Onu – Alerte Covid 19 – Marlène Schiappa annonce les mesures prises pour lutter contre les violences conjugales , le drame de l’isolement

L’Onu s’inquiète de l’aggravation des violences faites aux femmes par des hommes violents , dangereux qui se trouvent pendant cette période de confinement être « le maître à bord » au sein de la famille qui ne fera que subir sa folle tyrannie.

Dubravka Simonovic, Rapporteuse spéciale des Nations-Unies, souligne qu’ « il est probable que les taux de violence domestique généralisée augmenteront, comme le suggèrent déjà les premiers rapports de la police et des lignes d’assistance. Pour trop de femmes et d’enfants, le foyer peut être un lieu de peur et de maltraitances. Cette situation s’aggrave considérablement en cas d’isolement, comme les mesures de confinement imposées pendant la pandémie Covid-19 »

En France, des violences conjugales en hausse de +32 % en zone de gendarmerie à +36 % en région parisienne en une semaine.

En sachant que très souvent, un prédateur met les victimes en système d’isolement et qu’à ce moment là, il devient de plus en plus violent.

Dubravka Simonovic ajoute que « Tous les États devraient faire face à la menace Covi-19, mais ils ne devraient pas laisser derrière eux les femmes et les enfants victimes de violence domestique, y compris les féminicides ».

Puis, elle affirme avec justesse que tout un contexte éprouvant met d’autant plus une victime en danger et c’est ce que recherche à faire un prédateur . La victime vit au quotidien un contexte de guerre qui lui impose un épuisement physique et moral, de ce fait le confinement s’ajoutant, est une charge de violences trop importantes à supporter pour les victimes. De plus, nous savons l’impact que ces charges lourdes de violences extêmes, comme le sont les viols conjugaux, ont sur le cerveau, donc l’inquiétude renforcée par le confinement et de ne pouvoir échapper un instant dans la journée à un prédateur, devient cet invivable qui met la vie en danger. D’ailleurs comme le prédateur met toujours une vie en danger qu’il est près à faire basculer s’il le souhaite. Ce sont les féminicides. Un féminicide peut d’ailleurs être à tout instant. Un prédateur sait et il est conscient qu’il prend le risque de tuer. Quand un prédateur menace sa victime avec un couteau, c’est qu’il conçoit sa capacité de tuer. Quand il frappe, hurle, casse, viole, il conçoit qu’il tue un être humain. Il sait qu’il détruit et plus la victime est isolée plus elle est en danger. Un conjoint violent est alors avec un setiment d’impunité, de supériorité, et il va se faire un malin plaisir à faire peur, à maltraiter.

Les alertes lancées aux gouvernements par l’Onu sont mesurées et redoubler d’efforts pour protéger des femmes et des enfants, comme le recommande l’Onu, est une absolue nécéssité. Le cas contraire est d’accepter qu’un homme violent tue des vies. Téléphoner pour alerter reste difficile pour une victime comme le souligne Dubravka Simonovic, « Il peut être dangereux de passer des appels téléphoniques dans un contexte de confinement à domicile… Les États devraient également trouver des solutions nouvelles et créatrices pour les soutenir ».

Le gouvernement français a répondu positivement aux sollicitations de l’Onu en prenant l’initiative d’une alerte qui peut être donnée depuis une pharmacie aussi bien par une victime , que par des témoins.

Le 28 mars, une jeune femme de 22 ans, enceinte de 5 mois a pu ainsi dans la ville de Nancy, lancée une alerte auprès du pharmacien qui a immédiatement contacté la police. Le conjoint violent a été interpellé avec interdiciton de rentrer au domicile, de contacter la victime et il sera jugé le 5 juin.

Si le mari accompagne la victime, celle-ci peut dire au pharmacien un  « code » tel que « masque 19 ». Ce système est appliqué en Espagne.

D’autre part, Christophe Castaner précise que « Des consignes seront données pour que les forces de l’ordre puissent intervenir en urgence. »

Des changements nécessaires, évolutifs qui devraient restés après le confinement tant l’absence de moyens pour les victimes ont été durant des décennies.

