Eau en détresse – ONU Eau et l’OMS alertent sur l’urgence d’agir pour protéger l’eau douce

@liberterradaily

L’eau, la priorité absolue est oubliée par nombreux pays riches qui ne savent plus que l’or bleu ne coule pas du robinet, mais de la Terre.

Urgence eau – La priorité mondiale en 2023 en chance de survie de l’humanité

ONU-Eau et l’OMS soulignent de nouveau le 14 décembre, l’action urgente que doit mener la communauté internationale pour protéger l’eau, préserver sa pureté, son équilibre, et assurer l’accès à cet élément vital pour tous.

Une eau potable pour tous les enfants, c’est évidence qui n’est pas. Acquérir un assainissement et une hygiène sûrs, concevoir une eau potable durable pour tous, la richesse de l’eau douce pour tous les peuples, un long chemin reste à parcourir pour atteindre l’ODD 6 des Nations Unies, l’eau et l’assainissement pour tous d’ici 2030.

L’UNESCO a dernièrement sonné le signal d’alarme en rappelant que 4 milliards de personnes manquent d’eau potable pour vivre. La moitié de notre humanité est en survie, loin des prévisions sur la croissance démographique, alors que le bouleversement climatique poursuit sa course en profitant du déni des populations riches, des intérêts et profits, de politiques appliquant la règle de l’effacement.

L’eau potable est un défi majeur, qui peut remettre la survie de l’humanité en question. Actuellement, la finance efface le problème de l’eau en captant les ressources naturelles à son avantage. Une économie de l’absurde se poursuit, celle qui contraint l’eau à subir un avenir en compte-goutte dépendant de la finance. Les investissements financiers décident si des enfants ont le droit de boire de l’eau potable, ou pas. L’OMS souligne que l’eau insalubre a des effets dévastateurs sur la santé de millions de personnes.

L’eau pour tous, car nous tous, riches et pauvres, nous buvons cette eau, élément vivant de la Terre.

L’OMS et l’ONU-Eau publient un nouveau rapport d’analyse et d’évaluations mondiales de l’assainissement et de l’eau potable (GLAAS), qui démontre qu’il est primordial que tous les pays accélèrent les progrès et investissements pour parvenir à une eau propre pour tous d’ici 2030.

Le rapport souligne que seuls 25 % des pays œuvrent pour atteindre leurs objectifs nationaux en matière d’assainissement.

Le rapport GLAAS 2022 étudie la plus importante collecte de données du plus grand nombre de pays, établit un état des systèmes WASH dans plus de 120 pays.  L’eau, une urgence et pourtant plus de 75% des pays n’ont pas les moyens financiers suffisants pour réaliser leurs plans et stratégies WASH.

« Nous sommes confrontés à une crise urgente : le manque d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène fait des millions de victimes chaque année, tandis que la fréquence et l’intensité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes liés au climat continuent d’entraver la fourniture des services WASH sûrs » a déclaré Dr Tedros, Directeur général de l’OMS.

L’OMS par la voix du Dr Tedros, lance un appel aux gouvernements, « Nous appelons les gouvernements et les partenaires de développement à renforcer les systèmes WASH et à augmenter considérablement les investissements pour étendre l’accès à des services d’eau potable et d’assainissement gérés en toute sécurité à tous d’ici 2030, en commençant par les plus vulnérables ».

Le climat subit un profond changement, la Terre reprend la main, bouleverse les programmes prévus comme WASH qui « ne tiennent pas compte des risques de changement climatique », alerte l’OMS, en ajoutant, « ni de la résilience climatique ».

« Le monde est sérieusement en retard pour atteindre l’ODD 6 sur l’eau et l’assainissement pour tous, d’ici 2030. Cela laisse des milliards de personnes dangereusement exposées aux maladies infectieuses, en particulier à la suite de catastrophes, y compris des événements liés au climat », a déclaré Gilbert F. Houngbo, président d’ONU-Eau.

2023 – L’année mondiale de l’eau

Le rapport de l’ONU-Eau et de l’OMS prépare la Conférence des Nations Unies sur l’eau 2023.  En 50 ans, cet événement sera le premier à réunir la communauté mondiale sous l’égide des Nations Unies. Les États membres devront « prendre des engagements fermes pour renouveler l’action sur l’eau et l’assainissement », souligne l’OMS.

Une des problématiques pour réaliser l’ODD 6, est qu’il apparaît dans la majorité des pays un manque de ressources humaines pour répondre à l’urgence, pour la mise en place des programmes de formation pour WASH et pour les droits et la sécurité des travailleurs, souligne GLASS.

Le rapport Glass souligne la nécessité de placer l’équité au cœur des politiques. L’OMS informe qu’en 2021, plus des trois quarts des pays ont pris des mesures pour mettre en place des infrastructures d’assainissement pour apporter l’eau potable aux populations les plus pauvres.

Il a fallu attendre 2021 pour penser que les personnes vulnérables, car mises en état de pauvreté avaient besoin d’eau potable pour vivre. Le financement reste le moteur pour réaliser un projet. Pas d’argent, pas d’eau potable, c’est ce que nous appelons une civilisation évoluée, car elle donne à l’argent un pouvoir sur la vie ! L’humain est arrivé à dominer la Terre, à la domestiquer en la consumant au lieu de la protéger.

