Hier et aujourd’hui, c’était la guerre
Une Union européenne née de la guerre revient à cette oraison funeste.
Trop de souffrances ont été versées. Le sang a abreuvé la mer, la recouvrant de ce deuil immaculé par la pureté de l’eau. Elle crée l’abondance de la vie, tandis que la politique demeure dans l’ignorance, fabriquant toujours des armes contre la liberté.
Une jeunesse libre s’est jetée à la mer pour la liberté. La vague rouge s’est abattue sur le rivage. Elle venait de loin, de l’espérance des hommes, du combat du bien contre le mal, de cette quête audacieuse qui semble s’effondrer dans la douleur.
Ils ont été vaincus, ceux qui ont incarné la barbarie nazie. Mais cette apocalypse pouvait-elle réellement s’évanouir dans le temps ? Une part de nos cœurs a été profondément blessée. Elle nous laisse cette cicatrice, cette indéfinissable tristesse, cette enfance devenue grave qui a compris le monde des hommes.
L’Histoire ne sépare pas les blessures lorsque l’âme les recueille. Elles se répondent dans le silence des siècles, jusqu’à former une même prière pour la liberté.

Nous sommes une humanité fraternelle.
Le regard qui a vu et entendu les cris de souffrance des esclaves enchaînés dans nos ports, puis celui de l’enfant serrant contre lui l’espérance, une étoile cousue sur sa veste, ses larmes versées sur cette terre qui, pourtant, donne naissance.
Des blessures de l’épreuve naît le jardin de la paix, d’une liberté pure que rien ne pourra détruire. Elle est l’âme qui veille au-dessus de notre vie, ici.
Le jardin de la paix
Les mots blessés se sont refusés à s’écrire pendant des jours. La pensée tenant à l’espérance, à ouvrir les yeux sur un autre monde possible, sans la violence de la connaissance du mal, sans cette capacité de cruauté que porte l’humanité, sans retrouver dans son cheminement la pierre noire, le chagrin des deuils, la guerre, l’enfant orphelin d’amour.
La pensée en voyage s’est alors étirée le long des rivages clairs, fixant l’océan, l’appelant à elle pour s’inonder de vie, de ce mystère puissant, de cette ambre précieuse née au cœur des étoiles et bâtissant notre corps sorti vivant de l’infini univers où la Terre flotte presque irréelle.
Le miracle de la vie nous submerge. Je suis lui, chacun d’entre nous est lui, nous sommes tous nés de sa création.
Puis, fracturée, l’humanité est entrée en dualité entre la haine et l’amour, l’enfer et le paradis. Quittant le jardin d’Éden, l’homme a compris qu’il pouvait donner la mort à toute chose, y compris à lui-même. Il a perdu confiance en Dieu. Il l’a regardé en tenant dans ses mains cette mort qui, maintenant qu’il la possédait, le frapperait.
Dieu lui a alors glissé à l’oreille ce souffle : « Seul, l’Amour sauve. »

Le retour en Éden coûtera le chagrin du monde.
Une mère avertit, elle sait que la prophétie pourrait emporter la vie de l’humanité. Une mère ressent la souffrance infligée à l’Amour, elle verse des larmes de sang et appelle, patiente, l’humanité à la réconciliation.
Un jour, son propre fils ne pourra retenir sa main quand, sous son pied, le serpent se dressera face au monde.
La prière, en dialogue puissant, transforme l’invisible en clarté, en actes concrets devant les yeux ouverts. La vie est sauvée chaque jour quand les ténèbres tentent de l’éteindre.
Le chant de la nature s’efface, les prophéties avancent telles le sable du désert. Une mère pleure, mais rien n’entend ses sanglots silencieux. Une goutte d’eau salée tombe du ciel sur son front quand le ciel bleu sans nuage resplendit.
Elle est bénie. Sous son pas se tient, veillant, le serpent de l’Apocalypse.
Tout attend que les cœurs se convertissent à la paix.
« Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche. » Matthieu 4,17.
L’humanité aura faim et soif quand les rivières cesseront de couler, asséchées par le soleil brûlant. La terre creusée, laissant apparaître de larges sillons, tremblera. L’océan gagnera la terre et recouvrira les forêts.
Le chant des oiseaux se sera tu avant cela. La nuit couvrira les plaines. Le chant des anges se fera entendre aux oreilles attentives. Une mère redoublera de chagrin pour ceux et celles restés sourds.
Les enfants meurtris par les guerres, affamés et assoiffés, leur mère en souffrance, verront du haut du ciel la Terre être enlevée aux hommes les ayant frappés.
Tout cela arrivera dans une grande tristesse.
Rien ne restera voilé
C’est ainsi que pourraient être écrits les futurs formés par le désastre de la guerre, accélérant le déséquilibre global touchant l’humain et la nature.
Les bombardements massifs sévissant en Ukraine et au Moyen-Orient ont des conséquences majeures sur l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, ainsi que sur les récoltes. Une pollution invisible qui entraîne le « bouillonnement de la Terre » dénoncé par le chef de l’ONU, Antonio Guterres.
La Terre est actuellement blessée par les bombardements massifs et puissants au Moyen-Orient et en Ukraine. Leurs répercussions sont immédiates comme elles se poursuivront pendant des décennies.
Le Programme des Nations unies pour l’environnement a établi, en juin 2024, une évaluation préliminaire sur la situation à Gaza, informant la communauté internationale de la pollution croissante de l’eau, des sols et de l’air. Les écosystèmes pourraient subir des dommages irréversibles mettant en péril les ressources naturelles.
Une guerre contre l’humain et la nature qui met en péril les moyens de subsistance des populations touchées par le conflit, ainsi que la sécurité alimentaire au niveau mondial.
La conception de frontières fait oublier que le globe terrestre traduit un univers unique et vivant dans une structure close se développant uniquement sur Terre. Les éléments se répondent dans une osmose en mouvement perpétuel. Les bombardements sur un territoire peuvent donc avoir des répercussions sur d’autres continents.
Nombreux pensent trop vite que ce qui touche un territoire, aussi dramatique cela soit-il, n’atteint pas leur propre pays. Mais le ciel est un sur toute la surface de la planète.

