France – Un été aux drames des incendies et de la canicule – Le bouleversement climatique s’accélère

photo @liberterradaily

Au souffle coupé – La Terre à l’air brûlant sous l’ère d’une crise climatique sans précédent

France – Incendies violents et canicule

La France est fortement touchée par d’importants incendies, dont ceux intenses en Gironde qui ont repris une activité dévastatrice. 

Ce sont 6 000 hectares de pins détruits en une nuit par les violents incendies de Landiras. La préfète de Nouvelle-Aquitaine indique le 11 août sur Tweeter que le bilan est de 6 800 hectares brûlés, 10 000 personnes évacuées, 1 100 pompiers mobilisés, avant que soit l’annonce de renforts à l’appel de M. Darmanin. Lequel a demandé aux entreprises de libérer les salariés pompiers volontaires pour qu’ils puissent prêter main-forte dans la lutte contre les incendies en Gironde. « Je lance un appel aux entreprises et employeurs publics pour qu’ils permettent à leurs salariés qui sont sapeurs-pompiers volontaires de rejoindre au plus vite leurs casernes. Notre pays a besoin d’eux devant des feux d’une gravité exceptionnelle« . 

Puis, c’est la solidarité européenne qui se manifeste pour combattre les feux. Ce sont des pompiers européens qui arrivent en France – ces convois qui signifient que c’est ce dialogue de confiance, l’entraide, qui par la paix portée en générosité qui agit efficacement pour le climat. 

L’Union européenne se révèle par cette union primordiale pour apaiser le bouleversement climatique qui demande une adaptation urgente de nos sociétés, des infrastructures spécifiques et la protection de l’eau douce en souffrance par une sécheresse persistante sur de nombreux territoires. 

Ce sont des pompiers européens qui ont pris la route pour la France. Cet enthousiasme de participer à ce qui est notre histoire, notre présent : la révolution climatique. 

L’Allemagne, la Grèce, la Suède, l’Italie, la Pologne, l’Autriche et la Roumanie apportent leur aide à la France.

La Pologne, ce sont 146 personnels et 49 véhicules, la Roumanie vient en soutien avec 77 sapeurs-pompiers et 14 véhicules, la Grèce et l’Italie mettent à disposition de la France deux canadairs, la Suède – 2 Air Tractror accueillis à l’aérodrome à Vannes et Meucon dans le Morbihan.

Ce sont également des feux dans le Morbihan, menaçant la célèbre forêt de Brocéliande. Des incendies en Gironde, dans les Landes, la Drôme, en Maine-et-Loire, dans l’Aveyron, en Ile-de-France, aucun répit, la nature prise au piège de la sécheresse, des activités humaines, d’actes malveillants, a besoin d’actions urgentes, efficaces et durables pour espérer de futurs printemps, où la naissance de la vie est possible.

Un été sous le feu du réchauffement climatique

Quand l’être humain transforme le merveilleux en un feu dévastateur. Le soleil et le mythe d’Icare. À quelques kilomètres des incendies en Gironde :  le soir au ciel ignorant les tracas de la Terre. Une chaleur caniculaire invisible à l’or des teintes du soir.

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La chaleur, un soleil de plomb, le combat contre le feu emportant les arbres, la faune et la flore, détruisant des habitations, un ciel rouge sang à l’or des mirages des rayons s’échappant du soleil, devenant les étincelles brûlantes en étoiles filantes des derniers jours, une fumée épaisse, l’odeur de brûlé envahit l’air, et les jours se lèvent indifférents au drame, le temps ne se fige pas.

Tout est éphémère, tout devient l’instable, à la Terre en déséquilibre, et notre regard fixe le ciel, la lune rouge, immense, le soleil couchant, et tout se confond entre le jour où les incendies laissent permanent les teintes d’or aux allures d’enfer, nos respirations courtes, et l’oubli – la paix en détresse donne ses forces aux hommes combattants, à nos communautés solidaires s’unissant en résilience contre la violence des feux, la désespérance, l’oiseau mort, sans vie, les sols en cimetières des fleurs, de vies innocentes, d’animaux prisonniers des flammes, le bois mort, ce soldat inconnu qui a perdu la guerre.

