« Vous semblez perdre votre humanité » Zelensky – Ciel de feu, Ukraine le coeur de la paix au coeur de la guerre

@liberterradaily

« Mariupol. Direct strike of Russian troops at the maternity hospital. People, children are under the wreckage. Atrocity ! How much longer will the world be an accomplice ignoring terror ? » M. Zelensky.  » Fermez le ciel maintenant. Arrêtez les tueries ! », « Vous avez le pouvoir mais vous semblez perdre votre humanité. » Le président de l’Ukraine.

« Vous semblez perdre votre humanité »

Notre humanité pleure en silence, en quelques mots, en notre mémoire, dans ce temps hors des dimensions connues, notre humanité porte les blessures de guerre, ces crimes de guerre, des vies innocentes blessées, tuées. Les articles s’écrivent à travers le monde, les lettres de soutien à l’Ukraine et ses larmes que ne s’écrivent pas et coulent des yeux de notre humanité. Ce bouleversement, ces heures graves et longues qui s’annoncent.

Cette guerre qui prend place et on ferme les yeux, regarde le jour. Il est là. La résistance est cette lumière paraissant et disparaissant la nuit, l’espérance de la garder en soi. L’atroce de la violence, ces corps blessés, ces corps endormis dans ce toujours, le silence. Cette bougie, la flamme fragile, la pauvreté, la faim, plus aucun refuge. Cette bougie posée sur la table et ces yeux bleus en transparence se rappellent à ma mémoire.

Parascovie, ma grand-mère ukrainienne, ses larmes, elle racontait son village en feu, la révolution et la guerre. Elle voyait cette petite fille cachée derrière un talus. Elle témoignait, la guerre, l’atroce. Le feu, cet homme brûlé, et son regard d’enfant enfermant dans sa mémoire, l’horreur de la violence. Les hommes capables du pire, elle ne le disait pas et ces longs silences, les yeux clos.

Une gare, 20 ans, partir. L’exil, ce frère refoulé car il boitait, la jambe cassée, mal soignée. Ce train partant pour la France, les migrants. Cet adieu, il ne devait pas être, la cruauté l’a imposé. Elle ne reverra plus jamais son frère. Il a disparu, plus de nouvelles depuis ce quai de gare. Elle envoya le peu d’argent gagné en esclave dans une ferme et la faim. Elle vola un morceau de paix, elle avait faim. Dormant avec d’autres migrants dans la grange, à cinq heures du matin, la flamme fragile d’une bougie, la faim, elle part travailler.

Elle pense à son frère, elle revoit les paysages d’Ukraine, elle revoit l’Adieu. Elle ne connaîtra jamais l’Ukraine libre et aujourd’hui, ce sont mes yeux qui pleurent, c’est moi qui ne connaît pas l’Ukraine libre, ce frère dont on n’a jamais retrouvé la moindre trace. Ce sont les cendres de ma grand-mère sur cette terre d’Ukraine. C’est aussi cette interdiction de pleurer, être fort, regarder le jour. La France n’a pas été l’accueil et les violences de la guerre, la pauvreté, se battre pour elle, la France. Mon grand-père, migrant, engagé volontaire pour défendre la liberté, la France. On a rêvé de liberté. On a rêvé de justice, celle véritable en don de paix, celle qui n’existe pas en France.

France – 10 millions de pauvres – des personnes âgées, des jeunes, des mères isolées, des enfants ne pouvant manger sainement, sautant des repas par manque de moyens financiers. Puis, ces millions de personnes aux petits revenus juste au-dessus du seuil de pauvreté , les placards pratiquement vides d’alimentation. L’épuisement, l’injustice, la peine, les violences économiques et politiques qui ne cessent d’assommer les plus fragiles. C’est ainsi dans tous les pays, la pauvreté et les violences qui résultent des systèmes destructeurs . Se soutenir mutuellement, s’entraider, partager, établir la gratuité, c’est une urgence. La résilience, secourir, sauver la vie.

Notre humanité ne peut survivre sans la paix

L’atroce de la guerre revient ; ces femmes, ces enfants, ces personnes âgées perdues, ces vies brisées, et l’exil. J’ai vécu en France les violences, la barbarie d’un homme et la justice n’a protégé ni mes enfants, ni ma vie. Ma grand-mère a effacé son prénom, sa langue, sa culture, tout est mort dans cet adieu à l’Ukraine, à son frère. On pensait que la France était notre terre. On a bâti une maison, un jardin, aujourd’hui, revient l’exil. Aujourd’hui, la résilience, la résistance pour la paix universelle, pour être notre humanité, être citoyen du monde.

Une maternité bombardée, des femmes enceintes blessées. La guerre prend tout et les pays dirigeant le monde, les pays riches, l’Occident, le mondialiste, les dictatures, la violence, la froideur de Poutine, ces clés du monde données à des puissants, à des gouvernements, aux milliardaires, aux titres et pouvoirs suicidaires, écrasant les populations vulnérables partout dans le monde. Il faut que cela cesse pour choisir la vie et non la mort.

