Agriculture et élevage au coeur pour un monde plus durable, plus équitable – Aurélie Mournaud, une passion !

Agriculture bio pour un monde durable

Préserver la biodiversité, faire alliance avec la nature et créer une agriculture respectueuse de l’environnement, l’enrichissant d’une culture commune entre l’humain et la Terre, l’agroécologie permet cette osmose, de préserver les ressources naturelles, d’améliorer ses capacités de renouvellement, la diversité des espèces végétales, de restaurer les paysages par les haies, les arbres.

Un écosystème respecté et source de bien-être pour nous tous, comme pour les animaux. La création de ce petit coin de paradis demande des années de travail, d’efforts effectués par des agricultrices et agriculteurs passionnés.

Un petit coin de paradis, la ferme GAEC – Le Vent des Marais

La douceur normande, un paysage impressionniste s’offrent à nous, la sérénité a trouvé sa terre à la Ferme GAEC, Le vent de Marais, où Aurélie Mournaud dirige avec son conjoint, Jean-Philippe Mournaud, une exploitation bio dans les marais de la Dives.

Des prairies baignées par la lumière jusqu’aux magnifiques couchers de soleil, soulignent les 94 hectares qui accueillent les parcelles dont certaines peuvent au cours de l’année être inondées par les marais. Ces zones humides sont précieuses pour la biodiversité, les ressources en eau, l’équilibre de milieu aquatique, ainsi que pour la qualité de l’air.

Entre terre et eau, Aurélie Mournaud soigne les animaux de son élevage avec cœur.  « Un métier que l’on ne peut faire qu’avec passion » souligne-t-elle. Une belle ambition pour vivre de grands moments de joie, et qui permet de dépasser les difficultés.

Eleveuse, le métier d’une vie, c’est ainsi qu’Aurélie Mournaud l’entend et accueille dans sa bergerie les agneaux qui parfois naissent dans ses bras. Elle accompagne les brebis, prend soin des agneaux et son travail consiste à leur offrir une belle vie dans un environnement protégé.

Rencontrer un éleveur, c’est rencontrer une passion, un amour de la nature, des animaux. C’est également découvrir tous les efforts mis en œuvre pour préserver le bien-être animal et favoriser les ressources environnementales, les augmenter et façonner ainsi par des années de travail, de don de soi, un paysage que l’on ne se lasse pas d’admirer.

Un paysage qui a charmé le jury du concours organisé par le Comité régional d’étude pour la protection et l’aménagement de la nature en Normandie (Crepan), décernant à Aurélie Mournaud le prix de l’excellence.

La ferme Le Vent des Marais, c’est un environnement riche de vie, comme en témoignent des haies mêlant des chênes, des acacias, des ronciers et autres s’alliant à des prairies naturelles, où se multiplient les fleurs sauvages offrant des pâturages de haute qualité avec une herbe bio aux plus de 200 brebis Suffolk et 48 limousines. Puis, ce sont aussi les pollinisateurs, tels que les abeilles qui y trouvent leur bonheur. Tout un monde vivant qui se cultive et s’élève avec passion.

L’agriculture est également un monde en plein questionnement quant à l’avenir, sur les possibilités de perdurer, de se développer et d’améliorer les conditions de vies des agriculteurs et des éleveurs. Aurélie Mournaud nous accompagne au cœur de son métier chargé d’histoire et porteur d’avenir.  

Agriculture et élevage – les défis majeurs de la décennie

La passion d’un métier confrontée à des difficultés, à l’opposition qui peut s’élever contre les agriculteurs et les éleveurs

 L’agriculture et l’élevage sont indispensables à notre humanité et les problématiques fondamentales qui nous font face ne pourront se traiter sans l’agriculture. L’alimentation repose sur le travail des agricultrices et des agriculteurs. Les développements et équilibres favorisant la biodiversité, la haute qualité environnementale , le bien-être et une alimentation saine  favorable à la santé de tous pourront se réaliser que s’il est un respect des petits agriculteurs, l’amélioration des conditions de vies des femmes et des hommes travaillant avec passion la terre, élevant avec cœur leurs animaux dans le respect du bien-être animal. 

