Migrants – Le chemin de notre humanité – 2022 : l’ OIM lance le 1er Forum intergouvernemental sur les migrations

OIM

La Journée internationale des migrations s’inscrit en 2021 dans l’année célébrant les 70 ans de l’OIM rappelant que la migration fait partie de la construction de notre humanité, de sa richesse, de la naissances des cultures. L’être humain est ce nomade découvrant, explorant tous les territoires et cherchant toujours à répondre à sa curiosité en se dépassant, en mettant à l’épreuve ses possibilités qui nous permettent aujourd’hui d’envisager de créer une civilisation interplanétaire. La science-fiction voulant se concrétiser en passant de l’imaginaire à un savoir concret, d’avoir rêvé avant de le vivre. 

Cette passion pour la découverte en instinct de survie nous apprenant à savoir constamment nous adapter à notre environnement, à ses évolutions en alliance avec notre nature profonde qui nous donne compétences pour cultiver, élaborer, façonner l’espace comme l’agriculture le fait depuis des millénaires pour nous permettre de perdurer. 

Nous sommes vivant grâce à l’accueil, grâce à la capacité de recevoir, grâce à l’intelligence de partager en respectant ce qui est naturel, humain : l’alliance avec notre Terre nourricière. Cette dimension de liberté que briment les décideurs politiques, certains gouvernements instaurant les discriminations, les inégalités et le refus d’accueillir mettant en danger des vies. 

L’immigration devenue le sujet politique des élections présidentielles de 2022 en France, comme se conjuguant en problème majeur appuyant son argumentaire par une nécessité économique de préserver un territoire limité par des frontières, alors qu’il ne s’agit que de la haine tirant profit d’un ancestral racisme qui est à anéantir. 

La priorité pour perdurer, prospérer est la générosité, la valeur d’aimer et d’accueillir en respect des droits humains. Nous devons être certains que la bonté annonce la véritable croissance économique qui doit s’inscrire dans une universalité pour la paix et non celle en force destructrice où chaque pays veut imposer sa domination économique et tenir le monde en cet état inventé par le goût du pouvoir , contrairement à l’alliance de cultiver la richesse des multitudes qui correspond à l’ ampleur de celle de notre humanité prenant sa source dans les richesses de la Terre qui s’offrent à nous et celles que nous n’avons pas encore découvertes.  

Ne pas imposer en certitude nos interprétations du monde par l’ordre politique, celui du pouvoir. Nous vivons aujourd’hui ses limites par celles qu’il a imposées à la liberté. Le pouvoir est restreint, la nature est l’infinie de la liberté. Elle est cette onde perpétuelle traversant les différents univers, cette énergie de lumière transmettant la vie. Et d’ailleurs, nous avons compris l’essentiel que représente l’énergie sur laquelle repose notre avenir.

La possibilité d’énergie pour bâtir a été la conception de l’outil par les ressources de la Terre comme nous le faisons avec la force nucléaire que nous tenterons toujours plus de miniaturiser et de rendre toujours plus puissante. 

Dans cette recherche permanente de conquête que nous nous autorisons à entreprendre en tant que pays riches, certains gouvernements l’interdisent aux plus vulnérables en leur imposant des conditions de vie inhumaine. Des politiques mettent la vie de migrants et réfugiés en péril comme cela est aux frontières de la Pologne, de la Hongrie – comme ce sont les naufrages en méditerranée, où ces drames sur le littoral Nord plongeant les eaux dans une logique de frontières entre la France et le Royaume-Uni.

Nous interdisons aux plus vulnérables l’accès à la liberté en reniant leur droit d’accéder à un refuge pour construire leur vie, fonder leurs rêves. Laissés sans Terre, sans droits, abandonnés aux trafics humains, à la pauvreté et accusés de vouloir être des êtres humains libres, tel est ce que supportent les migrants et réfugiés non reconnus par les gouvernements.

Des femmes, des enfants, des hommes traversent les mers dans la peur et la force de rejoindre la liberté, de rejoindre leurs droits humains. Citoyens du monde, c’est ce que nous devrions construire en identité au lieu de nous fuir, de rompre la confiance entre les uns et les autres au profit des méfiances, incompréhensions en dressant des murs, en devenant encore l’inhumanité n’accueillant pas dignement, en ne permettant pas aux migrants d’être en sécurité et de pouvoir prendre les chemins de leur Terre en toute sérénité et droits.