Bientôt, ce seront les élections présidentielles en France et la terre prisonnière, les plus fragiles courbés sous le poids des pouvoirs économiques et politiques. Le peuple va encore élire la puissance d’un sur des millions d’êtres humains.  La guerre commence son long refrain et Emmanuel Macron a annoncé les jours difficiles, nos vies modifiées, sans que nous ayons eu le droit de donner notre consentement, celui qui doit être que pour la paix et la liberté. On pourrait rêver à ce jour où les peuples renversent les gouvernements, se libèrent des puissants et politiques décidant la guerre, et laissant les populations subir.

Avez-vous perdu votre humanité ? 

Des femmes violées, maltraitées, tuées sur le sol en paix de France et la justice absente, cette tombe, cette rose fleurie à l’hiver. Ce froid, je vois les larmes de ces mères, leur éveil en pleine nuit, leur courage de dépasser les peurs et les souffrances. Mais elles sont abandonnées, la justice reste à la froideur ce cœur éteint en lois faites par les puissants, ce qui détruit. Ne plus obéir aux puissances, à leur justice, retrouver le cœur, la vie, et la paix pour la liberté. Liberté, la voir vivre une fois sous nos yeux. La voir resplendir, être étonné par ses merveilles. Donner notre consentement pour la liberté, pas un oui pour un pouvoir politique, mais la libération, la délivrance de leur quête de guerre, quand notre humanité a besoin plus que tout de la paix.

C’est peut-être notre dernière chance. Pourtant, rien ne change et tout rejoue l’air des malheurs, des longues heures, des guerres. Les violences économiques en folie suicidaire, l’appauvrissement des populations, que restera-t-il de la paix ? Le nucléaire en apogée et ce danger permanent coulant en rivière, la guerre surgira de nouveau, jaillira de la souffrance, du sol gravé par le nom des martyres.

Des femmes en Afrique font des heures de marche pour porter de l’eau à leur famille, en Afghanistan la faim étant son linceul, au Yémen, étoile, ma Terre, tout chavire. Nous n’aurons pas le temps si nous ne faisons pas de  la paix notre valeur forte, le respect des droits humains, la fin des violences faites aux femmes, la fin du patriarcat meurtrier. Les femmes qui subissent les blessures de guerre, les violences sexuelles, les prédateurs ne doivent plus être ces destructeurs puissants par l’injustice.

Nous devons tous être en résistance, tous à nous relever de nos larmes, des souffrances qui soufflent sur la flamme tant les prédateurs détruisent la vie. Je ne veux pas être cet adieu. Je ne veux pas survivre dans cet espace du néant, sans sens que la mort. Il nous faut l’amour, et rien que lui. Notre humanité en survie. Il est temps de changer profondément, de nous libérer de pouvoirs inventés.

On a donné à des êtres humains des pouvoirs surdimensionnés, la politique et leurs financiers. Les banques qui tiennent le monde dans leurs mains et une population peut être effondrée dans la pauvreté sans solution pour y échapper. Anéantir la pauvreté, le racisme, ce que les politiques n’ont jamais voulu faire. Il leur faut garder le mental des guerres, des divisions, de la violence.

Nous ne savons pas ce que serait un monde où il serait une véritable égalité. Nous ne le savons pas. Nous ignorons ce que signifie une liberté véritable pour tous. Si nous pensons être libres, elle est cette illusion et on sait que seul l’amour l’est en souffle de vie, et nous permettant d’avoir la force de survivre, de combattre. Nous savons que nos faiblesses ne nous permettraient pas de vaincre et que seul le verbe aimer possède cette force. C’est lui qui doit être le drapeau de notre humanité. Les couleurs de la paix pour l’Ukraine, pour l’Afrique, pour tous les peuples sur tous les continents  pour une réconciliation.

Tant que la réconciliation ne pourra pas s’épanouir, nous ne pourrons pas sortir du chaos.

Que faisons-nous de notre humanité ?

Les empires de consommation, l’industrie, la vie est devenue une marchandise, un outil, et l’humain un moyen de l’acquérir, d’exploiter les ressources de la Terre, une force destructrice et ce silence, l’écho de la paix se fracasse sur le mur de nos âmes. Nos âmes vendues en vrac sur les places des Bourses, des banques crachant des milliards de dollars, le pain n’attend plus les cultures de blé, la main de l’homme le façonnant, il est suspendu aux décisions de quelques argents couvrant notre ciel de l’orage des bombes.

Perdues, nos âmes perdues dans le fracas et la flamme fragile s’éteint peu à peu, il ne tient qu’à nous de la porter à notre cœur pour lui redonner l’éclat. Ces yeux bleus en transparence, cet enfant d’Ukraine, ce sang à mes veines coulent en cire dessinant les yeux de mes enfants, cette terre couvrant mes pieds nus, l’exil.

Donne à notre humanité la chance de la paix, soit mon cœur, ce rayon, celui dans la multitude, ce jardin cultivé par les mains de ma grand-mère, cette rose rouge qu’elle a plantée. Donne une chance à la paix de vivre. 

© Fédora Hélène

J’ai besoin de lumière

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