Une Terre, une humanité, un ciel, un océan.
La dualité appartient à nos sociétés politiques. Mais la planète Terre révèle l’unité de la vie. La Terre ne retient que la paix. Elle vit d’elle. Un monde vivant porte notre vie.
L’eau rouge aux vagues des tragédies de la guerre, la jeunesse, son cœur mourant, son sang versé dans cet océan de liberté qui, à cet instant, a pleuré des larmes de sang, celles d’une mère qui supplie les hommes d’entrer en paix, d’accomplir ce bien précieux.

Emmanuel Macron a déclaré être prêt au combat « au prix du sang s’il le faut ».
Des paroles graves qui s’inscrivent dans un rapport de force, au cœur des déséquilibres et des menaces qui pèsent sur la paix. Une volonté de protéger la France et de la révéler comme une puissance européenne, car elle possède l’arme nucléaire et l’armée la plus performante de l’Union européenne. Une position politique engagée dans la préparation de la guerre, définissant la résilience nationale par l’appel de la jeunesse au service militaire. Emmanuel Macron affirme la crédibilité de l’engagement de la France dans une dimension militaire de haut niveau par l’adhésion d’une jeunesse formée au patriotisme.
Un patriotisme qu’il différencie du nationalisme, lequel aboutit à de profondes divisions au sein de l’Europe et à la montée de l’extrême droite. Mais il est permis de comprendre que patriotisme et nationalisme se conjuguent aisément et se justifient réciproquement dans une même logique : la guerre.
L’investissement consacré au réarmement et au renforcement des stratégies militaires fait de la paix le parent pauvre des politiques publiques, alors qu’elle représente la plus grande puissance protectrice du pays pour les décennies à venir.
Emmanuel Macron, comme la majorité des dirigeants, n’a jamais vécu la guerre, sa blessure profonde, l’humanité abandonnée à la cruauté.
Plonger l’Europe dans la guerre ne signifierait pas seulement le sang versé. Ce serait condamner la France et l’Union européenne à des décennies de pauvreté, tout en infligeant des dommages irréversibles à la nature comme à l’humanité.
Les armes actuelles possèdent une puissance de destruction sans précédent. L’utilisation de l’intelligence artificielle par les États accroît encore les risques qui pèsent sur la liberté des personnes et leur sécurité. La cyberguerre, les attaques informatiques, les drones autonomes dotés de capacités létales et les systèmes d’armes fondés sur l’intelligence artificielle ne sont pas des menaces anodines. Ils ouvrent la voie à une transformation profonde des conflits, dont les conséquences humaines, environnementales et démocratiques pourraient être durables.
Qui oserait oublier Hiroshima et Nagasaki ? Qui oserait dissimuler la souffrance des civils confrontés aux conflits contemporains ? Qui oserait oublier le traumatisme des enfants qui en 2026 vivent au cœur du chaos en Ukraine et en Palestine depuis plusieurs années ?
La guerre n’est pas seulement une question de géopolitique, de rapports internationaux ou d’équilibres militaires. Elle traverse les générations. Elle s’inscrit dans les mémoires familiales. Je ne la connais pas par les livres seulement. Je l’ai rencontrée dans le regard de mes grands-parents.
Cette mer rouge, il ne l’a pas vue. Aucun dirigeant ne dort dans la boue froide des combats, au cœur de l’anéantissement, de sa maison écroulée, de sa famille décimée par les bombardements. Aucun n’a faim ni soif. Aucun ne connaît la liberté qu’ils affirment chérir, car aucun n’a eu sa vie suspendue au bord de la mort, subissant la violence inouïe des batailles au front, des civils frappés de plein fouet, tués sur les routes, dans leurs maisons ou dans l’enceinte d’hôpitaux bombardés. Des enfants blessés ou tués dans leur école, succombant dans les bras de leur mère.
La guerre, les yeux de mes grands-parents en parlaient. L’infinie douleur s’y lisait. C’était la Première Guerre mondiale et la révolution de 1917 en Ukraine. L’impossibilité de fuir les persécutions, les villages en feu, la misère, la maladie, la faim et le froid des neiges de l’Europe de l’Est.
Puis ce fut l’exode dans la plus grande pauvreté. Et la peur revenait lorsqu’au fond de la poche de son manteau se nichait un faux certificat de baptême.
Ma grand-mère polonaise originaire d’Ukraine devait tout oublier d’elle-même. Ne plus prononcer son nom, ne plus parler sa langue, tout oublier de son identité. Son accent la trahissait. Le français, à peine parlé, elle ne le lisait pas, ne l’écrivait pas.



