Caen – Marche de nuit pour lutter contre les violences faites aux femmes

© LiberTerra photo @liberterradaily

Marche de nuit – Une voix de lumière dans la nuit chante Bella ciao

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Une voix magnifique s’élève pour chanter la liberté et ouvre la marche d’une manifestation organisée à l’appel du Collectif Droits des Femmes 14 en ce 25 novembre, Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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Le centre-ville de Caen s’habille de cette lumière de la liberté grâce aux voix entonnant Bella ciao lors du rassemblement pour défendre les femmes en union solidaire avec les droits humains LGBTQIA+.

Un 25 novembre qui doit révolutionner le monde de lumière en se poursuivant durant 16 jours activistes pour lutter contre les violences faites aux femmes, les violences sexuelles, sexistes et conjugales qui effondrent la paix, et font perdurer l’atroce de la guerre, quand nous avons besoin plus que tout à l’heure d’une bouleversement climatique qui impacte la vie de tous, et s’impose à l’avenir de l’humanité, de la liberté !

La liberté chantée par l’artiste Raha Sepehr qui reprend Bella ciao en persan, puis s’élance dans la nuit Femme, Vie, Liberté inspirant une émotion traversant le rassemblement, symbolisant la solidarité, la sincérité, le cœur de la lutte contre les violences faites aux femmes dans cette conscience que les droits humains ne peuvent être séparés et qu’ils doivent ensemble vivre par la réalité.

La marche de nuit avance dans Caen en rappelant par les slogans que le patriarcat est issu d’un pouvoir économique et politique attachant l’avenir de tous à cette corde du capitaliste l’entraînant vers l’obscurité, vers les violences faites aux plus vulnérables en martelant notre histoire par la pauvreté, les conflits armés, une industrialisation ruinant les ressources naturelles, et les violences faites aux femmes en marque de sa puissance. Maltraiter pour assurer une puissance, une domination, traumatiser des femmes, des enfants victimes d’un système qui devient prioritaire à la vie elle-même.

En Iran, ce sont des femmes qui subissent l’atroce de viols pour détruire la révolution. Éteindre la voix de la jeunesse ne demandant qu’à vivre en paix par le respect des droits humains, par la liberté des femmes. Elles qui depuis des décennies sont interdites de vivre, et n’ont le droit que de survivre sous le voile noir des maltraitances, de la peur, de l’interdiction, de la discrimination et ne pouvant pas faire leurs choix, réaliser leurs rêves, rire, chanter, danser librement.

Des femmes et des filles en Afghanistan qui subissent la violence des talibans, qui ont leurs droits humains bafoués. La pauvreté accablante, les mariages précoces et forcés imposés à des filles dès l’âge de 8 ans, l’ONU qui alerte en vain.

Que nous arrive-t-il pour que tout continue, pour que des enfants, des femmes tombent assassinés en Iran par le pouvoir en place. Que nous arrive-t-il quand l’indifférence triomphe à l’heure des technologies, de la communication internet, des Sommets internationaux pour le climat, conscients que l’humain est au cœur par ses activités. La violence menace partout la paix, la pauvreté augmente et met au front les souffrances des femmes et des enfants sur tous les continents, y compris en Europe. Des Chefs d’État et gouvernements sont à l’échec pour établir l’universalité de la paix, pour protéger des femmes et des enfants victimes d’un système prédateur, destructeur.

Ce sont des femmes en Ukraine qui ont été victimes de viols commis par les soldats russes, ce sont ces bombardements en zone urbaine qui tuent des civils, ce sont des femmes en souffrance au Sahel, au Yémen, en Syrie, ce sont aussi les violences que subissent des femmes en Union européenne, et les femmes Ouïghours, les Oubliées de l’histoire, qui chaque jour dépassent avec un immense courage les traumatismes endurés.

#MeToo a libéré la parole depuis 5 ans et a révélé un fait : ce sont des centaines de millions de femmes à travers le monde qui sont victimes de violences. Des femmes sans plus aucun refuge quand le foyer, la rue deviennent ces lieux où la violence de prédateurs s’installe, domine par le culte du patriarcat qui fonde aussi une civilisation marchande et de guerres.

