Somalie – « Aujourd’hui, est un ultime avertissement », une famine dramatique menace – octobre en deuil

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Somalie – Des enfants meurent de faim – Un drame qui ne serait pas si la vie était aimée

Octobre – Le drame de la famine pourrait toucher la Somalie, selon les dernières données des enquêtes sur la sécurité alimentaire, la nutrition et la mortalité réalisées en juin et juillet dernier et sur l’analyse IPC ultérieurs des populations des régions de Baidoa et de Burhakaba, ainsi que des populations déplacées de la ville de Baidoa dans la région de Bay en Somalie, qui pourraient affronter dès le mois d’octobre une famine – Phase 5 de l’IPC.

LiberTerra a publié le 25 août, l’article – Somalie : Un choc climatique – risque d’une famine catastrophique – alertant sur l’eau en détresse, des sécheresses sévissant depuis plusieurs années, les conflits armés, le chaos de la politique, l’effondrement civilisationnel : des vies innocentes : des enfants, des femmes sont les premières victimes de l’extrême suicidaire d’une économie poussant inlassablement notre monde au bord du précipice.

Des êtres humains meurent de faim dans des pays pauvres subissant les conséquences de l’écroulement climatique de la planète, quand l’abondance couvre le sol des Républiques d’un Occident, d’une Union européenne qui devaient annoncer la paix universelle, quand les milliardaires fragmentent le monde en mille morceaux se brisant les uns contre les autres. Ils comptent en superprofits et Emmanuel Macron a annoncé la crise mondiale alimentaire, alors que ce monde des puissants a laissé l’appauvrissement des populations avancer inexorablement tel un sable mouvant.

Somalie – Entre octobre et décembre 2022 en l’absence d’actions humanitaires fortes – dans quelques semaines des enfants mis en état d’extrême vulnérabilité seront face à une famine dévastatrice. Des analyses réalisées par des équipes pluridisciplinaires d’experts techniques collaborant avec le Groupe de travail technique IPC de la Somalie (IPC TWG) ont établi des preuves de risques très élevés de famine. Ces preuves ont été validées par le Comité d’examen de la famine (FRIC).

 Le 6 septembre, l’ONU fait part du décès de 730 enfants en Somalie entre janvier et juillet 2022. Ce sont 1,5 million d’enfants qui ont leur vie menacée par la faim. Une malnutrition aiguë touche la santé des enfants depuis le début de l’année. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a alerté mardi 6 septembre que ces enfants risquent de mourir.

Wafaa Saeed, Représentante de l’UNICEF en Somalie a déclaré lors d’une conférence de presse de l’ONU à Genève, « Ces chiffres sont sans précédent. Il s’agit d’une crise de malnutrition, une situation qui a atteint des niveaux de crise ».

Crise climatique et famine

Une sécheresse sans précédent, l’eau en détresse, des cicatrices profondes marquent les sols – l’aridité a gagné les cultures, la terre est devenue poussière. La Corne de l’Afrique est ce nouveau visage de la Terre, celui ignoré par certains gouvernements plongeant dans un déni macabre, une soif de profits absurdes pour combler de privilèges une minorité s’enrichissant à mesure que l’extrême pauvreté s’aggrave.

La guerre de la faim – celle atteignant les pays riches, où quelques politiques, leurs élites et milliardaires ferment les yeux en revêtant les beaux atours de droite extrême aux mensonges destructeurs, aux vertus courtisans l’ignoble, et voyant l’histoire de notre humanité qu’à travers le luxe des palais, quand un enfant marche pieds nus au désert des cœurs.

Ce sable mouvant emportant les dernières peines aux tombes d’enfants morts de faim, notre civilisation s’effondre quand le politique ne peut que courtiser ce qui le perpétue, des systèmes aux mains de multimilliardaires se donnant « bonne conscience » en créant des Fondations leur servant à ne sauver qu’eux-mêmes, et ne rendant aux pauvres qu’une infime partie de ce qui leur a été pris. Le business avant tout, l’argent vaut plus qu’une personne. Les fausses promesses humanitaires et le chaos saisit notre présent.

« La famine frappe à la porte. Aujourd’hui est un ultime avertissement », a déclaré lors d’une conférence de presse, Martin Griffiths, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

Un monde de l’argent absurde, la guerre est celle-là. Des enfants meurent dans l’indifférence, pendant que des gouvernements élaborent des politiques économiques sans aucun sens, pour tenter de parer aux conséquences catastrophiques d’une révolution climatique planétaire. Combien de vies seront perdues à travers le monde ? 

Aucune parade politique n’aura de chance face à un bouleversement planétaire et les politiques écologiques se sont alignées sur des mensonges économiques, des quêtes de profits sans fin, en rivalité entre lobbies et puissances internationales.

Urgence – Établir une économie de partage

Il est urgent d’établir la gratuité, le sens du partage, l’abondance par la générosité, de mettre fin à des places boursières étranglant le monde, à la virtualité des comptes bancaires aux vertiges de milliards inventés et ruinant les futurs possibles pour les enfants, les jeunes qui se trouvent entourés par les sables mouvants de la famine, des conflits armés, des crises, qui se conjuguent aux temps de l’eau en souffrance.

Les stratégies économiques ne fonctionnent pas. L’humanité a besoin de conquérir bien autre chose : l’amour, l’universalité de la paix – ce qu’elle n’a jamais atteint. Conquérir, le progrès technologique nous semble très vite peu de choses, quand la vie de millions d’enfants est emportée dans les tourments de politiques mettant le présent à l’accélération de crises meurtrières.