Elle était venue pour la liberté. La Seconde Guerre mondiale la lui arrachait encore. La liberté tout entière mourait. Mais les cœurs qui croient portent à jamais sa lumière. Elle ne sera pas défendue par les bombardements, mais par les âmes vivantes en lumière.
Le difficile combat de la Résistance. Protéger, défendre la vie des enfants jusqu’à en perdre la sienne, s’il le faut, jusqu’à tuer l’ennemi, s’il le faut. La mémoire marquée à jamais par le sang versé. Le chagrin et les larmes coulent innocents. Alors les mots crient : « Plus jamais ça. »
La guerre ne défend jamais la liberté. C’est la force de la paix sauvant la vie d’une enfant traumatisée par la furie des hommes aveugles, l’esprit livré à la raison de la guerre, se perdant dans le verbe tuer.
L’amour soutient alors l’innocent pour qu’il ne sombre pas au milieu du chaos. La guerre, c’est le feu de la nuit qui engloutit l’innocence du monde. Les dirigeants ne feront pas la paix. Ils préparent la guerre, accélèrent le réarmement et la production d’armes nucléaires. C’est au peuple de sortir de son inertie, de croire et de marcher inlassablement pour la paix. Les rues vides sont les rues coupables qui, demain, seront le chemin des hommes devenus soldats, d’une jeunesse partant le fusil sur l’épaule, criant victoire quand, au loin, une mère appelle à aimer.
La guerre propulse un mouvement destructeur bien au-delà de l’impact sur un territoire à un moment donné. Elle met immédiatement en péril les populations et la biodiversité environnante, mais ses effets traumatiques se révèlent sur des décennies. Elle agit telle une bombe à retardement, et le lien de causalité ne sera pas forcément établi. Ce qui laisse l’ignorance minimiser la réalité des conflits armés et leurs lourdes conséquences pour l’humain et la nature.
Inger Andersen, directeur exécutif du PNUE, a déclaré : « Non seulement les habitants de Gaza font face aux souffrances indicibles de la guerre en cours, mais les dommages environnementaux importants et croissants à Gaza risquent d’enfermer son peuple dans un rétablissement douloureux et long. » Il souligne que des « questions subsistent concernant le type et la quantité exacts de contaminants affectant l’environnement à Gaza ».