Les routes de la paix 

Le 19 septembre 2016 se réunissent pour la première fois des chefs d’État et gouvernements, soit 193 pays, États Membres des Nations Unies, adoptant la Déclaration de New York pour les réfugiés. Laquelle pose le sujet des migrations dans leur globalité et comme très important. 

Une Déclaration qui appelle à une coopération mondiale œuvrant pour la sécurité des migrants et la garantie du respect de leurs droits humains.

Une Déclaration s’ouvrant sur un processus de consultations et négociations intergouvernementales pour établir un Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières. Celui-ci fut adopté le 19 décembre 2018 par la majorité des États Membres des Nations Unies lors d’une conférence intergouvernementale à Marrakech au Maroc.  

Permettre de prendre conscience du primordial d’accueillir, de se rendre compte qu’il s’agit de notre humanité en accord de paix pour concrétiser l’universalité des droits humains et de mettre un terme aux discriminations que subissent de plein fouet les migrants. Un accord non contraignant pour les gouvernements et conçu pour tenir l’engagement de développement durable d’ici 2030 en atteignant l’objectif 10.7. Un Pacte mondial qui n’a encore permis de mettre fin aux drames, violences de nos systèmes que subissent les migrants par l’injustice qu’imposent les politiques, ainsi que des gouvernements.

Des camps de migrants aux portes de l’Europe, où la faim et le froid emprisonnent des enfants, des femmes et des hommes venus après des mois, parfois des années d’errance pour trouver ce que nous possédons tous en nous, mais que les plus vulnérables ne peuvent vivre, la liberté. Les Oubliés survivent et le monde des violences économiques, de l’inhumanité ne leur accorde que le droit de posséder une liberté traumatisée. Nos pays riches cultivent une inhumanité derrière les belles vitrines, la belle image et ce sont des vies que le système échoue, noie par une arme redoutable, l’injustice.

La pandémie de Covid a d’autant plus mis les migrants en danger par les mesures sanitaires comme la fermeture des frontières séparant des familles, et provoquant une insécurité économique importante par l’impossibilité de rejoindre des zones de travail comme dans l’agriculture.

Une pandémie qui a permis de mettre en évidence les graves difficultés que vivent les migrants et qui a provoqué une aggravation des conditions de vie des plus fragiles, qui confrontés à des conflits, crises humanitaires et climatiques ont été contraints à des déplacements durant la Covid.

Au moment où la solidarité devait être la plus forte, des gouvernements ont manipulé la cause des migrants, profitant de l’affaiblissement de ces personnes en grande vulnérabilité pour mener des politiques de répression, d’exclusion, de discriminations face à celles et ceux sans défense que leur corps pour abri, que leurs forces pour survivre. Les trafics d’êtres humains, ainsi que les passeurs ont alors pris d’autant plus de pouvoir à l’égard des plus vulnérables se retrouvant abandonnés, exclus des territoires, y compris en Europe.

Lors d’une déclaration, le directeur général de l’OIM, Antonio Vitorino, souligne que « Outre les images de frontières fermées, de familles séparées et d’instabilité économique, la pandémie, qui dure depuis maintenant deux ans, a provoqué une nouvelle vague d’hostilité à l’égard des migrants et une instrumentalisation accrue des migrants dans les politiques publiques ».

Des politiques qui oublient que nombreux migrants ont occupé les emplois dits essentiels durant les diverses crises liées à la pandémie. Sans papiers, sans droits, ils ont été là au service de tous et le plus souvent ils sont ces travailleurs pauvres.

Les politiques discriminantes accablant les plus vulnérables sont tissées par les mensonges, par les manipulations flattant un système sécuritaire qui a en grande majorité qu’un but de profits et non de protéger. Et, contrairement aux discours de haine contre les migrants et réfugiés, ceux-ci ont permis des « retombées économiques positives » rappelle Antonio Vitorino. Le travail des migrants a permis aux pays où ils résident de maintenir leurs économies, ainsi que leur sécurité par leur travail essentiel, comme celui-ci a généré 540 milliards de dollars rapatriés en 2020 dans les pays à faibles revenus.

