Un seul titre – Le droit d’avortement en toute sécurité est un droit humain

Le droit à l’avortement menacé, interdit – Les droits des femmes bafoués

Le 30 décembre 2020 en Argentine, les foulards verts s’élancent dans le ciel pour accueillir la joie de femmes, qui après des années de lutte, après les souffrances, pouvaient enfin vivre le droit d’avorter en toute sécurité. Un droit qui sauve des vies, le droit pour chacune de choisir sans avoir à se justifier. Le droit pour chaque femme de vivre libre, d’avoir accès à des soins de haute qualité, et de ne plus subir la violence sociétale, culturelle, religieuse, faisant du corps des femmes, leur prison, une condamnation. Le corps des femmes est humain et libre !

Cette liberté fondamentale, aucun homme, aucune femme n’a le droit d’y toucher, de décider pour la vie d’autrui, de lui imposer des choix, une culpabilité. Est-ce que des lois existent pour contraindre le corps des hommes ?  Des lois sont-elles pour leur imposer des choix contre leur volonté, de leur demander de se justifier concernant leurs décisions, pour les condamner, leur interdire un accès à des soins de qualité ? Si de telles lois sont, elles sont inhumaines. Elles le sont pour les femmes, elles le sont pour les hommes.

Les femmes subissent une civilisation les mettant en infériorité, les accusant de vivre libres et en paix, faisant d’elles des proies, confisquant leurs rêves, volant leur vie et leur infligeant des traitements cruels. Les violences conjugales, les violences sexuelles qui détruisent des vies. Les violences économiques qui les emprisonnent, les manipulations politiques qui lancent les dés de l’égalité coulant à pic dans un système patriarcal dominant.

Lutter encore et toujours, les femmes ne devraient pas avoir besoin de prouver leur humanité pour obtenir des droits. Elles ne devraient pas subir des actes cruels. Leur force de témoigner toujours écroulée, attaquée, et ne recevant jamais la reconnaissance de la justice, tant leurs douleurs sont conçues, admises dans nos sociétés. Depuis des générations, les femmes n’ont le droit que de prendre le nom du père, de l’époux leur imposant leur identité, comme ils leur imposent une éducation patriarcale. C’est un endoctrinement imposé.

La peur, faire peur à une femme pour la soumettre, briser ses espérances, et la menacer du pire, de tuer sa vie. Interdire le droit à l’avortement, c’est lui infliger la peur, le risque majeur pour sa santé, sa vie. Menacer une femme de mort –  interdire le droit à l’avortement, est cela. Sa vie est toujours étouffée par la violence d’hommes dans leur incompréhensible sens.

Le droite religieuse menaçant le droit à l’avortement aux États-Unis, comme il demeure interdit en Pologne, où des femmes réfugiées d’Ukraine, ne peuvent accéder à ce droit humain. Les femmes subissent toujours la guerre, même en temps de paix. Des femmes ukrainiennes victimes de violences sexuelles, qui ne pourront obtenir en Pologne le droit à l’avortement.

L’Union européenne n’est toujours pas parvenue à instaurer le respect des droits humains des femmes sur ses territoires. Les systèmes dominants demeurent, la violence faite aux femmes se perpétue, elle fait partie intégrante de l’architecture de notre civilisation. Elle s’inscrit dans l’histoire, dans la politique, où le corps d’une femme appartient aux dictats du patriarcat, ce faiseur de guerre qui au 21ème siècle reste puissant et la fait ressurgir  en Europe.

Les femmes, elles-mêmes ne se levant pas toutes ensemble pour anéantir la violence faite aux femmes, pour garantir les droits des femmes en une valeur d’universalité. Une femme mourant à la suite d’un avortement constitue un crime contre l’humanité. Le monde doit mettre fin à cette guerre contre notre propre humanité, contre le corps humain des femmes, leur vie !

Comment pourrions-nous espérer une évolution réelle pour construire un monde juste et durable en reniant la moitié de notre humanité ? La pauvreté et les femmes en sont les premières victimes avec leurs enfants – comment pouvons-nous admettre cela, si ce n’est par cette part d’autodestruction que possèdent des hommes en eux ? Par ailleurs, le mensonge destructeur s’impose à notre monde, où certains politiques opposent des cultures entre elles, des femmes et des hommes, et divisent cruellement notre monde en riches et en pauvres.  

Nous en sommes arrivés à mettre la nature en état de survie, à faire basculer notre monde dans l’extinction d’espèces animales, végétales, dans la mise en danger de la biodiversité, dans la pollution des éléments vivants, tels que l’eau. L’homme ayant une emprise dévastatrice sur la vie en la brisant par sa violence, en la mettant en état de choc. C’est par ce mental destructeur que les violences faites aux femmes perdurent, que des lois civiles et religieuses interdisent aux femmes le droit de vivre et les place dans un état de survie, ce choc que la nature subit.

Les femmes au cœur de la vie, de l’immensité de sa liberté, et qui ne sont pas écoutées, alors qu’elles ressentent la Terre, ses souffrances et sa joie, qu’elles partagent. Notre Terre mère n’interdit à aucune vie d’être libre ! Et, des hommes imposent aux femmes leur interprétation erronée du monde, faisant de leur autodestructeur, une loi universelle et instaurant qu’il s’agit de la loi de la nature, que l’homme est ainsi fait ! La Terre n’a pas programmé la mort des femmes, leur emprisonnement, leur effacement, mais a fait d’elles des alliées précieuses, a fait de chacun de nous une partie de sa liberté, libre de vivre ! Nous sommes issus de la nature, de l’univers entourant la Terre, lui donnant la possibilité de vivre, tout n’est que vie et des hommes viennent planter leur drapeau du mensonge en loi absolue contre les femmes et donc contre la vie ! Le patriarcat est la négation de la vie, de la liberté. Il est ce mouvement inverse à la paix, nous éloigne de ces chemins, de toute vérité et nous perd dans les méandres de sa violence, de son absurde.

Notre monde a besoin plus que jamais de paix, de réconciliation, et c’est aujourd’hui que l’égalité doit être une réalité, un acte concret. Notre monde a besoin de vivre et non d’être anéanti. La souffrance de femmes, d’enfants, celle injuste doit cesser immédiatement. Des siècles que les femmes luttent avec patience, pacifiquement et leurs droits humains continuent d’être bafoués !

Les gouvernements laissant un système d’impunité être dominant, laissant des femmes isolées, sans reconnaissance, sans réels moyens financiers, sans pouvoir vivre dignement,  en étant privées d’une véritable autonomisation, de faire des études, de réaliser leurs rêves, leurs projets, et  laissant une justice humilier, sur traumatiser, abandonner des femmes victimes de violences, ont une lourde responsabilité. Ils  acceptent alors que notre monde soit en sursis. De ce fait, ils ne pourront être sincères quand ils diront lutter contre le réchauffement climatique car ils demeurent au mental ancestral ayant provoqué une catastrophe climatique.

Un monde viable le sera quand notre humanité sera réconciliée. On ne bâtira pas un monde durable en marchant sur les chemins de guerre. Ceux commettant des violences à l’égard des femmes, condamnent la nature, condamnent notre futur. Et, c’est sur cette  douleur que l’avenir posera sa première pierre.

Aimer la vie, c’est aimer la liberté ! C’est par cette générosité, justice, que notre monde pourra perdurer.

Fédora Hélène

Copyright © LiberTerra – Tous droits rservés – Tous droits de production et de diffusion réservés

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s