Ainsi que le demandait l’Onu, il devrait être également une possibilité d’alerter par sms. En France, le dispositif est mis en place avec la possibilité d’envoyer un sms pour demander de l’aide au 114 .

L’experte des Nations Unies préconise que « les mesures de protection des victimes doivent rester disponibles ou être adoptées pendant la crise ». Il est de permettre aux femmes d’accéder rapidement à des moyens de sécurité.

Depuis le 30 mars est en place également des « points d’accompagnements éphémères » dans les centres commerciaux Unibail à l’entrée des hypermarchés.

Ma maison, mon refuge

En ce temps du confinement, nous pouvons tous prendre conscience que la maison est un refuge. Un lieu privé où on se sent « chez soi », en sécurité. Un endroit où on peut prendre le temps de se reposer, et où se trouve le nécessaire pour être quotidiennement assuré d’un bien-être, aussi simple soit-il, mais nous bénéficions de ce que n’ont pas les personnes vivant à la rue.

À cet effet, il n’est pas à oublier les victimes « invisibles », les femmes à la rue, qui particulièrement vulnérables, subissent des violences sexuelles et sexistes. Des femmes qui peuvent être actuellement hgébergées dans des foyers ou des hôtels mais qui peuvent également restées hors toutes structures.

Un domicile, quatre murs de violence

Quand un homme violent s’approprie l ‘espace , ce refuge n’existe plus. Il n’ y a jamais ce soir de tranquilité. Dès la fin de l’après-midi, l’angoisse se fait présente car le soir vient et qu’il va rentrer. Il n’y a pas un jour de répit et quand il n’est pas « violent », c’est à dire que ce soir là, il observera un calme apparent, il y aura toujours cette veille qui rappelle la violence subie tant de fois. Puis, un prédateur n’est pas « gentil » tout est calcul . Quand il voit que sa victime reprend confiance et se dit qu’il ne recommencera pas, qu’elle regarde son visage qui à l’air calme, heureux, qu’elle se dit qu’il est imposible qu’il frappe de nouveau, sa violence éclate. Il était en « sommeil » dans une violence froide, dans l’hypocrisie la plus absolue et sachant ce que sa proie vivrait avant qu’il lui fasse vivre. Un prédateur s’amuse et passe son temps dans sa cruauté mentale à manipuler la vie, les émotions d’un être humain. C’est lui qui décide ce que sa proie va vivre.

Reprendre des forces, souffler entre deux violences graves, ça n’existe pas, la violence est quotidienne. Un prédateur est en permanence malintentionné.

Nous pourrions penser que les situations difficiles, où la solidarité, la fraternité, l’amour des siens est primordial, qu’à ce moment là un prédateur peut se raisonner, et observer un respect de sa famille avec qui il vit le confinement. C’est totalement impossible.

Il saisit au contraire tout état de vulnérabilité pour être d’autant plus violent, d’autant plus traumatisant. Il agira en dominant, en maître des lieux et le domicile qui n’était pas un refuge avant, ne le deviendra jamais même quand une épreuve comme une pandémie concerne le monde entier.

La violence d’un pervers narcissique, d’un psychopathe, d’un homme méchant tout simplement ne prend pas en considération ce qui pourrait protéger sa victime de sa violence. Et, ceci est observé par tous les prédateurs qu’ils soient conjoint ou ex-conjoint.

Quand un homme est capable de faire souffrir un être humain, de vivre près de lui pour lui faire subir une souffrance, ce n’est certainement pas pour prendre conscience même s’il s’agit d’un moment crucial dans l’existence.

Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, quoi qu’il arrive, il sera un prédateur.

Conscients et responsables, ne jamais l’oublier. Ce qui difficile à croire. Difficile de croire qu’un homme peut être cruel envers un enfant, une femme qu’il maintient dans la peur et les traumatismes qu’il fait subir. Pourtant, ils sont conscients. Ils ne souffrent pas, c’est la différence. Il font souffrir sans aucun regret.

