L’urgence de la paix est vitale – Plus que jamais la Journée internationale de la conscience est primordiale

Photo/@liberterradaily

La journée internationale de la conscience s’ouvre ce 5 avril sur un monde troublé, un monde en souffrance qui appelle notre force de la résilience qui vit par la paix. La paix qui porte notre survie à bout de bras dans ce temps où la guerre surgit en Europe, où la crise climatique tient nos choix entre ses mains.

La paix, son universalité est notre humanité

La paix, ce don en un consentement, ce oui à la liberté vivant en l’amour lui donnant toute son immensité. Ce fondement de notre humanité que la guerre, la haine, le racisme, l’antisémitisme blessent profondément, et ce début de 21ème siècle voit resurgir l’atroce de la violence.

Ce 5 avril porte plus que jamais « cette culture de la paix ancrée dans l’amour et la conscience », ainsi définie par l’ONU en cette année 2022.

La conscience de la dignité de notre humanité qui s’exprime par son unité, cette communion des uns avec les autres et aujourd’hui mise en danger par la douleur de la guerre en Ukraine, des conflits armés dans le monde, par la guerre de la faim, par la gravité des traités de paix rompus au cœur de leur fondation, la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle établit dans son préambule que « La méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamée comme la plus haute aspiration de l’homme ».

L’amour disparu, c’est le chaos. La cruauté qui accable notre humanité, nous replace face à ce mur, cette incompréhensible barbarie, et nous avons ruiné par la guerre, le premier message sauvant notre humanité, ne pas tuer. Ce verbe tuer, nous avions déjà en le prononçant abattu le premier serment et seule la paix relève l’espérance d’anéantir la haine qui ne porte pas une once d’amour en elle.

Revenir sur les chemins de paix pavés par la force de vivre, par les larmes des peines, et ouvrir les portes des possibilités par la main de la résilience. Offrir cette chance aux générations futures, leur donner un monde possible. L’Organisation des Nations Unies rappelle que sa priorité est de préserver la paix, de préserver les générations futures du fléau de la guerre.

Réussir cet enjeu fondamental se réalise par la création de la culture de la paix, ce dialogue de nos communautés allant vers l’hospitalité, accueillir l’autre. Nos communautés prenant comme référence le partage, cette valeur en une nouvelle économie conçue par la liberté, par cette envie de démocratie, de respect des droits humains. La solidarité en lien des uns aux autres, l’entraide féconde. Être ensemble par la richesse de nos différences, par la tolérance, écouter l’autre, toujours dans l’accueil rejetant la violence.

Écouter la liberté pour être sa voix, transmettre son dialogue pour lutter contre la guerre, pour établir une réconciliation, pour construire un développement positif pour toute une jeunesse, qui veut avoir le droit de bâtir une nouvelle société, une nouvelle conception sociale permettant de mettre fin à la pauvreté.

L’ONU rappelle qu’il est cette conscience de la nécessité de créer « des conditions de stabilité et de bien être et des relations pacifiques et amicales fondées sur le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». Ce qui implique l’anéantissement du racisme, l’élimination de la violence faite aux femmes, la fin des discriminations, des fortes inégalités qui sont sans précédent, que tous accèdent au droit de vivre en paix. C’est par ces valeurs de réconciliation, par la richesse des langues, des cultures, par la multitude faisant unité dans la paix, que l’Assemblée générale a proclamé le 5 avril Journée internationale de la conscience.

Une journée où l’ONU invite la société civile, les gouvernements, les entreprises, les organisations non gouvernementales, chacun d’entre nous, « à instaurer une culture de la paix ancrée dans l’amour et la conscience, dans le respect des cultures, des différences et en réalisant des actions concrètes, des initiatives pour informer, sensibiliser, encourager et ainsi  favoriser le développement durable » souligne l’ONU.

L’éducation pour ouvrir les portes pour tous, donner accès à tous à la réalisation de ses rêves, de ses objectifs, pour transmettre la culture de la paix

L’école doit faire alliance avec les enjeux majeurs de notre monde, et contribuer à l’apprentissage d’une entente sincère entre les peuples par l’échange, en apprenant les différentes cultures, en s’ouvrant au monde qui nous entoure et à sa protection. L’écologie, les valeurs de partage, ce qui peut faire perdurer notre monde en instaurant le droit fondamental au bien être par le respect des droits humains. L’école ne doit pas être l’apprentissage de la souffrance, des discriminations, de la violence ; elle doit être l’apprentissage de la paix, l’écoute des émotions, savoir communiquer en paix. La solidarité doit être son axe et non la compétition, non devenir des moyens de profits, mais la volonté de construire un monde libéré des guerres, une humanité capable d’aimer.

