L’ art s’invite pour lutter contre les violences faites aux femmes. Nouveau titre de Fédora Hélène : Comme ça

L’ art s’invite pour soutenir les  jours activistes pour l’élimination des violences faites aux femmes – 25 novembre –  Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Nouveau titre de Fédora Hélène : Comme ça

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Comme ça

Il ne fallait pas 
Ce soir-là
Casser une vie
Comme ça
Dans le noir
La laisser
Mourir

Il n'y a plus
Voilà
Ce souffle
De joie
Que celui
Vois-tu
De ce soir là

Et, moi
Mon corps
Parti
Et, ne revient pas
La vie volée
Je ne respire plus

Tout va
Comme ça
S'évanouir
Comme ce soir-là
Dans le noir
Mon corps n'est plus
Je revois la vie
Passée

Adieu
Il ne fallait pas
Ce soir-là
Casser une vie
Comme ça

J' avais déjà tant
Survécu dans ce froid
Ce noir, cette nuit
Il fut de trop
Ta main étouffant
Mes lèvres closes
Adieu

Tout va
Comme ça
S'évanouir
Comme ce soir-là
Dans le noir
Mon corps n'est plus
Je revois la vie
Passée

Adieu
Il ne fallait pas
Ce soir-là
Casser une vie
Comme ça

Fédora Hélène

L’art en voix de combat sans arme, mais d’âme.

Le premier agresseur avait une cinquantaine d’années. C’était un aristocrate du 16e arrondissement. Catholique pratiquant, marié et père de famille. Amant de ma mère.

Les violences sexuelles ont duré plusieurs années. 15 ans, et le pire est là. Aujourd’hui encore, je ne sais pas comment nommer un parent complice. Le chaos. Des violences intrafamiliales et sexuelles brisent mon adolescence. Tout comme la violence m’a enseigné une connaissance du monde adulte dès l’enfance.

La matrice de la violence et l’ombre du pouvoir

Comme ça, le jour bascula en souffrance. L’innocence est prisonnière d’une société forgée par l’argent et la guerre. La femme, son identité violée, son humanité bafouée, est devenue l’outil de l’esprit de domination masculine sur le monde vivant lui-même.

La suprématie du pouvoir politique sur la spiritualité de la vie a couvert le monde d’une ombre brutale, tentant d’obscurcir le jour radieux. L’industrie de la guerre combat la vie et fabrique le pouvoir politique. Les hommes sont attachés à cette matrice, tels des soldats mourant innocents face aux puissants qui achèvent la liberté.

L’enfant est éduqué pour devenir le futur maillon de la chaîne, qu’elle soit d’or pour la noblesse de pouvoir ou de métal pour la pauvreté. Chacun est soumis à l’entrave de la liberté imposée par les oppresseurs se voulant être Dieu. Les César du fer et de la mort conduisent une civilisation à sa dualité irrémédiable, lui interdisant toute réconciliation.

Les dirigeants, les mains pleines du sang des ventes d’armes et des guerres, successeurs fidèles de l’ordre antique, détruisent la valeur du bien commun, l’égalité rédemptrice et la fraternité vitale pour maintenir leur pouvoir à son plus haut niveau. L’artifice de l’argent, le mensonge suprême de l’oligarchie milliardaire. Ces nouveaux seigneurs par héritage, ces voleurs de liberté, ces maîtres écroulant la démocratie, décide de leur règne pour des décennies par leur fortune virtuelle et l’économie qu’ils maintiennent sous leur joug. Les présidents qu’ils nomment sont les serviteurs fidèles de la matrice, l’outil phare de l’industrie, les manipulateurs soumettant l’humain.

L’État est le gardien des violences. La France est une puissance économique et politique, européenne et mondiale, par cet ordre dressé contre la paix et la liberté.

Le viol, arme d’une domination systémique

Au cœur de la hiérarchie du pouvoir divisant les humains entre eux, le viol devient une loi de surpuissance sur l’être humain, sur le corps de la femme ou de l’enfant. Il déshumanise. Il tue en silence. Il brise en toute impunité. Une cruauté lente à l’égard de la vie elle-même.

Le viol est un crime de guerre, un crime contre l’humanité qui est légitimé par la puissance de la guerre. Le soldat meurt dans les tranchées creusées par la politique, le corps des femmes périt par les violences politiques. L’industrie, maîtresse de la matière, entraîne un mouvement destructeur, produit la science de la destruction, la production des armes. Les politiques, faux prophètes, en tirent leur gloire par soumission à ce qui détruit.

La France, 2e puissance européenne, ne lutte pas contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Elle manipule. Les politiques au pouvoir s’accordent avec le mental de l’aristocratie française fondée sur l’absolue domination, un système monarchique qui bafoue la République. Un culte de la perversité narcissique : la maltraitance pour être puissant, l’argent corrompu pour tenir les clés du pouvoir.