Se soutenir mutuellement pour créer l’agriculture de demain   

La division qui s’intensifie dans notre pays, et parfois des commentaires négatifs, blessants peuvent apparaître sur les réseaux sociaux et qualifier les éleveurs « d’assassins » rappelle Aurélie Mournaud. Écouter avec empathie, ne pas faire d’amalgame, « ne pas mettre tout le monde dans le même panier », souligne Aurélie Mournaud, permettrait d’avancer ensemble pour bâtir une agriculture durable en alliance avec la nature. Certes, « il peut y avoir des brebis galeuses dans tous les métiers« , précise Aurélie Mournaud, mais on ne peut pas fermer les portes à tout un avenir pour augmenter une agriculture évolutive, bio, respectueuse de l’environnement car une division s’impose entre les uns et les autres. 

 D’autre part, faire des amalgames, est préjudiciable à toute notre société. Une exploitation bio et un élevage intensif où des animaux ne voient jamais la lumière du jour, ont des objectifs totalement différents.  Aujourd’hui, il s’agit de préparer l’agriculture de demain nous permettant d’établir un équilibre vital par le respect de la nature en permettant le développement des fermes bio.   

Pouvoir échanger, créer un lien entre les éleveurs et les consommateurs, communiquer serait à promouvoir, même si des difficultés peuvent être rencontrées.

Communiquer, se soutenir mutuellement, faire preuve d’empathie, sont certainement les valeurs clés pour garantir la prospérité de notre agriculture par la valorisation d’un métier à la source de notre humanité. Communiquer, à une époque où les réseaux sociaux dominent, ce n’est pas forcément simple sorti de la virtualité. À l’opposé de l’abondance de communication internet, il peut être un isolement que vivent des agriculteurs, parfois aussi une envie de se déconnecter pour se recentrer sur l’essentiel. Une fatigue et une inquiétude peuvent également couper les ponts de la communication entre les uns et les autres. 

 Puis, explique Aurélie Mournaud, « La communication n’est pas toujours évidente et des gens n’ont pas toujours envie de partager leur travail et leur passion« .  Une communication effacée qu’observent des éleveurs, ne signifie pas une indifférence à l’égard de leur exploitation, « De nombreux éleveurs essayent de tout mettre en place pour que tout se passe bien pour les animaux du début jusqu’à la fin », souligne Aurélie Mournaud.

Un amour du métier 

Décider de devenir éleveur émane avant tout d’une affection pour les animaux, d’une envie d’être auprès d’eux, et d’accepter de leur consacrer beaucoup de temps pour leur donner les meilleurs soins. 

Des animaux qui pour l’éleveuse ne sont pas des numéros, ni un moyen uniquement d’exploitation, de production, mais avant tout un lien affectif.  À ce propos, Aurélie Mournaud évoque la doyenne et mascotte de la ferme : une vache, Somalie, qui a fêté le 2 janvier, c’est 21 ans. « Somalie, ça fait des années qu’elle ne produit rien et en plus elle a été un très mauvais exemple de production. Normalement, une vache est censée faire un veau par an et ce n’est pas son cas ». Puis, Aurélie ajoute, « De la même manière, on a des brebis qui ne sont pas forcément rentables, mais on a un cœur avant tout », et précise, « On a des chouchous. Ils viennent nous fouiller dans les poches, faire des câlins ».

Éleveur, un métier intense qui apporte beaucoup de joie, mais aussi une fatigue émotionnelle et physique qui impacte la vie de l’éleveur dans sa dimension professionnelle et personnelle. Des professionnels qui ont besoin d’être respectés, écoutés, et parfois aidés pour se développer. Une condition sine qua one, si les décideurs politiques souhaitent que la chute de 31 % qu’accuse le secteur de l’élevage, ne s’aggrave pas. 

 L’amour des animaux est là et faire un choix est difficile, « On ne peut pas garder tout le monde. Malheureusement, on a nos factures, nos emprunts et autres à payer. Il faut bien que l’on gagne notre vie, que l’on puisse aussi se nourrir ». Aurélie Mournaud souligne que « Pour ceux qui finissent à l’abattoir, on fait en sorte qu’ils aient une belle vie jusqu’à la fin. »

Par ailleurs, Aurélie Mournaud explique que « Quand les animaux ont des problèmes de santé, on fait tout notre possible. Quand on voit que l’animal souffre et que l’on ne peut plus rien faire, ce serait inhumain de le faire souffrir, de le laisser agoniser. On fait en sorte de l’accompagner pour que le voyage se termine bien », et elle ajoute « Quand on aime, il faut aussi avoir la force de laisser partir. Aimer, c’est savoir ne pas être égoïste et faire de son mieux. »

Faire de son mieux, prodiguer les meilleurs soins, donner des médicaments que lorsque cela est nécessaire, avoir de l’affection pour ses animaux, ce sont les qualités d’une éleveuse passionnée, Aurélie Mournaud, qui n’a pas choisi son métier par hasard, ni par unique but de produire. Le respect du bien-être animal tout le long de sa vie, ainsi que le respect de la fin de vie de l’animal sont présents à la ferme Le Vent des Marais.