Depuis, des décennies ces hommes agissent en toute impunité et l’état d’urgence, et le mot catastrophe prend tout son sens lorsque nous constatons la souffrance d’êtres humains qui ont reçu tant d’indifférence .

Imaginer un instant que le sens du mot victime est courage, force de vivre au milieu d’un océan d’indifférence, de violences, d’oubli de leur vie car nos sociétés ont oublié la vie.

L’espoir que nous pourrions porter haut est celui que la pandémie redonne à tous la signification du mot vie.

Aimer nos différences, s’aimer les uns, les autres, qu’il ne soit pas les paroles de croyants, d’une religion, mais de notre universalité. Cette parole n’a été pour être à celui qui croit ou qui ne croit pas, elle est notre humanisme, ce qui rend possible notre vie sur cette Terre. Sur les champs de batailles seule la mort règne, il n’y a nulle autre chose que la peur de perdre la vie, de courir pour la sauver, de porter celui blessé pour sauver. Quand l’homme commence à comprendre ses pleurs, il comprend son amour pour la vie.

Et, un prédateur ne pleure pas. Il simule, joue, mais ne pleure pas avec ces larmes sincères qui n’appellent que le respect de la vie.

Puis, il ya les larmes silencieuses des victimes, celles qui ne s’écoulent pas et qui demeurent au cœur de la souffrance.

Avoir de la peine de savoir toute cette violence, sortir cette peine et en faire le tissu de l’étendard qui en avant luttera contre les violences, contre ces hommes violents, contre ces prédateurs pour qu’ils n’aient plus jamais le pouvoir de faire souffrir un être humain.

Secourir une victime, c’est sauver une vie – Bordeaux : l’Atelier Remuménage

L ‘Atelier Remuménage, association solidaire et écologique située à Bordeaux, aide avec le soutien de la gendarmerie des victimes de violences conjugales à pouvoir déménager en urgence pendant le confinement.

Cette solidatité est merveilleuse et les milliers de femmes ayant souffert de violences conjugales, ayant eu la force du témoignage, de lutter et celles silencieuses qui par la force de leurs larmes ont donné par ce qui nous uni tous, cette volonté de sauver.

Aujourd’hui, il est de récloter les fruits qu’ont semé les victimes, femmes et enfants, toutes leurs forces, leur résitance et leur amour de la vie qui les a soutenu quand l’indifférence régnait, quand les portes se fermaient.

Le temps du confinement peut donner à tous les prédateurs et à ceux qui les ont soutenu en détournant leur regard des victimes ou pire excusant un homme violent et en lui donnant une légitimité par le système patatriarcal, d’avoir le temps de faire une auto-critique profonde et sincère sans leurs redoutables mensonges. Il serait de leur adresser ce message, à eux qui renie la vie d’êtres humains – Mesure le mal que tu fais à la souffrance que la victime subie. Et, ne juge pas la souffrance de la victime, mais tes actes.

Les prédateurs se victimisent car leur priorité est leur impunité. Celle qu’ils calculent en premier et la grande vulnérabilité dans laquelle il plonge leur victime est leur sécurité. Plus une victime est traumatisée moins elle pourra parler. Elle gardera ses forces pour vivre. Alors ne jugez jamais une victime mais toujours le prédateur.

C’est celui qui exerce une cruauté qui est coupable et non la victime qui est coupable d’être victime.

Les violences augmentent lorsqu’une femme et des enfants vivent un confinement avec leur bourreau. Pendant des années des voisins entendaient des prsonnes subir des violences sans jamais alerter. Aujourd’hui, secourir, alerter est cette nécessaire solidarité qui sauve des vies.

Les soignants sauvent, tous nous pouvons protéger la vie. Secourir une victime, c’est sauver une vie .