Des politiques passent sous silence le mérite des migrants, alors que certains de ces décideurs au pouvoir n’ont que le mot « méritant » à la bouche, comme celui de « République », où cette phrase si tristement célèbre stipulant que la France ne peut accueillir toute la misère du monde, sans exprimer que ce sont les pays pauvres qui subissent la misère des pays riches, pollueurs et accablant continuellement les plus fragiles pour ne servir que leurs intérêts. Les mensonges politiques ont un prix, la vie des plus fragiles. Des migrants et réfugiés sont morts au cours de naufrages. Des migrants morts de froid, d’épuisement, de maladies évitables au cours de leur périple.

La malnutrition, avoir faim et soif, survivre dans la nature, cachés dans des forêts alors que le froid de l’hiver est déjà présent, l’Europe renferme entre ses murs les souffrances des migrants. Le soutien de l’extrême droite au président Hongrois fermant les frontières aux plus vulnérables, ne peut qu’être extrêmement choquant.

Chiffre OIM

2022 – Forum d’examen pour les progrès des droits humains, pour la protection des migrants

Le premier Forum d’examen se déroule en mai 2022 à New York. Durant 4 jours, 118 États Membres pourront établir une volonté commune d’accueillir et de respecter les droits humains des migrants. Migrants, réfugiés se sont des êtres humains qui n’ont pas leur nom écrit, parfois pour leur sécurité, ainsi que pour celle de leur famille, mais également car les gouvernements, décideurs politiques, pouvoirs publics discriminent les plus fragiles en  ignorant le prénom, visage de ceux dont ils brisent la vie. Des migrants meurent noyés, leur nom oublié, ils sont ce soldat inconnu, ces enfants et ces femmes qui périssent non loin de nos côtes et frontières richement parées.

Un 1er Forum déjà fragilisé puisque les États-Unis, l’Estonie, Israël, la Hongrie, la Pologne s’y sont opposés, comme 13 pays ont choisi de s’abstenir

Les migrations ne sont que rarement un choix, mais imposées par la pauvreté à l’extrême pauvreté qui poussent à tout quitter de sa propre vie pour espérer réussir à vivre, à avancer, à réaliser des projets sur des territoires ne subissant pas la détresse.

Il devrait être le choix de partir, et non l’obligation de fuir pour survivre. Le Mexique rappelle que partir devrait être un choix de vie et non cette urgence de tout quitter pour l’espérance d’une vie meilleure et de pouvoir aider les siens restés au pays.

Les migrations sont une marche humaine faite avec le cœur de l’homme libre, cet homme d’espérance cherchant ce monde plus juste, plus équitable que nombreux gouvernements tiennent dans leurs discours, mais non dans leurs actes. Ce sont 258 millions de migrants dans le monde qui ont besoin d’être reconnus car ils sont la richesse fondamentale qui a permis à nos cultures de naître. Nos pays ne sont pas nés d’un seul d’entre nous, mais de tous.

OIM

Un Forum qui veut être ce lien entre les différents gouvernements pour que soit concrétiser la triptyque énoncée par l’ONU : paix – sécurité – droits de l’homme

Un Forum qui ne fait pas l’unanimité en ces temps du bouleversement qui inspire chez nombreux une attitude sur la défensive, pourtant il faut une alliance et celle-ci propose aux États Membres de se réunir tous les quatre ans. Le Saint-Siège soulignant que le Pacte mondial est « un bon document qui ne fonctionnera que s’il y a solidarité et compassion ».

Un Pacte mondial en document supplémentaire aux droits de l’homme qui pourrait avoir son efficacité que si une politique commune d’accueil dans le respect des droits humains, existe. Les gouvernements doivent prendre conscience que si ce Pacte existe, c’est parce que les droits humains ne sont pas respectés.

La vie d’enfants qui ne reçoit aucun respect de ses droits humains. L’ONU rappelle que : 1 migrant sur 8 est un enfant. Des gouvernements qui oublient que des enfants ont péri dans les eaux des mers devenant leur tombe. Les trafics d’enfants, mariages forcés de filles mineures ne sont que par la violence de la pauvreté que les systèmes politiques et économiques imposent aux plus fragiles.

Ne pas accepter ce système, ne pas accepter l’inhumanité est notre seule chance de perdurer sur une Terre que ces mêmes systèmes abîment. Aimer la vie pour voir les possibilités en nous de révolutionner pacifiquement ce monde inventé de la politique, des pouvoirs que tiennent entre leurs mains une minorité s’enrichissant de la peine des plus fragiles et leur imposant leurs ordres, leurs frontières fermées par ce fléau, l’injustice.

© Fédora Hélène 

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