Préserver des élevages de haute qualité

La préservation des fermes à taille humaine et respectant le bien-être animal est primordiale dans une économie en mouvement rapide, et en recherche de profits toujours plus élevés, ce qui pourrait affaiblir une agriculture et des élevages respectueux de l’environnement.

L’inquiétude des éleveurs et agriculteurs se fait présente face à un avenir incertain, dépendant du mouvement exponentiel du mondialisme, de la compétitivité féroce qui fait persister une guerre économique toujours latente.

Les difficultés que rencontrent nombreux agriculteurs, qu’elles soient d’ordre économiques, technocratiques, « la fatigue physique et émotionnelle » également, ce que souligne Aurélie Mournaud, peuvent décourager des jeunes agriculteurs, et des personnes venant d’autres secteurs professionnels de s’installer.

Il est également un défi démographique et l’éleveuse souligne que « Une exploitation où les éleveurs ont plus de 50 ans, ça concerne une exploitation sur deux. » Et la question se pose, « Que vont devenir ses exploitations là ? » s’interroge Aurélie Mournaud.

Une exploitation agricole, c’est tout un environnement humain très riche et plusieurs professions en dépendent comme les commerçants, les marchés locaux. C’est aussi la vie de territoires, le cœur d’un pays. Le monde de l’agriculture permet à la vie locale de se développer, et représente plus de 759 000 emplois permanents. Puis, ce sont de nombreux emplois « qui gravitent autour du monde agricole », souligne Aurélie Mournaud. 

Bilan décennal des exploitations agricoles : une chute du nombre de fermes exploitées

En 2021, les chiffres donnent la réalité d’un triste bilan, la France a perdu 100 000 professionnels de l’agriculture en l’espace de 10 ans, selon le recensement des exploitations agricoles qui est effectué tous les 10 ans. Une étude que le ministère rendra définitive en avril 2022 et il sera donné un état des lieux de l’agriculture en Europe fin 2022.

Le rapport établit que le secteur de l’élevage est le plus touché, il chute de 31 %. Cependant, Julien Denormandie précise lors de la conférence de presse que, « Si le nombre d’exploitations est en recul depuis 2010, notre agriculture occupe plus de la moitié du territoire métropolitain », soit 26,7 millions d’hectares cultivés.

Autre point positif, l’agriculture s’oriente vers une culture de qualité, respectueuse de l’environnement et ce sont 106 000 fermes qui bénéficient d’un label. Quant à l’agriculture biologique, elle a triplé en dix ans et enregistre plus de 47 000 exploitations soit + 12 %. Il y a également les exploitations qui s’inscrivent dans une Haute Valeur Environnementale, et qui sont au nombre de 25 500, soit 7 % des fermes, une multiplication par 20 en 3 ans.

Les agriculteurs aiment en grande majorité leur terre, leur métier et tiennent à offrir une haute qualité de production aux consommateurs.

L’agriculture – un bienfait pour tous 

L’agriculture et l’élevage représentent un bien précieux que toute la société doit préserver et les défis de la décennie sont majeurs. L’alimentation est un des enjeux primordiaux pour toute notre humanité. Par ailleurs, la progression d’une agriculture durable participe à la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le monde, souligne le Programme Alimentaire mondial (PAM).  

Un des défis est celui de la démographie qui aura un impact important pour l’élaboration de notre futur.  En France, aujourd’hui 58 % des chefs d’exploitation ont plus de 50 ans, indique le ministère. Ce qui signifie, souligne Julien de Normandie dans un communiqué de presse, que plus de « 60 % de nos agriculteurs ont plus de 50 ans ».