La marche de nuit à Caen, exprime que la France doit œuvrer pour un monde meilleur, faire partie du mouvement pour révolutionner le monde de lumière, et qu’il est de prendre conscience qui si un système économique et politique dévastateur s’impose dans une continuité, il y aura cette valeur du recommencement des périodes extrêmement difficiles, comme la récession actuelle et touchant en premier les plus vulnérables.

Comment une femme subissant des violences sexuelles, comme le viol qui est une arme destructrice, et subissant la précarité, les violences conjugales, et les viols conjugaux perpétrés par un conjoint ou ex-conjoint, représentent près de la moitié des viols recensés (IFOP), rappelle le Collectif des Droits des Femmes 14, et qui ont leurs droits humains bafoués quand il est 80 % des plaintes pour violences conjugales classées, pourraient-elles vivre et non survivre ?

La vie en survie, et l’ONU rappelle que notre monde est au bord du précipice, mais qui entend quand des gouvernements, des Chefs d’État restent indifférents et ne comptent que par une croissance économique divisant et ne servant que les riches à très riches par l’abondance de l’argent, quand nous n’avons besoin que de la générosité de la Terre et de l’amour que possède notre humanité pour vivre.

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Marche de nuit – La résistance en lumière

Des slogans contre le patriarcat dans la nuit lors de la marche, « Le patriarcat ne s’effondra pas tout seul. Piétinons-le ! Écrasons-le ! »

« Solidarité avec les femmes du monde entier », le cortège avance dans les rues du centre-ville de Caen, « Femme Vie Liberté », la résistance intergénérationnelle, tous unis, contre le racisme, le patriarcat, le capitalisme, « Patron, patrie, patriarcat, même racisme, même combat », entonne les manifestants-es.

Le colonialisme persistant sous des formes différentes, les discriminations, le racisme sont arrimés à l’empire du capitalisme faisant de l’humain l’outil d’un système, séparant les uns des autres, provoquant toujours plus une accélération du réchauffement climatique en faisant perdurer ce qui détruit la liberté, le droit de vivre en paix et en harmonie avec notre Terre mère, en une alliance réconciliée ne ruinant non la vie, mais anéantissant la pauvreté, les violences faites aux femmes, les systèmes couronnant des oppresseurs et mettant des êtres humains en souffrance, en état de vulnérabilité.

Les opprimés, les femmes et les enfants d’Iran, les femmes et les filles d’Afghanistan, les femmes du monde entier, cette étoile doit être la lumière de la révolution pour la liberté, pour bâtir un monde plus juste, plus équitable, durable.

 France en peine – Les violences faites aux femmes, chut ! Silence

La Déclaration sur l’élimination des violences à l’encontre des femmes célèbrera ses 30 ans en 2023. Trente années que la France ne respecte pas véritablement l’engagement des Nations Unies et des États membres pour lutter contre les violences faites aux femmes et fait perdurer un système d’impunité conçu et voulu.

La perversité des lois qui abandonne, humilie, traumatise des femmes victimes de violences, qui laisse faire des prédateurs et ce sont des vies innocentes détruites par des violences évitables.

Les témoignages des femmes victimes, des enfants victimes et co-victimes de violences conjugales, des violences sexuelles qui sont cette pierre tombant au fond de l’eau.

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Des violences économiques maintenant une être humain en survie et ce sont des femmes précaires, isolées qui auront les pires difficultés pour se loger. Elles n’ont pas le droit de choisir l’endroit où elles vivent, craignent de perdre leur logement. Ce sont des femmes dans la rue. La pauvreté assassine des vies dans l’indifférence. Puis, les survivantes de violences affrontent l’autre violence, celle de la justice, de politiques d’exclusion faisant d’une personne un matricule en insertion, mais on n’insère pas un être humain. Il n’est pas une pièce de la machine, mais une vie. Les politiques n’œuvrent pas efficacement pour l’entrepreneuriat féminin, pour la résilience, pour le respect du droit à la reconnaissance, à réparation, à savoir son agresseur condamné, ce qui est un droit humain.