Les larmes en goutte de sueur, les yeux pleins de poussières, brûlants de chagrin, regardent dans un instant, le temps suspendu, l’immensité du feu, et la peine – l’eau en secours. Les lacs paisibles à la fraîcheur soudaine au cœur de la fournaise, résistant, gardant le vert de la nature vivant sur ses rives. Et, trois canadairs survolent cet espace libre au-dessus du lac au calme troublant, les enfants jouant, innocents de tout, et leur avenir partant en éclat, ces flammes s’élançant dans le ciel, le paysage. Un mur de feu en frontière dressé par la nature, contre nos frontières à effondrer et donner à la Terre, sa liberté.

Tout est à l’artificiel, nos consciences que peuvent-elles comprendre ? Des personnes à la plage faisant comme si les feux n’étaient pas. On grandit au cœur du bouleversement climatique que depuis des décennies les politiques ont rendu invisible. Ils ont perdu la bataille des espérances, de la vérité pour le pouvoir et l’argent. Folie des empires aux financiers glorieux, et tout n’est plus que braise, au secours, la vie a besoin d’air.

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Sous les piles de lois, la justice n’a plus de sens, qui protège la nature en feu ? La force des hommes protecteurs, la force de notre humanité fraternelle, chacun avec son amour en un fleuve à l’abondance des rêves imaginant notre survie. Par la paix, la lutte climatique est possible, et les guerres se soulevant sur des territoires et la sécheresse appauvrissant les cultures depuis des années, un peuple pleurant, des enfants mourant de faim et de soif, et les gouvernements aux richesses des profits en capital, abandonnent, ils nous restent l’effondrement, ce « trop tard », et la Terre brûle.

Nous sommes au point d’effondrement de nos sociétés économiques dévastatrices et suicidaires. Faire de l’argent un acquis de réussite est une pure folie, considérer un être humain puissant par l’argent qu’il possède, les empires financiers qu’il fonde, est le mensonge qui a conduit au péril de notre humanité. Aucun être humain ne peut être supérieur à un autre, et nous voyons par la solidarité européenne prenant corps contre les incendies, qu’il n’y a ni faibles ni dominants, mais des hommes luttant ensemble contre le feu dévastateur.

Face au bouleversement climatique nous sommes semblables, et notre humanité se révèle par sa fraternité, par cette union sacrée qu’elle tue dans le feu des guerres, de conflits financiers, politiques à l’orgueil de puissants, au mental destructeur, qui face aux flammes, savent qu’il n’existe qu’une issue, qu’une résilience : la paix.

Ni riches ni pauvres, tous égaux comme la nature rappelle que du brin d’herbe, aux animaux, à nos villages, le feu n’épargne rien.

Les populations vulnérables touchées en premier, et subissant les ravages des sécheresses, de conflits armés, de déplacements forcés, et devant marcher des heures sous un soleil de plomb, sans eau, que celle qui sera insalubre sur le parcours de leur périple. Puis, l’eau salée des mers, où s’enfuit ceux démunis et rêvant encore à la liberté, à la fraîcheur de rivage, à une Terre promise, qui nous accueille tous, sans division, loin des cultes des empires, des Olympes politiques.

On pense à l’enfant qui a soif, celui qui est l’Oublié, qui ne vit pas dans des pays riches ayant les moyens de lutter contre les catastrophes naturelles, de mettre à l’abri leur population. Nos riches cités grandissent dans l’artificiel, la nature enfermée dans des parcs naturelles, des jardins dessinés, la nature domestiquée, en cage, nos paysages façonnés par la main de l’homme, ces doux vallons et prairies, la campagne en harmonie, le matin tranquille à la rosée, et les industries venant tout briser.