Participer à la construction de la société, ne pas laisser à des dominants un pouvoir absolu, mais être à l’assemblée des peuples, à cette convergence non dans un mondialisme de profits, mais dans une fraternité culturelle, économique, dans une solidarité scientifique donnant à tous le droit à la santé.

C’est une magnifique aventure qui nous attend, si nous saisissons cette chance de la paix.  Une chance vitale, car sans la paix les conséquences de la révolution climatique seront catastrophiques. Si l’homme ne prend pas aujourd’hui l’initiative de réaliser l’universalité de la paix, c’est la nature qui arrêtera la folie des hommes, le système suicidaire qui persiste par des politiques de profits, de guerre.

Un monde nouveau qui ne sera possible que par l’égalité femme, homme, un corps humain. Sans cette unité, une division profonde continuera à marquer l’interprétation de notre monde, et instaurant le mental du chaos. Humilier la moitié de l’humanité car elle est femme, est une folie consciente, cette autre conscience, celle de l’obscurité. La conscience en lumière est celle de la vie, elle fait corps avec notre humanité et lui a permis de perdurer jusqu’à nos jours. Le bouleversement climatique est cet appel qui nous demande de ne vivre que par une conscience unique, celle de la lumière.

La justice véritable est cette conscience de la liberté, elle est essentielle. Un pays qui a une justice défaillante, une justice qui finalement sera une violence, ne pourra pas fonder la paix et bâtir concrètement la paix universelle. Elle restera enfermée dans des discours politiques sans-sens, appelant la paix et faisant la guerre aux plus vulnérables. Les engagements du développement durable sont cette trame à suivre, et il s’agit d’écrire notre histoire par ce fil conducteur du respect des droits humains, du respect du droit international humanitaire.

Un concept de paix qui s’impose au sein de la Constitution de l’Organisation des Nations Unis pour l’éducation, la science et la culture, il y déjà plus de 50 ans, et qui  s’inscrit en valeur d’intelligence de notre humanité et pas seulement limité aux décideurs politiques. « Une paix fondée sur les seuls accords économiques et politiques des gouvernements se saurait entraîner l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples » a affirmé l’ONU.  Les peuples accordant leur vie à des dominants politiques et économiques, cela ne peut qu’engendrer un grave déséquilibre. Il ne peut y avoir les dominants et les dominés, ce principe a été conçu par les manipulations, par le mensonge, par l’intérêt du pouvoir, par orgueil. Revenir à une alliance fraternelle, est essentielle pour établir la confiance et ne pas constater les mensonges politiques, une fois qu’ils ont détruit.

Le rapport du GIEC rappelle les engagements que des politiques n’ont pas tenu et l’ONU demande à tous, d’exiger le respect des promesses climatiques auprès des politiques, des lobbies, financiers et de veiller aux investissements préjudiciables pour le climat. Les mesures économiques ne doivent pas affaiblir, mettre en souffrance. La douleur qui en résulterait, serait cette alerte au danger climatique. La souffrance nous alerte de l’amour en souffrance. C’est lui qui pleure, écoulant ses larmes sur notre visage. L’amour blessé, c’est le deuil de notre humanité.

L’UNESCO et l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) permettent un dialogue interculturel, ils permettent à tous de se rencontrer. Ces organismes mettent en place dans les domaines de la jeunesse, de l’éducation, des médias et des migrations, en collaboration avec différents gouvernements, organisations internationales, groupes de la société civile, des sociétés privées, – la promotion de la culture de la paix. 

Dans un message à l’occasion de la Journée internationale de la conscience, Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a souligné que les programmes de l’UNESCO sont « pour lutter contre toutes les formes de racisme et de discrimination, pour promouvoir partout l’inclusion, fondée sur le respect de la diversité : faire prendre conscience à toutes et à tous que nous appartenons à une même humanité ».