La décennie de l’eau 2018-2028

Les bidonvilles, des enfants oubliés, abandonnés dans la pauvreté, la dure réalité de notre temps si divisé entre les évolutions scientifiques et technologiques et le maintien de la pauvreté des plus vulnérables. L’accélération des violences envers les plus pauvres à travers le monde, ce basculement civilisationnel, le climat en opposition avec un système économique qui tient notre humanité et la conduit jusqu’ à son effondrement.

« L’eau est une question de vie ou de mort », a déclaré le Chef de l’ONU lors du lancement de la Décennie de l’eau. Des mots forts impliquant que l’homme est face à ses choix pour survivre, face à ses actes ayant mis la vie en danger.

L’eau, un objectif de vie, tout simplement. Une préoccupation première et l’absence de conscience des populations riches tant l’eau est devenue une banalité par la facilité d’y accéder. Une énergie conçue comme perpétuelle et pouvant être exploitée sans mesure. L’eau, une source de loisirs pour les sociétés riches, où elle est prisonnière d’activités de loisirs, maintenue par des produits chimiques, comme des mammifères marins sont l’objet de spectacles dans des parcs aquatiques.

Nos empires changent de nom mais reflètent ce besoin de supériorité sur la vie elle-même. La terre est le sol des pauvres, le marbre celui des riches. L’homme a réalisé la division de son humanité en séparant les uns et les autres sur un même terrotoire par un ordre hiérarchique établissant les opprimés et les oppresseurs.

Les bidonvilles sont la continuité des quartiers pauvres qui étaient réservés aux esclaves. En France, ce sont des migrants et réfugiés, des SDF subissant la continuité d’une société fondée par l’abandon de la moitié de son propre corps. Une dualité constante plaçant la naissance non comme un droit de vivre, mais comme une place dans le système devenant la priorité et la vie devient secondaire.

Les milliardaires à travers le monde n’ont jamais été si puissants, notre évolution est une illusion et nous tombons dans un culte de l’humain supérieur à toute chose, à la vie, à la Terre elle-même.

Plus le risque pour l’humanité est important plus il y a un cynisme, un culte d’une économie destructrice, une idolâtrie de l’argent, des milliardaires se faisant les sauveurs par des fondations existant par le trésor du capitalisme décidant de la vie ou de la mort des plus vulnérables. des richesses acquises par l’épuisement des ressources naturelles allant vers la dernière goutte d’eau douce et potable.

« Alors que la demande d’eau douce devrait augmenter de plus de 40 % au milieu du siècle et que le changement climatique a un impact a un impact croissant, la pénurie d’eau est une énorme préoccupation », a souligné Antonio Guterres.

 Nos villes, industries dépendent de l’eau et les populations riches épuisent l’eau sans en subir les conséquences car elles gardent toutes les richesses des ressources naturelles pour conserver leur puissance.

La paix n’est toujours pas sur l’universalité. Rien n’est acquis. « Nous ne pouvons pas prendre la paix – ou nos ressources en eau précieuses et fragiles – pour acquis » a rappelé le Chef de l’ONU.

Somalie – Urgence eau

La sécheresse touchant la Somalie s’est aggravée en 2021 plaçant en grande vulnérabilité 2 millions de personnes souffrant déjà d’un manque d’eau potable.

Une pénurie d’eau qui touche les populations, l’agriculture et l’élevage. Les mares, puits sont asséchés, tout un environnement est en détresse ce qui a contraint près de 100 000 personnes des régions du centre et du sud a abandonné leur foyer pour trouver un refuge leur laissant la possibilité de bénéficier de pâturage pour leur bétail, de pouvoir accéder à des sources d’eau.

Des populations arrivant dans des régions face à des insuffisances en ressources naturelles et des conflits peuvent naître par l’arrivée soudaine de personnes déplacées.

Des populations sont en survie, un décalage extrême avec les profits acquis par les lobbies, milliardaires et le soutien qu’ils tirent de gouvernements. Pendant ce temps, « Des familles perdent leur bétail, une source essentielle de subsistance en Somalie, et risquent de mourir de faim dans les mois à venir », a déclaré en 2021 Khadija Diriye, la Ministre fédérale des Affaires humanitaires et de la Gestion des catastrophes en Somalie.

Malgré une situation dramatique, l’ONU a souligné que le financement des opérations humanitaires en Somalie reste faible. Dans le domaine de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, les financements ne sont qu’à hauteur de 20 %. L’aide humanitaire pour le plan de réponse 2021 restait en décembre 2021 financé à 66 %.

Le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire en Somalie est passé de 6 millions à 7,5 millions en 2022.

Une urgence pour la population en Somalie qui subit la violence du changement climatique et enregistre depuis 1990 plus de 30 dangers liés au climat, dont 12 sécheresses et 19 inondations. Un changement climatique en accélération augmentant les risques pour les populations en Somalie.

Notre monde est suspendu aux décisions de financement. Le temps est divisé entre les places Boursières, les banques, le pouvoir politique, et de l’autre l’humain et la nature sont en détresse.

La détresse en silence dans le bruit des puissances politiques et financières pensant aux milliards de gain que l’électricité va apporter pendant que l’énergie de l’eau meurt. L’absurde d’une civilisation créant son propre effondrement. 

Fédora Hélène

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