Afghanistan – Femmes en danger, leur liberté prisonnière des talibans

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Les femmes en Afghanistan subissent une violation grave de leurs droits humains, de leurs libertés fondamentales. Elles ne peuvent vivre en paix et sécurité, ne peuvent faire leur choix, réaliser leurs rêves et projets, ne peuvent se déplacer seule, et doivent être accompagnées d’un tuteur. Elles ne peuvent étudier, avoir accès à un pouvoir décisionnel, participer à la vie publique, aux choix qui font impacter leur vie. Leur droit de vivre est nié.

Les conditions de vie des femmes en Afghanistan sont de plus en plus éprouvantes et elles font face en permanence à de nouvelles interdictions entravant leur vie et les mettant en danger. 

Le 28 décembre, les femmes ont vu leur droit de travailler gravement entravé avec une interdiction supplémentaire les obligeant à quitter leur travail au sein d’ONG. 

L’aide humanitaire est vitale pour plus de 28 millions de personnes en Afghanistan – pays subissant une grande pauvreté, des années successives de sécheresse affectant les récoltes, et actuellement l’hiver brutal éprouve toujours plus les communautés vulnérables.

Chaque voix doit s’élever, chacun de nous, il n’y a pas de petite voix, il n’y a que celle de notre humanité.

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Femmes en danger, leur liberté prisonnière des talibans 

Le 19 décembre dernier, les talibans ont interdit aux femmes l’accès à l’université, alors qu’elle signifie l’universalité du savoir, et nous rappelle l’importance de rendre l’accès à l’université le plus libre possible et gratuit.

Apprendre, nous ne pouvons pas couper notre humanité de ce verbe. C’est une violation grave des libertés que d’interdire aux femmes le droit de savoir, le droit de réaliser leurs choix, leur désir de se nourrir de culture, de gagner leur autonomie, de faire partie de la société dans toutes ses dimensions.

La femme effacée, sa liberté prisonnière, subissant la violence de tyrans sans aucun sens, voulant attirer à leur néant la lumière, rendre tout obscur, et imposer leur pouvoir par les maltraitances, violences faites aux femmes.

La France s’est unie aux Nations Unies pour condamner fermement la décision des talibans d’interdire aux femmes l’accès à l’université, comme il leur est interdit de travailler dans les ONG.

La dramatique liste des interdictions s’allongent de jour en jour, et les femmes sont contraintes de porter le voile intégral masquant leur visage dans l’espace public, comme leur liberté de déplacement est extrêmement restreinte.

La moitié de la population de l’Afghanistan subit une exclusion grave de la société, une violation des libertés fondamentales. Une politique traumatisant les femmes et les filles qui grandissent dans la peur, sans possibilité de développement, de poursuivre des études secondaires, de s’épanouir, de découvrir le monde, privées du droit au bien-être, plongée en état de survie.

Les talibans mènent une politique qui aura de graves conséquences dans l’avenir, qui déstabilise tout le pays, compromet son développement, l’exclu de la solidarité internationale. Toute une jeunesse subit des décisions qui obscurcissent son avenir, la coupe du reste du monde, d’échange fraternel entre les peuples, de participation à des évènements sportifs et culturels, et au-delà promet des futurs difficiles, une pauvreté grandissante qui risque de traumatiser longuement toute une population.

L’ONU et ses partenaires publient une Déclaration conjointes pour soutenir les femmes d’Afghanistan

La décision des autorités afghanes d’interdire aux femmes de travailler dans les organisations humanitaires non gouvernementales est dramatique pour les populations vulnérables. Les personnels féminins assistent les plus fragiles, apportent leur générosité, leur dévouement, leur courage et sourire à celles et ceux qui ont besoin de soins, autant que d’empathie, de gentillesse, d’humanité. 

La participation des femmes est essentielle pour les enfants, des femmes enceintes, allaitantes, pour les malades, personnes âgées. Elles occupent différents postes. Enseignantes, leur travail permet que le droit à l’éducation puisse exister pour tous. Elles sont aussi agents de santé, infirmières, médecins, réalisent les programmes de vaccination. Expertes en nutrition, cheffes d’équipe, cheffes d’organisation, elles exercent des métiers indispensables pour l’organisation, le fonctionnement des ONG.