Le béton s’étend à Bordeaux, la nature disparaît, la crise climatique se fait invisible, on grandit avec, et le bitume a recouvert la planète, les routes ne menant nulle part d’une ville à une autre, la nature en survivance, et nous en errance.

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Comment échapper, comment rendre à la Terre, ce qui lui a été volé ?  Les gens marchent sur les quais, des nuages traînent dans un ciel opaque, des fumées, en reflet à la blancheur, remplacent le bleu du ciel, ces veines d’eau en souffrance, la planète bleue pourrait-elle devenir celle rouge, puis ce blanc de l’eau gelée, cette étendue pure, effaçant nos pas, revenant à sa liberté lui offrant une naissance à l’orée de nouveaux millénaires.

Tout disparaît de nous à la puissance des flammes, le feu dominant nos civilisations et rendant à l’éternité la Terre vierge de notre présence. La douleur de savoir cela possible par la faute de politiques créant une gigantesque pollution, par la responsabilité de lobbies soufflant sur les braises depuis des décennies, par l’indifférence des pays riches envers les plus pauvres souffrant du manque d’eau potable et durable.

En France, ce sont des migrants et réfugiés laissés sans un accès à l’eau potable, c’est leur souffrance que porte la conscience de politiques, éteinte au rivage des fortunes et pouvoirs.

Des réfugiés qui connaissent la réalité de la sécheresse, de la faim et de la soif. Ils savent la catastrophe du feu brûlant les cœurs, la famine, les terres arides, la source épuisée, et ces incompréhensibles frontières, heurts politiques pour d’obscurs intérêts, rivalités, conquêtes d’espace, quand la nature appelle, prouve que la liberté est notre seul secours, notre unique espérance et que sans elle, l’effondrement sera au-delà de toute mesure possible quand le chaos se prononce.

Penser notre fraternité, penser le partage, unir les peuples, appeler les gouvernements à ne pas être une puissance militaire, qui ne sauvera personne du bouleversement planétaire, des armes nucléaires qui sont une fausse sécurité, ainsi que l’ONU le souligne, des armes qui représentent un danger permanent – être sur la confiance pour dialogue, car notre humanité n’a plus d’autres choix pour survivre.

Le point de non-retour est ce que nous imaginons du temps, ce que nos connaissances nous permettent de comprendre, mais nous ne savons que peu, et nous ressentons vibrer en nous, la voix de la Terre. Nous faisons partie d’elle, et les scientifiques ont alerté sur un réchauffement climatique irrémédiable. Des lacs disparaissent, des forêts se consument à travers le monde, l’Antarctique en déséquilibre est fortement menacé, un rythme accéléré ne cesse de provoquer la fonte des glaces, la mer en vague recouvrant des territoires, les rivières et fleuves, des lacs couvrant des champs, inondant les cultures, la crise alimentaire avance au fil de l’eau.

Dans quelques semaines, le mois de septembre va enregistrer une forte reprise des activités industrielles : la sortie de la pandémie de Covid-19, la crise en Union européenne avec le retour de la guerre en Europe, les rapports de force entre la Chine et Taïwan qui pourraient être cet écho de la guerre en Ukraine.  

La faim et les « routes du ventre », la croissance d’épidémies et maladies évitables sévissant par le manque de services de santé, de médicaments, d’eau potable et sécurisée, par la malnutrition, par la violence de conflits et des populations ont basculé dans l’extrême pauvreté, comme il est une crise humanitaire en Palestine, un conflit complexe de décennies de paix brisée entre Israël et la Palestine.

Des enfants grandissent dans la violence, la peur, la séparation quand il serait de voir qu’un seul drapeau flottant sur notre humanité, celui de la paix et de la réconciliation. Ce rêve, quand brûle le feu, quand la Terre a soif de liberté, et que chacun d’entre nous a besoin de cette eau pour vivre, une eau conçue comme nous le sommes, par ce mystère de la lumière transportant la vie. 

Fédora Hélène

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