche à sa fin à la nouvelle élection présidentielle alors que tout reste à accomplir. Des plaintes classées sans suite, oubliées, des victimes abandonnées subissant l’autre violence, la justice. Des années de procédures éprouvantes pour les victimes qui ne peuvent vivre en paix, libres après toutes les épreuves traumatisantes qu’elles ont traversées et survivantes par cette force de vivre, d’aimer. En 2019, seul 1 % des violeurs ont été condamnés après des années de procédures. Une justice malade à force de traumatiser les plus vulnérables. Elle correspond à une sorte d’autodestruction que certains professionnels de justice affectionnent pour faire carrière et souhait de fortune. Ils revendiquent des « non lieu » pour les agresseurs, applaudissent les prescriptions, accablent la victime par le macabre de gagner une procédure, par cupidité, par goût de la violence, du sentiment de toute puissance qu’elle procure. 

En France, les victimes de prédateurs sont constamment sur traumatisées par la violence du système prenant au piège toute la société dirigée en premier par un pouvoir embourgeoisé conçu par des privilégiés, les héritages, par ceux n’ayant pas lutté pour sauver leur vie des systèmes prédateurs qu’ils imposent aux autres, ni pour sauver la vie d’autrui. De plus, ils ne se sont jamais battus pour la liberté et ils font subir aux victimes de violences sexuelles ce qu’ils ne pourraient surmonter eux-mêmes. Leur pouvoir leur garantit leur sécurité, mais pas celle des plus vulnérables qui ne sont pas dans les perspectives de rentabilité définit par un système technocratique nourri par le système financier puisqu’il ne produit pas d’argent mais a besoin de ressources financières pour dominer.

Nous subissons l’absurde, un système violent et archaïque qui n’en finit pas, alors que la paix attend patiemment, que la démocratie attend de naître aux cœur de la République. Une République qui n’est pas sur la place du peuple, qui ne construit pas son cœur par le respect des plus vulnérables, des droits humains et qui met en souffrance un être humain. Ce que des pouvoirs politiques conçoivent en valeur, ce qui alimente une droite sectaire, maltraitante. Ces politiques  nous éloignent d’une réconciliation essentielle pour réaliser l’universalité de la paix.

Quel cœur, quelle sensibilité possède un pays dont le Président va présider l’Europe à partir du 1er janvier 2022, et qui porte sur son sol la souffrance d’enfants, d’adolescents-es, de femmes victimes de prédateurs et qui n’ont pas accès à la justice, qui ne sont pas reconnus et qui constatent que les hommes de violences sont protégés, que leurs soutiens sont protégés dans ce mouvement suicidaire d’accepter qu’un homme violent puisque détruire une vie en toute impunité.

D’autre part, des membres de la Commission Sauvé sont présents en tant qu’observateurs lors des États généraux de la Justice, comme des victimes font parties des citoyennes et citoyens donnant encore leur confiance et patience à la justice par amour pour la liberté, par amour pour la vie et pour ne jamais laisser notre pays couler dans les profondeurs de la haine, ce fatal quand un système suicidaire d’impunité s’impose encore et toujours. Le remarquable travail fait par les membres de la Commission Sauvé doit être respecté non de manière superficielle, mais de manière sincère, durable car à travers cette dimension, ce sont les victimes de prédateurs qui sont respectées, entendues. Il est inconcevable d’avoir pu penser à organiser un déroulement de la remise de la légion d’honneur par ce coup porté aux victimes d’hommes de violences allant jusqu’à commettre le pire, le viol.

Ce sont des victimes qui sont en souffrance à l’écoute de cette annonce de remise de la légion d’honneur à cet archevêque. La mémoire traumatique blesse jusqu’à l’insupportable douleur, sur traumatiser une victime, c’est tendre l’arme à son agresseur qui continue ainsi à briser une vie. Les violences sont des bombes à retardement que laissent les prédateurs dans le foyer, dans l’intime de leur proie qu’ils ont chassé, manipulé sans aucun affect, aucune émotion humaine et ne regrettant jamais les violences qu’ils ont commises. Ils connaissent le système d’impunité, et peuvent lâches se jouer des mensonges, du verbe trompeur pour s’excuser et accuser leurs victimes.  

L’ONU Femmes s’oppose à celles et ceux soutenant des prédateurs, accusant les victimes, excusant les agresseurs. Ceux brisant l’âme belle et forte des victimes et cherchant à briser leur dignité, ces hommes se faisant des ennemis de notre humanité en attaquent des enfants, des femmes doivent être face à leurs actes et non être protégés par un système à leur ressemblance qui s’alimente de manipulations, de mise sous emprise alors que la bonté veille au-dehors, et qu’elle donne cette chance d’une étoile éclairant la vie des enfants et des femmes victimes de prédateurs au bout de leur enfer qu’ils choisissent et construisent seuls par volonté, par celle de la méchanceté, folie consciente de la cruauté.

Sœur Emmanuelle disait, « Vivre, c’est aimer », ce n’est pas détruire. La loi est bien à la source de la vie, elle la porte jusqu’à nous, c’est cela la justice, cet équilibre de la paix. « C’est la vie qui crée la loi » L’Abbé Pierre. Sans elle rien n’a de sens. Si nous cherchons un sens à la vie, c’est la vie elle-même qui est le sens. Cette joie profonde de tout aimer – d’une simple fleur, du vent glissant sur notre visage, de l’air devenant visible par sa caresse, par cette respiration possible pour vivre, et que l’humanisme tente d’exprimer, même s’il ne peut retracer l’immensité de la liberté, il est fidèle à demeurer dans son espace, à protéger la liberté, à concrétiser la paix.

Donner la légion d’honneur à cet archevêque, c’est dramatique et rien ne peut le justifier. « C’est la vie qui crée la loi », pensait l’Abbé Pierre. Un, une enfant, c’est la vie. 

© Fédora Hélène

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