Les femmes ont également accès à des personnes qui ne peuvent être suivies par un personnel masculin, suivant les lois en vigueur en Afghanistan. C’est de facto interdire l’accès aux soins, au droit à la santé à des femmes, des filles, des adolescentes, comme au droit à l’éducation.

Par la décision des talibans, chaque jour des vies sont en danger, « Interdire aux femmes le travail humanitaire a des conséquences mortelles immédiates pour tous les Afghans » a déclaré les responsables du Comité permanent interorganisations sur l’Afghanistan.

Les organisations onusiennes et leurs partenaires, ont alerté sur le fait que des services essentiels, d’urgence, ont dû s’arrêter temporairement du fait du manque de personnel féminin.

Ceci intervient dans le contexte d’une crise humanitaire grave en Afghanistan, où plus de 28 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire pour survivre.

De plus, l’hiver est là et le froid intense met toujours plus en danger les plus vulnérables. Le risque de famine est élevé, « la pauvreté enracinée », souligne la Déclaration conjointe d’ONG, ce sont « des millions de femmes et d’enfants » qui ont besoin d’une aide urgente – les priver de celle-ci s’est imposé aux plus fragiles des souffrances incommensurables et évitables.

De plus, l’Afghanistan souffre du bouleversement climatique provoquant une sécheresse intense qui sévit depuis près de cinq ans en Afghanistan.  Le pays enregistre de faibles récoltes, le bétail est également touché par les conditions climatiques privant les élevages de fourrage et d’eau.  

Les événements climatiques entraînent un déclin économique aggravé par les oppressions, les répressions envers les femmes, comme les interdictions d’étudier faites aux femmes.

Les femmes en Afghanistan ne peuvent choisir leur emploi, et les possibilités de travailler se réduisent comme peau de chagrin. Les femmes se retrouvent sans revenus, sans moyen de subsistance. 

De la même manière, elles ne peuvent être propriétaires d’une exploitation agricole, alors qu’au niveau mondial, le travail des femmes est une source de revenus pour elles-mêmes, mais aussi pour toute leur communauté. Le travail des femmes représente des ressources essentielles apportant des moyens de subsistance à des familles et villages.

Ce sont des marchés locaux dépourvus de denrées alimentaires par également l’exclusion des femmes dont tout travail est confisqué, toute possibilité d’entrepreneuriat est interdite – ce qui provoque une chute économique très importante pour tout le pays.

Appel à l’annulation de la directive prise par les talibans

L’annulation de la directive prise par les talibans est primordiale pour sauver des vies, affirment les signataires de la Déclaration, qui exhortent « les autorités de facto à reconsidérer et à annuler cette directive, ainsi que toutes les directives interdisant aux femmes d’accéder aux écoles, aux universités et à la vie publique. Aucun pays ne peut se permettre d’empêcher la moitié de sa population de contribuer à la société ».

Les organisations humanitaires poursuivent le dialogue avec les autorités du pays pour permettre la reprise au plus vite des activités humanitaires de manière optimale.

Les ONG tentent de maintenir des activités pour servir les plus vulnérables, et évaluent la situation actuelle et les conséquences de la décision des talibans. Par ailleurs, ils informent que « nous prévoyons que de nombreuses activités devront être interrompues car nous ne pouvons pas fournir une aide humanitaire fondée sur des principes sans les travailleuses humanitaires ».

Les 20 signataires de la Déclaration, tels que Martin Griffiths, (OCHA), M. Qu Dongyu, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et de l’agriculture (FAO), Mme Miriam Sapiro, présidente et cheffe de la direction, InterAction, Mme, Tjada D’Oyen McKenna, directrice de Mercy Corps, ont exprimé, « Nous restons résolus dans notre engagement à fournir une assistance indépendante, fondée sur des principes et vitale à toutes les femmes, hommes et enfants qui en ont besoin ».

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L’universalité des droits des femmes doit être l’objectif à atteindre pour que toutes les femmes dans le monde entier puissent vivre libres et donner par cette réalité, naissance à une nouvelle civilisation ouvrant les chemins de paix par une humanité réconciliée, vivant en son unité.

Les inégalités tuent, les combattre n’est jamais vain. Défendre les droits humains, donner cette chance à notre humanité de vivre son rayonnement par la fraternité, par une solidarité sans faille. 

Fédora Hélène

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