25 mars – le gouvernement met en place des mesures pour lutter contre les violences conjugales

En un premier point, le gouvernement souligne que les procédures concernant des violences conjugales continuent dêtre assurées, comme celles concernant les violences sexuelles. Nicole Belloubet , rappelle que les comparutions immédiates « devaient être maintenues afin de permettre la répression sans délai des conjoints violents ». La Garde des Sceaux et Marlène Schiappa, rappellent que « l’éviction du conjoint violent doit-être la règle ». Et, l’entourage de la ministre de la Justice tient à préciser que « la lutte contre les violences faites aux femmes demaure une priorité de politique pénale clairement affirmée par la ministre de la Justice ».

Il est également rappelé que le traitement des contentieux urgents est maintenu. Concernant les violences faites aux enfants, des permanences restent présentes pour pouvoir prendre toutes les mesures nécessaires de protection pour les enfants victimes de violences. Il est également d’alerter en contactant le 119

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a signifié aux forces de l’ordre « de rester pleinement mobilisées dans leur combat contre les violences intrafamiliales » 

Alerter en cas de violences conjugales et envers les enfants

Marlène Schiappa demande à tous d’être vigilant et d’alerter en cas de situation de violence en contactant les différents numéros d’appels :

  • Gendarmerie ou police le 17 ou le 112 en cas d’urgence.
  • Pompiers 18 ou 112 et le Samu 15 qui restent mobilisés en cas d’urgence
  • la plateforme #Arrêtonsles.gouv.fr est disponible et les victimes de violences sexuelles et sexistes peuvent également contacter ce service. Ce service permet de dialoguer avec des forces de l’ordre formées aux violences sexuelles et sexistes et ce site est anonyme et sécurisé , d’accès 7 jours/7 et 24 heures/24
  • le 3919 reste ouvert pendant la pandémie et les écoutantes sont à leur domicile et ont reçu un téléphone réservé pour maintenir une continuité de service, pour aider, secourir des femmes victimes de violences. Ligne ouverte du lundi au samedi de 9 h à 19 h.
  • Envoi d’un sms au 114
  • Alerte en pharmacie code « masque 19 »
  • Plateforme https://stop-violences-femmes.gouv.fr/
  • 119 – Accueil téléphonique pour l’enfance maltraitée . Appel gratuit même depuis un mobile et en accès 24h/24

Auparavant, il était que le prédateur était toujours « chez lui » et c’était aux femmes et aux enfants de partir en urgence.

Actuellement, Marlène Schippa précise, « Une consigne : prioriser l’éviction du conjoint violent » et annonce que le gouvernement étudie également le relogement des femmes victimes et indique ce sujet est « à l’étude avec le ministère du logement ».

Marlène Schiappa indique également qu’un million d’euros vont être débloqué pour venir aider les associations sur le terrain. Un plan d’urgence pour lutter contre les violences faites aux femmes et révélé au cours de son entretien avec Le Parisien qui mentionne que la Secrétaire d’État chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, révèle en exclusivité les mesures prises pour protéger des enfants et des femmes, et qui met cet article en accès payant …

Il n’y a pas d’exclusivité quand il s’agit de sauver, de protéger. Cela est la solidarité, Ce Nous Tous Ensemble.

D’ailleurs, le message de Marlène Schiappa sur Twitter est celui-ci « Même si vous êtes opposé au gouvernement (et c’est votre droit) partagez, s’il vous plaît, les nouvelles mesures contre les #violencesconjugales pendant le #confinement ! Faites-les connaître pour soutenir les femmes »

LiberTerra s’engage dans la lutte contre toutes les violences faites aux femmes et aux enfants et la solidarité n’a pas de partis politiques , elle est Ce Nous Tous Ensemble, écrit depuis des mois dans les colonnes de LiberTerra .

© Fédora Hélène

🔺 Onu – Alerte Covid 19 – Briser l’isolement
📳 sms 114 – 17 – 112 – #Arrêtonsles – 119
📳 Numéro d’urgence – Alerte en pharmacie « masque 19« 
✅ Partager – Informer – Agir – Urgence
✅ Secourir une victime, c’est sauver une vie

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