La cassure : l’innocence brisée

C’est ainsi que l’aristocrate a infligé des violences sexuelles, ce viol lent du corps d’une adolescente, conscient et responsable, légitimé dans une dynastie bourgeoise de la société française.

Un jour, il sonna à la porte. Il me savait seule dans le petit appartement. J’ouvris. Sans un mot, le regard froid et autoritaire, il se dressa devant moi. Il me poussa avec son corps, son ventre. Ainsi, il me fit entrer dans ma chambre. La première porte à gauche. Une porte-fenêtre ancienne, ne fermant pas totalement, donnait sur un petit jardin, côté cour. Le jour traversait par cette ouverture vers un ciel maintenant l’équilibre, exprimant l’espérance, la force de la vie. Au milieu de la petite pièce, un lit simple, une tête de lit en rotin. Je revois ce jour comme un infini.

Cet homme me poussa violemment avec son ventre. Mon corps bascula sur le lit. Il se coucha sur moi. Il attacha mon corps avec le poids du sien. Immobilisée. Son regard glacé me fixait. Je tournai la tête vers la fenêtre. Je regardai la lumière du jour. Une immense tristesse m’envahit. Je sombrai tout entière dans ce trou noir de la violence extrême de cet homme. Ma vie s’est arrêtée. Je suis morte ici. J’avais 15 ans.

C’est ainsi la guerre contre la vie et l’humain. La guerre contre les femmes et les enfants que mène sans relâche le pouvoir politique, l’aristocratie française.

La petite salle de bains. Il m’enferme dans ce coin vétuste. Il éteint la lumière. Plongée dans le noir. Il me blesse. Ma mère est dans une pièce à côté. Mon Dieu, j’ai connu le terrifiant des hommes, du pouvoir, des ténèbres.

L’emprise conjugale et les réseaux de l’ombre

J’ai 24 ans. Cet homme me poussant avec son ventre, d’une cruauté infinie, n’est plus l’aristocrate, mais un autre prédateur : le « mari ». Les viols s’enchaînent. Les violences conjugales, la maltraitance… Il fait de celle qu’il sait être l’enfant traumatisée sa proie, une poupée de chiffon qu’il balance contre le mur.

Le silence. Isolée. Le monde de ce prédateur est celui de la bourgeoisie politique, de l’aristocratie de l’argent. Il est un prédateur à leur service. Ceux qu’ils appellent : les barbouzes. Sa prédation est instrumentalisée par la politique. Elle devient ce qui est recherché par des hommes de pouvoir et courtisé par les reines du bal, ces femmes complices de prédateurs. C’est une société malade qui s’alimente de fascination pour des hommes prédateurs. L’agresseur incarne l’image du héros toxique, celui puissant, qui sans scrupule détruit, quand son vrai visage est celui d’un atroce lâche. La France doit rompre avec son culte de la perversité narcissique, sa culture du viol.

Un « mari » auquel je réussis à échapper. Alors, il décidera d’instrumentaliser un autre agresseur du monde politique. Un chargé de mission bordelais avec qui il trinque au comptoir de leurs ivresses. Depuis plusieurs mois, nous n’avons plus aucune nouvelle du « mari » prédateur. Mais lui ne lâche jamais sa proie. Il calcule, prémédite toujours. Un prédateur expérimenté du monde politique, un manipulateur dangereux, destructeur.

J’ai témoigné devant le système judiciaire un nombre incalculable de fois, en vain. Libre et protégé. Ses relations ont été des membres de cabinets ministériels, dont un deviendra conseiller politique d’Emmanuel Macron.

Le piège et la complicité des bourreaux

Un prédateur peut en cacher un autre. Ils fonctionnent en mafia, partagent des points communs. Ils se reconnaissent entre eux par leur langage, leurs regards, le mal qu’ils dégagent de leur personnalité manipulatrice et destructrice. Ils s’accordent à merveille avec la violence de la société, correspondent au mental recherché par la politique.

Deux prédateurs ont agressé la même femme. L’ex-conjoint et son acolyte, le prédateur bordelais. Il me pousse avec son ventre, me balance, m’étouffe de tout son poids, je perds connaissance. Qu’a-t-il mis dans le thé ? Je m’endors, ne tiens plus assise. Il s’est avéré qu’un psychiatre lui délivrait régulièrement des ordonnances. Un sac de pharmacie était rempli de médicaments. Un thé qu’il prépara dans une théière et qu’il n’a pas bu. Pourtant, il disait que c’était son thé préféré. Il devint soudain très agressif et obscène.

Il me frappa sur les fesses et me mordit la lèvre. Des violences sexuelles incessantes. Sa masse d’1,95 m, comme il s’en vantait. Il me barra la route, m’empêcha de partir. Me balança et m’étouffe de tout son poids.

L’agression de trop, ma santé cardiaque est touchée à vie. La blessure, c’est de comprendre que derrière cette agression d’une violence inouïe, il y a le tyran ex-conjoint. Celui qui viole et martyrise une femme enceinte. Celui qui a mis en danger ma grossesse, mon enfant en moi et ma vie.