Le gouvernement évoque la loi Egalim 2 pour une rémunération plus juste, ainsi qu’une revalorisation des petites retraites agricoles. Cependant, cela risque de demeurer insuffisant pour combler le manque de création d’exploitation. Il manque à l’appel la création de 7 000 exploitations par an pour compenser les départs à la retraite.

Aurélie Mournaud souligne le déséquilibre actuel qui persiste et explique que d’un côté la société veut une traçabilité des produits toujours plus pointue, une qualité environnementale, avec un désir de consommation, et de l’autre le fait que « l’on voit notre agriculture qui se meurt petit à petit. »

Aurélie Mournaud rappelle aussi le nombre d’agriculteurs qui se suicident, et selon Santé Publique France, ce sont 529 agriculteurs qui se sont suicidés en 2016, soit + 30 % de taux de suicide par rapport à d’autres professions, et 60 % des suicides touchent les agriculteurs entre 55 et 70 ans. 

Un épuisement, un désespoir et ce sont également les violences économiques que ces professionnels du monde agricole subissent.

À ce dramatique constat, s’ajoutent les fermes qui disparaissent de nos villages faute de repreneurs.  Un bilan qui « fait mal au cœur », exprime Aurélie Mournaud.

Pourtant, l’agriculture est indispensable à notre survie, notre indépendance économique et « elle entretient nos beaux paysages », souligneAurélie Mournaud. Puis, une question se pose, « Que se passera-t-il s’il n’y a plus d’agriculture, s’il n’y a plus d’élevage ?».  Importer, perdre une autonomie alimentaire, cela aurait de lourdes conséquences pour l’équilibre, la prospérité du pays, ainsi que pour la garantie de son indépendance. Cela aurait également un impact sur l’environnement, Aurélie Mournaud précise que « les parcelles d’herbe captent le carbone. Les exploitations vont capter plus de carbone qu’elles vont en émettre ».

Puis, une question demeure, que deviendront nos territoires sans agriculture « en friche où sera-t-il des constructions ?», ajoute l’éleveuse.

« L’agriculture existe depuis que le monde est monde » exprime Aurélie Mournaud

Peut-on concevoir la France sans une agriculture prospère ? Elle est porteuse de bien-être, de produits de qualité issus de nos territoires. Elle enrichit également notre environnement d’arbres, de fleurs, d’essences naturelles, de tout un écosystème qui peut se développer, comme c’est le cas à la ferme Le Vent des Marais. 

Créer un petit coin de paradis demande des années d’efforts pour le construire, un investissement important qui a besoin d’une dynamique globale pour le faire perdurer.

Les produits de nos territoires sont aussi « notre identité » souligne Aurélie Mournaud. C’est toute une culture qui se transmet, qui fait partie de notre histoire et qui demande l’amplitude de la liberté pour vivre.

Les décideurs politiques doivent faciliter les possibilités pour les jeunes agriculteurs, pour que la relève soit assurée.  Toute une jeunesse est une force positive pour le pays.  Par ailleurs, un pays ne peut avoir d’avenir s’il n’aime pas sa jeunesse, s’il ne lui donne pas la possibilité de développer des projets et que les problématiques financières, administratives dominent la volonté de création.

Transmettre est la valeur première et les fermes à taille humaine, familiales représentent un patrimoine inestimable pour notre avenir. Les exploitations industrielles, les lobbies alimentaires sont sur des objectifs où l’humain et l’environnement deviennent des facteurs de marketing élaborés par des politiques de profits fonctionnant par une compétitivité souvent féroce. Au contraire de ce qui abîme l’environnement et une alimentation saine, la majorité des agriculteurs et éleveurs cultivent en premier leur passion qui leur permet de produire des ressources durables qu’ils transmettent à la population.

La vente en directe à la ferme de produits bio, ou par divers systèmes comme celui de l’Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (AMAP) qui soutient les fermes de proximité qui exercent dans le cadre d’une agriculture durable, équitable et protectrice de l’environnement, sont des solutions profitables à tous, et pour mieux consommer. Des produits sains, de qualité, locaux pour consommer de manière responsable et bénéfique pour la santé.

Une manière également de transmettre aux enfants une connaissance de la nature, de l’environnement, ainsi qu’un apprentissage pour bâtir un monde durable, plus juste et équitable.

Retrouver l’envie de cuisiner, c’est aussi cet art de vivre qu’inspire le fait d’aller acheter ses fruits et légumes, mais également de la viande, des produits laitiers et autres au plus près des agriculteurs.