Cette conscience permet de lutter efficacement pour l’environnement, car c’est prendre conscience de la vie.  Et l’UNESCO tient à favoriser l’éveil de la conscience environnementale par notamment l’éducation en mettant au cœur des programmes scolaires d’ici 2025, la connaissance de la nature, de notre environnement. Prendre conscience de notre humanité vit en alliance avec la Terre. Se ressourcer au cœur de la nature, car nous faisons partie d’elle. La Terre est comprise comme une mère généreuse, et non plus comme une planète à exploiter sans aucune considération pour le vivant qu’elle porte.

Près de la nature, c’est aussi vivre notre intelligence comprenant le monde, ressentant son souffle de vie, de liberté et de nous rendre compte de notre intelligence unique source d’imagination, de création, de rêve, de mémoire. L’IA ne sera jamais l’émotion humaine, ne possédera jamais l’amour. Nos sociétés doivent chercher à développer l’intelligence d’aimer, ce langage universel de la paix. Les nouvelles technologies possèdent la froideur mathématique, et ce sont nos émotions, l’art, l’imaginaire qui leur donnent leur dimension impressionnante, mais les nouvelles technologies ne sont pas la vie, le monde vivant. Les nouvelles technologies ne doivent pas servir comme outil suprême de surveillance, dans cette optique de guerre, de l’homme surveillant l’homme et d’autant dans les zones urbaines pour contrôler les populations de manière harcelante et parfois discriminante.

Audrey Azoulay, a rappelé que la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle souligne « la nécessité d’allier conscience et vigilance quant au développement des nouvelles technologies, prolongeant en cela les mots de Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

La menace nucléaire, Antonio Guterres, Chef de l’ONU, a souligné le 14 mars dernier, « La perspective d’un conflit nucléaire, autrefois impensable, figure bien aujourd’hui parmi les possibilités ». Une guerre dévastatrice, une guerre absurde, et le 22 mars, Antonio Guterres a déclaré devant la presse, « Poursuivre la guerre en Ukraine est moralement inacceptable, politiquement indéfendable et militairement absurde ».  La guerre, c’est l’absurde. C’est cette destruction de notre humanité, ce règne de la barbarie. Face à cette terrifiante obscurité, nous ne pouvons opposer que la force de la paix et garder cet espoir, « ne pas perdre espoir », ainsi que le Chef de l’ONU le dit. Le contraire serait de rentrer dans un long et dangereux engrenage de guerre comportant cette épée Damoclès, le risque nucléaire. Les armes nucléaires sont une menace pour notre présent, pour notre futur dans un temps de grand bouleversement climatique, de crises humanitaires, d’affaiblissement de la paix.

Le 5 avril, M. Guterres demande au Conseil de sécurité de tout faire pour mettre fin à la guerre en Ukraine. L’atroce que des victimes civiles ont vécu, les civils tués à Boutcha, un drame qui nous choque profondément, marque notre humanité, sera la mémoire de notre histoire.  Le Chef de l’ONU considère la crise en Ukraine due à l’invasion russe, comme « l’un des plus grands défis jamais lancés à l’ordre international et à l’architecture de paix mondiale, fondée sur la Charte des Nations Unies ».

Plus que jamais, la Journée internationale de la conscience a une résonance majeure pour le futur de notre humanité. Plus que jamais, il est nécessaire de prendre conscience de la vie, de son sens de liberté et combien la vie de chacun est précieuse. L’incompréhension, comment des hommes peuvent mettre en souffrance des vies innocentes, comment peuvent-ils ruiner la paix pour ce néant de la guerre, comment ont-ils pu à ce point tuer leur conscience, tout amour ?

Notre humanité n’a de sens que par l’amour. Elle est cette dimension et nos civilisations, les différentes cultures portent son nom, transmettre sa valeur, ce lien. On chante ensemble, on danse ensemble, on partage des émotions, on aime la vie ensemble, on vit ensemble dans nos communautés. Attaquer la paix, c’est attaquer l’ensemble de notre humanité. C’est cela la signification de la guerre mondiale. Son nom revient, se fait cette ombre présente, cette menace et aujourd’hui, la paix porte notre humanité à bout de bras.

Les crimes de guerre commis en Ukraine, chacun ressent une profonde tristesse et continue d’avancer pour la paix, son espérance et faire gagner la lumière. 

© Fédora Hélène

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