La destruction de Gaza a provoqué une forte pollution de l’eau, qu’il s’agisse des zones côtières, de la Méditerranée ou des eaux douces, dans le contexte doublement dangereux de l’effondrement des structures d’assainissement. Elle entraîne également une pollution des sols, compromettant l’avenir d’une agriculture lourdement endommagée par les bombardements. Les oliviers brûlent, la terre est déracinée de son propre fruit.
L’Ukraine connaît, elle aussi, une détresse environnementale aux conséquences immédiates et durables. Des générations entières, pendant plusieurs décennies, à travers le monde, seront touchées par le flux incessant et dévastateur des bombardements sur différents territoires et continents.
Les bombardements provoquent une destruction de la biodiversité à l’échelle mondiale : forêts, zones humides, terres agricoles, habitats de nombreuses espèces. Les animaux sont en détresse, blessés ou tués ; la guerre n’épargne aucune vie.
Les différents rapports et estimations réalisés par les organismes onusiens alertent sur la catastrophe environnementale provoquée par les conflits actuels dans plusieurs régions du monde. L’insécurité alimentaire et les pénuries d’eau potable aggravent les crises humanitaires qui touchent tous les continents, y compris l’Europe. Une pollution qui amplifie le réchauffement climatique et dont les conséquences sont déjà à l’œuvre : canicules, incendies dévastateurs, qualité de l’air profondément dégradée, récoltes qui souffriront de la conjugaison des événements climatiques accélérés par la pollution générée par la guerre.
La liberté n’aura aucune existence sur une terre où l’eau douce s’épuise. La guerre ne défend pas la vie ; elle ne mettra pas fin à la tyrannie que certaines puissances exercent. Elle ne fera qu’affaiblir durablement le souffle de vie, au-delà de nos conceptions morales et philosophiques, en ôtant à la nature sa capacité de renaissance. Il suffit de la liberté pour que la Terre multiplie la création de la vie. Une liberté issue de l’éternité, celle que l’humanité n’a jamais pleinement vécue, même si elle vit grâce à sa lumière. Nous multiplions les noms la définissant tant sa dimension est infinie. Elle est paix, fraternité, bonheur et s’incarne en l’Amour. Elle procède de la sève de Dieu. L’homme n’atteint que sa propre liberté, met des chaînes aux pieds et aux mains de ses semblables et, aujourd’hui, par l’arme nucléaire, il peut anéantir le monde qui le porte.
La planète survivra à l’effondrement de l’humanité. Celle-ci se place au bord du précipice si elle persiste à produire la guerre, la pauvreté et la déshumanisation de son existence. Plus la puissance de la guerre dominera les dirigeants, plus leur pouvoir détruira la paix, mère des futurs possibles et viables pour l’humanité et les écosystèmes dont dépend notre survie.
La raison de la guerre s’alimente de l’orgueil du pouvoir, qui n’est plus dans la clarté du jour, mais dans l’obscurité des nuits engloutissant la liberté et épuisant la vie. La blessure des épreuves enseigne, par la résilience, la paix sauvée par ce qui ne cède pas à la haine et confie son espérance à Dieu. Entre ses mains, on remet notre cause par la prière, gardant l’Amour précieux, source immuable qui supporte tout et accorde la renaissance. À ceux qui croient au cœur du péril, la lumière emplit leur âme. Ils ont perdu leurs maisons, des êtres chers, leur village ; tout a été décimé par la guerre, fracturé par les persécutions. Mais rien de l’Amour qu’ils recueillent en eux n’est abîmé. Ils ont récité l’espérance, ils ont allumé les cierges, même s’il n’y en avait qu’un dans la nuit.
La barbarie nazie a marqué la mémoire de l’Histoire. Ces hommes sont venus du tréfonds des âges où le supplice a été fondé par le pouvoir politique. Le sacrifice des martyrs hante les puissances de nos sociétés. Ce qui domine terrorise, maltraite, traumatise. Le pouvoir entre les mains de quelques dirigeants peut être le péril de l’humanité.
Aujourd’hui, nos sociétés ont connaissance de millénaires d’Histoire. Nous ne sommes plus dans l’ignorance laissant entrer la destruction. Le pouvoir politique est conscient et responsable de ses actes, de ce qu’il enfreint en voulant posséder le droit de vie ou de mort par l’usage de la guerre contre l’humanité et la nature.
Se rappeler les paroles du pape Léon XIV, prononcées en avril 2026 : « Toute personne investie d’une autorité devra rendre des comptes à Dieu pour la manière dont elle exerce son pouvoir. »
Que peut-il être pardonné à celui qui sait ? À celui qui déracine l’humain en le séparant de sa spiritualité, qui met Dieu en souffrance en accablant sa volonté, en reniant son Amour, qui use de son nom pour dominer, qui le prie pour détruire ?
Ainsi, Léon XIV met en garde les puissants : « Malheur à ceux qui détournent les religions et le nom même de Dieu à leurs propres fins militaires, en traînant ce qui est saint dans ce qu’il y a de plus sale et de plus ténébreux ! »
Face aux dominants, il a été confié aux peuples : « Ne craignez donc pas ces gens-là; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. » Matthieu 10,26.
La vérité de leur face ne peut être cachée au Père. Ils ne mentent qu’à eux-mêmes. La paix demeure souveraine du monde.
Fédora Hélène
La guerre est l’acte du chaos.
Elle ne protège ni la paix ni la liberté.
Rechercher la puissance par la guerre, c’est rester prisonnier de la nuit des temps.
Le destin de l’humanité est d’accomplir l’universalité de la paix, d’être l’expression d’un monde vivant réuni sur une Terre commune.
Le véritable pouvoir ne réside pas dans la domination, mais dans la capacité de bâtir cette paix universelle.
Sur le chemin de la paix, une goutte de sang fut versée sur la terre de Jérusalem : la Croix.
Non pour glorifier la guerre, mais pour rappeler que toute vie est sacrée.
Tiens la vie pour seule définition de l’être humain.


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