La Somalie fait partie de nous 

La Somalie n’est pas loin. Elle est près de nous, et depuis des générations, il est cette croyance que du moment que les pays riches ne sont pas touchés par les crises alimentaires, rien n’est important. Des décennies d’indifférence, où la violence économique était un signe de puissance, où elle domine toujours plus, dresse les murs contre la liberté de vivre. Un être humain ne peut être mis en état de vulnérabilité, ne doit pas subir une détresse – les systèmes imposant cette loi sont inhumains – La justice est là pour rendre la liberté, permettre de vivre, de ne plus avoir sa liberté traumatisée par des mécanismes prédateurs, dont des femmes et des hommes se font les actionnaires. 

Sauver les plus fragiles – La justice a échoué, préférant obéir aux ordres politiques qui l’ont façonnée. La justice n’a pas su anéantir la pauvreté, et partout dans le monde, elle a planté son drapeau en deuil.

Les artisans de paix en lumière

La FAO a accompagné plus de 333 000 familles par une aide humanitaire et en donnant aux plus nécessiteux de l’argent liquide quand dans nos sociétés, où tous moyens de subsistance à un coût financier. Mais, la crise alimentaire, la crise de l’eau sont tellement graves, que cela ne peut suffire  et la communauté internationale ne donne pas de financements suffisants pour secourir des millions de personnes en grande vulnérabilité, dont des enfants, déplore l’UNICEF.

Des enfants à la santé très fragile confrontés à un environnement hostiles, où se développent des épidémies mortelles  

Les droits humains ne peuvent être séparés, et doivent être respectés sur tous les continents. Cette unité est primordiale, vitale pour notre humanité, et la nature, qui s’inscrit en cohésion avec la paix que nous exprimons.

L’UNICEF a rappelé que « L’histoire de la Somalie montre que lorsque des niveaux élevés de malnutrition aiguë sévère chez les enfants se combinent à des épidémies mortelles, la mortalité infantile augmente de façon spectaculaire, avec des conséquences tragiques ».

Des épidémies en augmentation entre janvier et juillet – au moins 8 400 cas présumés de diarrhée aiguë (DLA) / choléra. Ce sont également environ 13 000 cas présumés de rougeole. Une maladie qui touche à 78 % des enfants de moins de 5 ans.

Une urgence absolue : l’eau potable

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La sécheresse fait de l’eau un élément rare et la pollution planétaire a créé une crise sans précédent de l’eau potable. En Somalie, 4,5 millions de personnes ont besoin d’accéder à l’eau potable. Un chiffre qui devrait augmenter avec la crise climatique, alerte l’ONU.  Des millions de personnes manquent d’eau potable pour survivre. Des personnes n’ont plus rien. Nous sommes arrivés à ce point de non-retour. C’est aujourd’hui la résilience que nous devons préserver.

L’économie coupable – Dans certaines régions en Somalie, le prix de l’eau a augmenté de 55 à 85 % depuis janvier 2022. Boire de l’eau potable pour vivre à un prix, celui que l’intelligence économique internationale instaurant le pouvoir de l’argent a créé en enfer pour les plus fragiles, oubliant que la vie est l’universalité dans son infinie plénitude et n’appartient qu’à elle-même. L’eau ne peut avoir de prix, elle est la vie !

« Quelle que soit la quantité de nourriture ingérée par un enfant souffrant de malnutrition, il ne se rétablira pas si l’eau qu’il boit n’est pas saine » a affirmé Wafaa Saeed.

Des enfants privés de tous leurs droits humains – L’école aux classes vident

Des conditions de vie extrêmement difficiles, l’école est la chance d’apprendre, de mettre en réalité des rêves, d’être cet être humain libre de faire des choix, d’être là où il l’a souhaité, de ne pas subir sa vie, mais de la vivre libre ! La liberté, savoir lire et écrire, un bien fondamental, un bien commun, et ce sont en Somalie, plus de 3 millions d’enfants épuisés, vivant au cœur des crises, en âge d’être scolarisés, qui ne pourront atteindre ce but d’apprendre. 900 000 d’entre eux risquent de ne plus pouvoir aller à l’école. Les filles seront les premières privées d’éducation.

« Nous avons vu en 2017 que 90% des enfants qui ont perdu l’accès à l’éducation ne sont jamais retournés à l’école », a souligné Wafaa Saeed.

Une agriculture en grande souffrance

Les sécheresses touchent les êtres humains, mais également le monde végétal et animal. Les éleveurs en Somalie voient, depuis un an, leurs animaux mourir à un rythme accéléré, a informé l’ONU. Les personnes confrontées à la malnutrition sont souvent des petits éleveurs, cultivateurs, des familles rurales. Ils n’ont plus de récoltes, les troupeaux sont décimés par le manque d’eau, des familles sont totalement démunies, ne peuvent plus nourrir leurs enfants.

La terre assoiffée ne donne plus de ressources aux populations, et ce sont 20,5 millions de personnes dans la Corne de l’Afrique faisant face à une crise alimentaire très grave et « évitable », affirme l’ONU.

Évitable par l’abondance de la générosité, cette multiplication de la nourriture par le partage, la fraternité, par le don en fondement d’un monde plus profondément fraternel, aimant la vie, sa liberté.

Fédora Hélène

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