Retrouver aussi le goût des saisons, reprendre possession d’une volonté de partager, de participer à la vie locale. C’est aussi rencontrer des professionnels de l’agriculture et pouvoir échanger avec eux.  Sortir de la virtualité des commentaires sur les réseaux sociaux et aller par soi-même voir, découvrir, partager.

C’est aussi cela protéger l’environnement : en faire partie.

Soutenir les produits locaux, c’est soutenir la lutte contre l’insécurité alimentaire, et contre la précarité des petits agriculteurs

Le Programme Alimentaire Mondial apporte son soutien aux marchés locaux où des petits agriculteurs peuvent vendre leurs produits. Ils sont le lien essentiel pour une agriculture locale qui fait vivre toute une population, et leurs territoires.

Des agriculteurs et éleveurs qui dans les pays en voie de développement sont l’économie permettant aux populations d’accéder à des produits alimentaires.  Pourtant, alors que la majorité des denrées alimentaires au niveau mondial sont produites par les petits agriculteurs, et qu’ils génèrent 37,2 millions de dollars par an, ils constituent la profession subissant le plus la pauvreté, alerte le PAM.

Le Programme Alimentaire Mondial recommande de favoriser les chaînes d’approvisionnement locales, d’aider à l’augmentation des revenus des petits agriculteurs, de favoriser des moyens pour développer des systèmes alimentaires durables, ainsi que de prendre des mesures efficaces pour la sécurité alimentaire et pour réaliser l’objectif Faim Zéro d’ici 2030. Des mesures pour mettre fin à l’insécurité alimentaire qui ne pourront être véritablement efficaces que si elles permettent une protection globale de l’agriculture. 

Une insécurité alimentaire persiste dans le monde, y compris en Europe. La France compte, elle-même plus de 10 millions de pauvres, et des agriculteurs y subissent la précarité. Le PAM remarque que ceux qui produisent l’alimentation dont nous avons tous besoin, peuvent être eux-mêmes exposés à l’insécurité alimentaire.

L’agriculture est un « trésor » exprime Aurélie Mournaud et les décideurs politiques doivent trouver des solutions efficaces, concrètes pour que soit une économie vertueuse servant les populations, et nous permettant de perdurer. Le défi essentiel est de lutter véritablement contre la pauvreté qui peut toucher des petits agriculteurs, provoquer un épuisement physique et moral et dissuader des jeunes de devenir exploitant agricole. 

L’accès aux financements doit être facilité et adapté à chaque situation pour répondre au plus près des besoins du chef d’exploitation. D’autre part, le PAM souligne que les agricultrices au niveau mondial n’ont pas accès aux mêmes ressources que les hommes et que l’égalité permet de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Produire une alimentation saine pour tous, c’est possible. Protéger une agriculture durable s’inscrivant dans la protection de la biodiversité, de l’environnement, c’est possible.

Donner les clés à ceux voulant créer une exploitation agricole pour être là, demain ! Pour demain pouvoir vivre au cœur de nos territoires et de la générosité de la Terre, c’est aujourd’hui que cela se construit.  De la même manière, chacun peut rappeler aux décideurs politiques que les défis majeurs de la décennie ne se mèneront pas à bien le ventre vide, et qu’une alimentation saine est un bien précieux pour la santé.

Nous avons besoin de notre Terre, les agriculteurs et les éleveurs sont ceux qui peuvent en récolter les bienfaits et nous les transmettre. Ils sont celles et ceux qui par leur métier, leur passion participent à la lutte contre la faim dans le monde.

Regarder et ressentir

La ferme GAEC, le Vent des Marais, ce petit coin de paradis, nous offre plus que les mots, la beauté de la nature. 

La naissance de triplés, il y a seulement trois jours ! Aurélie Mournaud apporte les meilleurs soins à ses animaux et tient à leur offrir une belle vie. Les jeunes agneaux reçoivent le lait de leur mère, profitent de l’herbe bio des pâturages et grandissent sans souci dans la bergerie. Et, tout cela est possible par l’affection que l’éleveuse apporte à ses animaux.

Un magnifique soleil couchant éclaire les prairies – se ressourcer auprès de la nature car nous faisons partie d’elle. 

La Terre, notre essentiel, protégeons-la tous ensemble. 

© Fédora Hélène

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