En 2019, une plainte a été déposée contre cet homme cruel pour viols et violences conjugales, dont des violences avec un couteau, sans oublier ses actes de barbarie. Une plainte oubliée par le système judiciaire.

Le prédateur bordelais a cité son nom plusieurs fois. Il a déclaré que mon ex-conjoint lui avait promis des vacances tous frais payés. Un ex-conjoint qui a traumatisé et complètement abandonné ses propres enfants, qui les oublie même à Noël, a prévu des vacances au Mont-Saint-Michel pour l’agresseur bordelais.

Le prédateur bordelais, la bourgeoisie politique qui se maquille : « mon cœur de gauche », disait-il. Les partis politiques n’ont aucun sens et convergent tous vers un système unique au cœur de l’ère industrielle. La nature et l’humain n’y sont compris qu’en tant que ressources productives.

Le déni de justice et l’urgence systémique

Les violences faites aux femmes et aux enfants ont des conséquences durables et dramatiques pour la santé. Les traumatismes subis provoquent des maladies graves telles que le cancer, l’AVC, les maladies cardiaques ou la dépression.

En 2001, le rapport scientifique Henrion émet des recommandations essentielles pour prévenir les violences, protéger les femmes et lutter efficacement contre les violences conjugales et sexuelles. Il démontre la gravité des conséquences pour la santé. Un rapport remis au gouvernement de l’époque, répondant à la résolution du 16 septembre 1997 sur la nécessité d’une campagne européenne pour que soit respecté l’objectif de l’ONU : l’élimination de la violence faite aux femmes et la tolérance zéro pour les agresseurs.

Aujourd’hui, les recommandations cruciales émanant de ce rapport ne sont toujours pas appliquées.

La France continue de protéger les prédateurs. En une décennie, seulement 0,6 % des agresseurs sont condamnés à des peines qui renforcent leur violence. Je peux, par expérience, comprendre que les obligations de soins font croire aux victimes et à la société que l’agresseur a compris et changé. Pourtant, le résultat de celles-ci n’est pas pertinent, voire très défaillant.

Premièrement, un prédateur est rarement une personne malade, mais un être conscient et responsable. Il fait un choix personnel, conçu et voulu. Il défoule ses pulsions de violence, ses frustrations et sa haine. Il ne souffre pas, mais prend plaisir à faire et à voir souffrir.

Les risques majeurs des obligations de soins ne peuvent être négligés pour la protection des victimes. Le risque de récidive est très élevé. Manipulateur, il s’amuse des leçons de morale et porte un mépris total à l’égard du soignant. Au pire, il lui dira ce qu’il veut entendre. S’il juge que son narcissisme est touché, c’est la haine qui deviendra son arme. Une haine qu’il rejettera sur une proie. De plus, on ne peut contraindre une personne à se soigner. Cette mesure d’obligation de soins ne devrait pas s’appliquer dans les cas de violences sexuelles.

Pour une justice réparatrice et une tolérance zéro

Les peines avec sursis sont totalement inappropriées dans les cas d’agressions sexuelles, de chantage et de harcèlement sexuel et de viol. Pour les agresseurs, elles ont le sens d’un feu vert !

La justice réparatrice est essentielle, car les peines condamnant à la prison ferme ne doivent pas être une placardisation du problème, ni un temps d’inhumanité. Cela implique un changement radical de société, une volonté politique de travailler pour la paix et non pour un système prédateur en lui-même. Un système prédateur n’arrête pas les prédateurs. Il les conçoit. La condamnation doit être comprise comme une détermination à éliminer les violences faites aux femmes et aux enfants, et doit appliquer le principe de tolérance zéro pour les agresseurs, défini par l’ONU dès 1997.

D’autre part, les viols conjugaux devraient entraîner la suppression de l’autorité parentale, qui pourrait être définitive en cas de viol sur une femme enceinte. Violer la femme enceinte de son enfant, c’est l’abject absolu. La non-reconnaissance de l’enfant victime d’une telle cruauté à l’égard de sa mère, et d’une grossesse, est inconcevable. La loi doit changer.

La peur de perdre son enfant, infligée à une femme enceinte en la martyrisant, relève d’un mécanisme criminel psychopathique. Comment peut-on l’accepter ? C’est pourtant le cas. La France tolère le viol, un crime contre l’humanité.

Un pays qui accepte qu’un homme violent puisse martyriser une femme enceinte ne pourra jamais avoir un avenir de paix et de sérénité.

S’engager pour la paix universelle

Un futur en paix, c’est possible. Agir, ne plus laisser faire, bâtir la justice, comprendre, apprendre, partager, ensemble pour un avenir libre !

Fédora Hélène

©️ LiberTerra

Mise à jour : plainte déposée en 2019. Nous sommes en 2026.

LiberTerra est engagé pour la lutte contre les violences faites aux femmes

Jours activistes pour l’élimination de la violence faite aux femmes.

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