L’État restant aux fausses promesses, et c’est l’échec du Grenelle des violences conjugales, usant de l’espérance de femmes victimes de violences pour les abandonner dans le désespoir, dans une attente douloureuse par les graves défaillances du système judiciaire que seules les victimes portent sur leurs épaules. Des frais catastrophiques d’avocats, des années de procédures éprouvantes pour qu’il soit 1 % des violeurs condamnés en 2019, après 5 ans et plus après le dépôt de plainte.

Une justice qui sait très bien combien les violences peuvent détruire une vie. Une justice qui sait par les témoignages sans lesquels la justice ne peut exister, qu’il est des femmes et des enfants en danger. Et, pourtant leur bourreau pourra détruire leur vie sous leurs yeux sans qu’ils soient secourus et leur agresseur condamné.

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Un système de domination perdure, rappelle le Collectif des Droits des Femmes 14, et « qui aboutit à ces assassinats : violences psychologiques, médicales, économiques, au travail … Violence de genre ». Ce sont également des « crimes ignorés des statistiques : des personnes transgenre, intersexuées », qui sont « tués parce qu’elles sont hors de la norme de genre », souligne le Collectif des Droits des Femmes 14 dans un communiqué.

Le 26 novembre, il est en France, 124 féminicides depuis le début de l’année 2022, selon Nous toutes. Dans le monde une femme est tuée toutes les 11 minutes par un partenaire ou ex-partenaire, alerte l’ONU Femmes.

En France, il est un viol ou une tentative de viol toutes les 6 minutes, rappelle ONU Femmes et la Fondation des Femmes.

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Comment des politiques peuvent-ils nier la violence du système ?

Des infrastructures de résilience absentes pour aider les survivantes de violences. Les moyens financiers rentrant en ligne de compte pour apaiser un stress post-traumatique, alors que la science a démontré que les violences conjugales et sexuelles peuvent provoquer des maladies graves comme le cancer, des tentatives de suicide, la dépression, des hémorragies, des AVC, entre autres.

Un article publié sur LiberTerra – « France – Féminicides, violences conjugales : l’échec politique » rappelle que les différents gouvernements ont été informés par un rapport des conséquences dramatiques des violences dans la vie de femmes, pour leur santé.  Les violences sont cette bombe à retardement, et les anciennes victimes de violences sont oubliées, autant qu’elles l’étaient quand il leur était refusé de porter plainte, quand leur plainte ont été classées sans suite.

Ces femmes en survie et qui savent que leur agresseur demeure impuni et qu’il peut être à tout moment les pulsions de violences de cet ex-conjoint se sentant si puissant par son impunité, et légitimer par le patriarcat, la culture du viol.

Pas une de plus, chaque jour, des femmes dépassent la peur. La peur, cette emprise et elle est cela : terroriser une femme en lui faisant subir des maltraitances, des viols – l’atroce des violences conjugales, ce qu’on appelle l’emprise par aussi l’incarnation du mensonge que se font des tyrans domestiques.

Un pays qui accepte que des hommes violents puissent détruire la vie d’une femme, d’un enfant, n’aura jamais un avenir en paix. Notre monde fragile et la force de la vie, les gouvernements, la justice et la France devraient y réfléchir avec cœur et sincérité et par la voix de la démocratie, ensemble.

Ensemble, tous unis, une voix solidaire pour lutter contre les violences faites aux femmes, ce qui signifie lutter pour les droits humains, pour notre avenir à tous car soyons certaines et certains que si perdurent la violence, la cruauté des violences sexuelles contre des femmes, des filles, des enfants, contre plus de la moitié de notre humanité, nous ne pourrons nous donner la chance de futurs heureux, en bien-être, vivre !

« Nous sommes sur Terre pour vivre ! » Anaïs, 8 ans. 

Fédora Hélène

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